MAL.UM£S PA11A»TA1B£S
entière enime subs tan ce Jaunâtre, qui s'ulmifie de plus en plus, et finit par tomber en poussière.
L'infection du bois par les bactéries provoquant la carie noire et la gangrène rovusse des blessures, ne s'opère que dans des conditions de milieu très particulières. Il faut, en premier lieu, que ks
Fig. 113.
tissas lij^neux soient ramollis par Taction prolongée d'eaux chargées de microcoques, en second lieu, que Toxy^ène puisse largement pénétrer dans les tissus en décomposition. Si ces deux conditions sont remplies, et c'est ce qui a lieu dans Jes Besses et ies blessures ouvertes, la maladie progresse très rapidement ; si, au contraire, les plaies se ferment, si l'atmosphère est confinée, et si Thumldité ne persiste pas (nœuds recouverts, blessures fermées, etc.), la marche du mal est beaucoup ralentie.
Ces quelques explications sont de nature à jeter un peu de lumière sur des faits jusqu'ici mal connus et inexpliqués.
B. Pourritures grises, vertes, bleues. — Sur les sapins et les épicéas abattus et écorcés en été, on voit souvent d'innombrables gouttelettes de résine exsuder de piqûres d'insectes variés. Dans toute la masse du bois perforé,
on trouve des rayures grises et noires, dues à l'attaque de différents Ceratostoma, petits champignons saprophytes, dont le mycélium pénètre dans les galeries creusées par les insectes.
La pourriture verte du bois d'érable est produite par le Nectria cinnabarina.
La couleur bleue de l'aubier du Pitchpin est due à un Ceratostoma. La tonalité bleu gris des résineux qui ont longtemps séjourné à l'humidité, est provoquée par Peziza œruginosa.
Toutes ces rayures et pourritures sont superficielles et n'entraînent pas un déchet appréciable lors de la mise en œuvre. Cependant, la coloration anormale d'un bois est toujours un indice de moindre durée, une cause de prompte altération ultérieure pour les pièces placées dans des conditions défavorables à leur conservation. Les Américains, qui inondent notre marché de mauvais parquets en aubier de pitchpin, se sont efforcés de démontrer que le bois bleu est préférable au bois normal. C'est possible, si Ton ne tient compte que de la résistance ; c'est faux et démenti par la pratique, si l'on envisage aussi la durée.
Art. IV. — ÉCOULEMENTS.
Sur le tronc d'un grand nombre d'arbres : chêne, orme, érable, marronnier, hêtre, etc., on voit s'écouler de blessures souvent superficielles, des liquides plus ou moins visqueux, dans lesquels flottent un grand nombre de bactéries et d'algues, dont le rôle et l'importance ont été étrangement grossis et méconnus par le professeur Crié. Malgré tout ce qui a été dit et écrit, ces écoulements ou flux sont sans influence sur la santé des arbres. Ce ne sont (jue des épiphénomènes, en relation avec des plaies traumatiques : blessures, gélivurcs, etc.
Les écoulements ferrifères, si communs sur les chênes, se produisent quand on enfonce des clous rouilles dans le fut, ou quand on entame le bois avec des serpes ou des marteaux également couverts de rouille.
Au point de vue commercial, les écoulements qui provien-
nent de plaies nettes et superfici îUes n'ont aucune influence dommageable sur le débit en charpente ; ils se manifestent, sur les plateaux et les planches, par des taches ocreuses, qui palissent avec le temps et qui ne déprécient que légèrement la marchandise.
C'est en raison surtout des flux ferrifères, que l'administration forestière prohibe les flâchis effectués sur les arbres de réserve.
Art. V. — LES CHANCRES.
Les chancres sont des plaies profondes creusées dans le bois par des champignons ou des bactéries (?). Tous ont pour origine première une blessure ou une meurtrissure de Técorce produites par le choc des gréions, les piqûres d'insectes, etc. On distingue :
A. Chancre des arbres feuillus. — Ce vice frappe presque tous les arbres feuillus, plus particulièrement les pommiers, poiriers, cerisiers, tilleuls, hêtres, charmes et chênes. Il est dû au Neciria ditissima, Tul., champignon dont les fructifications apparaissent en hiver sur les bords des anneaux du chancre, sous forme de petits points gros comme des têtes d'épingles et d'un rouge corail.
