IV. — Parfum
Les l>ois renferment des acides et des huiles essentielles qui leur communiquent une odeur spéciale et suffisant sou- \ent à les distinguer. On peut même dire que chaque essence a une senteur propre. En pratique, l'odeur du bois est la pierre de touche de la santé de l'arbre. Les bois sains ou pourris se reconnaissent immédiatement à l'odorat. Tout le monde connaît l'odeur forte, tonifiante et saine, qui s'échappe des ateliers de fendage du chêne. Le hêtre, le peuplier, le merisier, l'aune ont des senteurs caractériètiques. Il en est de même des résineux. Certains bois exotiques dégagent des odeurs infectes, tel est notamment le bois puant de la Guyane [Guslavia ielrapetala , Les genévriers oxycèdre et de Phénicie, le thuya, le cèdre sont recherchés pour l'ameublement, pour les constructions, en raison de leur odeur qui éloigne les insectes. Le santal blanc est très aimé des sculpteurs, à cause de son délicieux parfum qui se perd toutefois avec le temps. Le teck doit peut-être sa durée à son odeur de caoutchouc. L'olivier est très dur et très odorant. Le gaïac, le buis, les sureaux, etc., comptent parmi les bois les plus incorruptibles, comme aussi parmi ceux qui dégagent les oileurs les plus vives.