V. — Dureté
Dans le langage courant, on comprend sous le nom de dureté la résistance que le bois oppose à l'usure, à la rayure, à la compression, au choc et à la pénétration des clous. La dureté influe beaucoup sur la quantité de travail dépensée dans le sciage : elle varie sensil)lement comme le poids spécifique. Les bois durs sont recherchés par Tindustrie pour certains emplois tels que : arbres de transmission, poulies, dents d'engrenage, treuils, rouleaux, cylindres, tarières, boules, billes, etc. Le cornouiller, le buis, le sorbier domestique, le chêne vert, le chêne cerris, le charme, l'if sont parmi les plus durs de nos bois indigènes. Mais les essences
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exotiques les priment de beaucoup sous ce rapport. Le chêne vert algérien est si dur, que les clous ne peuvent souvent pénétrer dans son bois. Le pistachier térébinthe doit à sa dureté le surnom de bois de fer, qu'il partage avec un certain nombre d'arbres brésiliens. Les eucalyptus, lacajou, le teck, le palissandre, le bois de satin, Tébène, Tangclique de la Guyane sont renommés pour leur dureté, moins cependant encore que le gaïac et le cocos, qui fournissent des billes, des boules et des cônes presque inusables.
En France, on se borne à diviser les essences en : bois durs, comprenant presque tous les feuillus ; bois demi-durs, comprenant seulement le bouleau et les aunes ; bois tendres ou blancs, comprenant le tilleul, les peupliers, les saules et les résineux. En jetant un regard sur le tableau donnant les
poids spécifiques des diflFérents bois indigènes et exotiques (pages 51 et 52^, on se fera une plus juste idée de la dureté
comparative des principales essences..