Cette maladie, sporadique dans les forêts de l'Est de la France, revêt un caractère épidémique dans les vallons et les combets gélifs et dans les taillis incendiés.
Le chancre débute par une altération de l'écorce qui brunit, meurt, se boursoufle et tombe, laissant apparaître, dans le bois sous-jacent, une plaie creusée en forme de rosace (fig. 114) et pouvant atteindre 0'",40 de hauteur sur 0",.30 de largeur. Sur les vieux chênes, ce vice afl'ecte presque toujours la partie basse du fût. Il est d'ailleurs d'autant plus dommageable au sujet qui le porte, que ce sujet est jeune.
Le chancre est par lui-même peu préjudiciable à la santé des arbres. Presque tous les chênes chancreux des taillis sous futaie ont la cime vivace. Au point de vue commercial, il n'entraîne aucun mécompte, s'il est exempt de pourriture rouge, ce dont il est facile de s'assurer. La partie inutilisable
est celle que Ton voit d'emblée. Sur la section, ligure 115. la ligne c^h représente la limite du déchet ; en c et é/ sont deux
points de pourri rouge {Polyporus sulphitreus , gros comme la tête d'un clou.
Si Ton n avait point à craindre l'attaque ultérieure du Rouge, on pourrait sans inconvénient réserver, dans les taillis pauvres en arbres, quelques chênes chancreux à l'état de modernes et d'anciens, à défaut d'autres sujets meilleurs.
D'après Berzezinski (C. — R.
A. S., 20 mai 1902), le Seclria ditissima ne serait qu'un saprophyte se développant sur les tissas mortifiés du* chancre. Ce dernier serait dû à des bactéries en forme de bâtonnets courts et divi&éa en deux globules géminés. Le chancre serait ainsi une ma-
Fig. 114.
Fig. 115.
ladie contagieuse, minaat les arbres comme la tuberculose le corps humain, et pouvant être perpétuée par des greffons contaminés (?).
B. Cha:ncres des arbres résineux. — a) Sapin. — Le chancre du sapin est désigné sous le nom de chaudron dans les
MAL.iDIES PARASITAIRES 183
■ Aosges, de dorge dans le Jura. II est produit par Yœcidium elatinum, champignon à végétation alternante, qui exige, pour son complet développement, le concours de deux plantes
différentes.
Les organe» de fructification de ce champignon se montrent sur les balais de sorcière^ sortes d'arbres en miniature, naissant sur des renflements du tronc et des branches, et dont les feuilles, pâles et jaaDcitres, sont caduques et éparses. Au commencement d'août, ces feuilles portent, sur leur face inférieure, deux rangées de petits points orangés. Ce sont des écidies, d*où s'échapperont, à la fin d'août, un nuage de spores elliptiques et granulées, spores impuissantes à transmettre le chancre de sapin à sapin, mais qui, tombant sur les feuilles de Stellaria nemorum^ y germeront en produisant des taches jaunâtres. De ces lâches de rouille, sortiront de nouvelles spores (téleutospores) qui, sans action sur la plante qui les a nourries, s'en iront à leur tour propager sur le sapin les- balais de sorcière des forestiers, fermant ainsi le cycle de révolation de ïœcidium elatimm (D^ Fischer).
Le premier indice de l'infection d'une tige se manifeste par un renflement caractéristique du tronc ou de la branche ifig. 116). En ces points, Técorce et le liber prennent une épaisseur exagérée, et les couches d'accroissement, plus larges que dans le bois sain, sont sinueuses, bouclées, inégales, inactivité du cambium n'y est pas partout la même ; elle s'affaiblit, puis cesse complètement çà et là. L'écorce, boursouflée, se fendille, tombe, mettant à nu le bois mort qui se trouve ainsi inclus (fig. H6, a) au milieu de la tumeur continuant à s'accrohre sur ses bords. II s'ensuit que le chancre peut être entièrement en excroissance, ou bien, partie en renflement et partie en excavation.
Cette distinction est très importante dans la pratique, car les dof ges en tonnelet sont généralement saines, et les dorges creuses presque toujours pourries.
Si Ton examine une section transversale faite dans une dorge (Jiff, H7, PI. VII}, on est immédiatement frappé par l'aspect rougeâtre du bois et saisi par l'odeur acide et forte qui s'en dégage. On observe ensuite, à la limite entre le bois sec et le bois vert, une roulure annulaire, due à l'arrêt d'activité du cambium, puis de nombreuses plaques d'écorce, emprisonnées dans les méandres des accroissements et plus ou moins
laminées par la pression, enfin de larges taches de résine concrétionnée. Dans toute la région chaudronnée, le bois est plus dur, plus tannifère, plus chargé de résine, que dans les régions extérieures.
La dorge est rarement une cause de mort pour le sapin. Saine et fermée, elle ne nuit pas au ilébit d'une manière ap-
Fig. 116.
préciable ; les planches sont cependant plus cassantes dans la partie rosée du bois. Ouverte, elle renferme toujours des traces de pourriture, dues, les unes au Polyporus fulvus, les autres à VHydnum coralloïdes. Il est fréquent, en effet, de trouver sur les plaies chancreuses, des réceptacles de ce .champignon constitués par des rameaux striés, épaissis, fimbriés au sommet et ressemblant à des branches de corail d'un gris brun ou bistré. Dans ce dernier cas, la dorge entraîne la perte d'une bille dont la longueur varie entre 0"»,50 et 3 mètres ; de plus, elle coupe la tronce en deux, donnant un bon plot de tète avec un plot de queue toujours déprécié, b) Mélèze. — Le chancre du mélèze est dû au Peziza Wilkommii, Ilartig, champignon dont les fructifications apparaissent en été sur Técorce crevassée des chancres, sous forme
K de pustules blanches, grosses comme des têtes d'épingles. II
■ se montre sur toutes les parties de l'arbre, branches et tronc. I Ce parasite est très commun dans les Mélézins des Alpes
■ de Savoie (Chamonix, Les Houches, Saint-Gervais) ; il ne s'y " montre pas dangereux, contrairement à ce qui arrive dans
les régions de plaine. Sur les vieux arbres, il s'étale en rosace comme le nectria sur le chc^ne ;. mais il ne pénètre pas aussi loin dans l'arbre et ne nuit ni à la vigueur du sujet, ni à son utilisation commerciale. Tout à l'entour, le bois est sain, très imprégné de résine et très dur. Cette résine doit contribuer puissamment à préserver les mélèzes chancreux de toute contamination ultérieure.
Autant donc il est sage et prévoyant de faire disparaître les sapins chaudronnés dans les éclaircies, autant il est prudent de réserver les mélèzes chancreux et bien venants dans les forêts clairiérées des hautes sommités.
Art. VI. — LES GUIS.
a) Viscum album. — Le gui vit en parasite sur les essences suivantes : pommier, peuplier, poirier, sapin argenté, pins sylvestre et laricio (en Corse), hêtre, tilleul, alisier, aubépine, acacia, érable, saules blanc et pleureur, bouleau, charme, cornouiller mâle, noisetier, marronnier • et chêne. Il recherche surtout les sols calcaires, et se montre très rarement dans les forêts feuillues. C'est donc un parasite des arbres isolés, de parcs, de jardins et d'avenues. Dans les futaies résineuses du Jura, des Vosges et du Plateau Central, il abonde souvent dans de vieux peuplements de sapin pectine, à une altitude inférieure à 1.000 mètres. Nous ne lavons jamais observé sur Tépicéa. Par contre, le peuplier noir en recèle souvent des touffes innombrables.
Le gui se propage de branche en branche, d'arbre en arbre, par ses baies blanches et visqueuses, dont les grives sont friandes. Semées en hiver, ces baies germent en mai, et, la première année, s'enfoncent seulement jusqu'au bois ; les feuilles caulinaires n'apparaissent qu'à la fin de la troisième année. A partir de ce moment, le développement est régulier et rapide.
Si on enlève Técorce d'une branche ou d'une tige envahie par le gui, on trouve, à la surface du bois, des veines vertes, cheminant à travers le liber, parallèlement à la direction delà branche ou de la tige. L'allongement annuel de cesrhizoides a été trouvé par Hartigde 0'"",75 sur le pin, et de l^°»,7sur le sapin. A l'extrémité de ces racines traçantes corticales, il se produit, tous les ans ou tous les deux ans, des racines secondaires ou crampons, qui traversent le cambium et pénètrent légèrement dans le bois. Ces crampons ne s'allongent pas comme des racines ; cependant, à mesure que les branches grossissent en produisant de nouvelles couches, la pointe du crampon s'éloigne du liber et parait s'enfoncer dans le bois.
La figure H8 montre, d'après Hartig, la pénétration du
Fig. 118.
crampon du gui dans le sapin (a), le pin sylvestre (6) et le peuplier (c). Chez les essences, comme le sapin et le peuplier, où l'écorce reste lisse pendant de longues années sans
la?
former de rhytidôme, les rhizoïdes peuvent vivre pendant très longtemps, ainsi que leurs crampons, et par suite s'allonger coQsidérablement. Au contraire, chez les essences, comme les pins, où récorce morte est épaisse et abondante, les rhizoïdes enfermées dans le liber périssent de bomne heure avec ce dernier, leur allongement est limité, et les crampons paraissent isolés à rintérieur du bois. 11 est à noter que ces crampons meurent à partir de leur extrémité, dés qu'ils sont englobés dans le bois parlait.
Etant principalement formés de tissus cellulaires très mous, les crampons du gui, une fois morts, se détruisent rapidement et laissent le bois percé d'une multitude de petits trous qui le rendent impropre au service. La figure 119 présente une planche de sapin atteinte de ce défaut désigné, dans le Jura, sous le nom de grain d'orge.
Au point de vue commercial, le gui n'est pas quantité négligeable ; il entraîne, chez le sapin, la perle d'une bille de 2 à 3 mètres de long, et, chez le peuplier, un déchet plus grand encore.
Fig. 120.
b) Loranthus europeus. — C'est un parasite du chêne qui est commun en Autriche et en Saxe, mais inconnu en France. Il produit, sur les branches et les jeunes tiges, des excroissances volumineuses, et ses racines s'enfoncent dans le bois en y formant des crans caractéristiques (fig, i20, d'après Hartig).
c) Arceutobium oxycedn. — Parasite sur les genévriers oxycèdre et de Phénicie, où il croit à la façon du Viscum eUbum. Très rare en Algérie où nous ne Tavons pas rencontré dans les forêts du littoral oranais (Seddaoua, etc.), qui renferment cependant les plus beaux peuplements de genévriers de la colonie. Plus commun, diton, sur les Hauts-Piateauz de l'intérieur.
Art. vil— SUR QUELQUES SIGNES EXTÉRIEURS DES MALADIES
A. Trous de pics. — Les pics sont pour les forestiers, des auxiliaires utiles et des indicateurs précieux. Grâce aux trous qu'ils creusent dans le bois, de nombreux vices cachés deviennent apparents, et Ton peut ainsi exploiter les arbres avant qu'ils n'aient perdu toute valeur marchande. L'examen de ces trous conduit très souvent du reste à la détermination du vice dont la pièce est atteinte ; elle permet en conséquence de lui faire subir une réduction convenable.
Si la présence des trous de pics est communément l'indice d'une altération profonde des arbres, il arrive cependant aussi qu'elle n'est symptomatique d'aucun défaut grave, nuisant à l'emploi commercial du bois. La première chose à faire est donc d'examiner attentivement, en cas de doute, les parcelles de bois détachées par l'oiseau et gisant au pied de l'arbre, pour voir si elles sont saines, ou au contraire, pourries et anormalement colorées.
Nous résumons ci-dessous, pour les principales essences, quelques indications pratiques ayant un certain intérêt pour les estimateurs.
plusieurs trous situés
1« Chéoe .
sur les di£fé« ^
rentes faces
de Tarbre
les uns au-dessous des autres
l'un d'eux pleure
tons secs, poudre cannelle
champignons (
ou tige mé- <.
plate (
pas de cham- \ pignon )
griaette.
l pourri rouge.
pourri blanc.
du PolyporuM
igniarius,
frotture ou gouttière recouvertes.
un seul trou situé
sur une branche ou un nœud noir
sur un nœud recouvert
pourri blanc de la moelle, dégât nul.
l gangrène de blessure.
2® Chez le hélre, les trous de pics sont beaucoup moins caractéristiques que chez le chêne. D'une part, en effet, les plaies profondes sont suivies d'une desorganisation tellement rapide du bois qu'il n'est pas besoin d'autres indices pour juger de la gravité du mal. D'autre part, il est bien peu de nos hêtres isolés dans les taillis sous futaie, qui ne portent des trous de pics, frais ou anciens, alors même que leur bois est parfaitement sain. Si les arbres sont rares, ou si l'on a fait une part trop large à l'abandon, on voit le pic percer toutes les réserves, dans les trois ou quatre années qui suivent l'exploitation. C4ela tient à ce que cet oiseau affectionne beaucoup le bois tendre de cette essence ; il lui arrive même ordinairement de creuser avec rage les plus petites branches mortes emprisonnées dans les tissus sains du fût, comme s'il voulait forer de nouveaux pièges pour attirer le« insectes.
En résumé, les trous de pics ne sont pas, à eux seuls, un critérium de l'altération du bois de hêtre. C'est surtout lorsqu'ils pleurent et qu'au-dessous d'eux l'écorce est maculée de noir, qu'on doit s'attendre à trouver dans la pièce de la pourriture s'étendant loin, ou de mauvaises infiltrations provenant de gouttières et donnant naissance au cœur rouge ou gris. Diminuer alors de 2 ou 3 mètres la longueur du bois d'œuvre, suivant l'aspect de l'écorce et de la cime. Les
DEFAITS £T MALADIES 0£5 BOIS
trous de pics situés au-dessous de nœuds recouverts d elagage ou autres, sont d'un mauvais présage.
30 Chez le tremble, les trous de pics sont ordinairement l'indice du cœur noir (carie centrale), ou signifient plus simplement que le bois renferme des larves de la Saperde du peuplier. Dans ce dernier cas, déchet insignifiant.
A^ Chez le bouleau^ les trous de pics signalent des frottures recouvertes, le plus souvent peu dangereuses, entraînant la perte d'un billon de 0™,30 à 0"*,50 de longueur.
5° Cliez le frêne, ces mêmes trous indiquent des nœuds gâtés ou des gouttières recouvertes qui peuvent, suivant les forêts, descendre de O'^jSB à 2 mètres dans le fût. Estimer avec modération.
(>° Chez le sapin, les trous de pics sont caractéristiques, soit du pourri blanc du au Polijporits fulvus, soit d'anciennes frottures recouvertes et pourries, soit enfin de nœuds vicieux et fortement atteints de pourriture.
Nota. — Les arbres dan« lesquels nichent les pics sont toujours plus profondément altérés que les autres; ils portent plusieurs trous étages.
B. Trous jjixtbe aacines. — Fontaines. — En sondant avec le manche du marteau, l'intervalle compris enfare deux racines, on met souvent à découvert des trous qui paraissent s'enfoncer dans l'arbre. On ne peut reconnaître leur nature, qu'en y mettant la main, ce qui n'offre aucun danger. Si le trou remonte, l'arbre est creux (pourri blanc du Polyporus Dryadeus, grisette du pied, pourri rouge; ; si le trou descend carrément et file entre les racines, l'arbre est sain.
Les martes, les putois, les renards, les chats sauvages, etc., se creusent parfois des terriers ou des abris sous les plus beaux arbres de nos forets. On doit éviter d'en conclure que ces arbres sont nécessairement creux ; c'est le contraire qui généralement est vrai.
Qu'a-t-il donc ? demandons-nous souvent à un garde se préparant à jeter bas un chêne de belle venue. — Une fontaine ! — Gardez-le. — Sous le nom A(^ fontaines, les gardes et les bûcherons désignent de petites cavités remplies d'eau au pied des chênes les plus vigoureux. C'est un indice sur
que Tarbre est sain. En effet, si la fontaine était en communication avec une cavité profonde ou avec du pourri, l'eau disparaîtrait promptement, au lieu qu'elle reste pendant les plus fortes chaleurs, servant de piscine et d'abreuvoir aux oiseaux. Ces trous sont généralement dus à des rejets du pied qui ont disparu et dont la section a été recouverte par les accroissements de l'arbre.