‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 2)Chapitre 75 sur 110 · GOCLOIRS ET GUS601RS · texte numérisé non relu

GOCLOIRS ET GUS601RS

<laiigereux pour le personnel chargé de rexploitation et iafliger de grasses dégradations à la voie courante. Elle doit avoir 20 à 25 •/• *» maximum, aller en augmentant du haut vers le has pour que les arbres, amenés au moyen d*une grifle^puissent se mettre spontanément et progressivement en marche. Quek{ues constructeurs donnent une plus forte déclivité à la naissance de la riese, et recommandent des pentes de 25 à 50 7o- Cl'^st parfaitement inutile, attendu qu'il est très facile d'augmenter le glissant de ce tronçon en le ravetonnant, c'est-à-dire en garnissant sa sole de rondins de 5 à 40 centimètres de diamètre, espacés de mètre en mètre perpendiculairement à l'axe.

11 est à remarquer que le lançoir n'est pas nécessairement fixe ; il peut être placé à volonté dans les dépressions naturelles qui se rencontrent en remontant ou en descendant la riese. 11 en résulte que les rieses peuvent suivre très facilement les exploitations qui se déroulent sur les versants au pied desquels elles circulent. C'est donc un moyen extrêmement commode et pratique de dévestiture dans les forêts de montagne où l'ouverture de chemins carrossables serait impossible ou trop dispendieuse.

B. Voie courante. — C'est surtout dans la construction de Ja voie courante, que la sagacité du constructeur doit se donner carrière, pour réduire les frais de terrassements et autres façons, le gaspillage des bois. Partout, la voie se déroule comme un long serpent, avec sa forme caractéristique en fond de bateau ; mais ici, c'est un chenal dont les parois sont hoisces par des pièces tendues sur des murs de soutènement ou portées par de véritables échafaudages ; là, elle s'enfonce sous terre pour éviter un éperon rocheux ; ailleurs enfin, elle s'allonge dans les terres en fossé dont le fond est rendu plus glissant par un ravetonnage approprié. Le tout réglé par la nature du terrain, la pente nécessaire et l'économie désirable dans la construction.

a) Profil en travers. — Le profil en travers le plus anciennement adopté est représenté dans la figure 236. Le glissement des bois dans le sens de leur longueur y est assuré par une rangée extérieure de tiges assembfées bout à bout, en une sorte de g^rde-fou, de parapet, dont la fonction ,est de

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prévenir le déraillement des arbres riesés et de protégor ^ contre les chocs le lx)r(l

extérieur de la riese.

Il est aisé de voir qu avor cette disposition, la première de ces fonctions n'était presque jamais reraplie, et les bois avaient toujours tendanceà sauter hors de la voie courante. On a donc été naturellement conduit à encaisser la voie et à lui donner la forme actuellement usitée de la ligure 237. La section du chenal dessine un

triangle isocèle de l'^.SO d'ouverture à la gueule et de 0",20 de profondeur au sommet. Le garde-fou est toujours constitué par des pièces de bois alignées et maintenues latéralement par de forts piquets.

Dans les pentes longues et faibles et sur des sols résistants, on peut supprimer les parapets, ce qui oblige à creuser la

voie davantage et à lui donner la section représentée par la figure 238.

L'ouverture à la gueule reste la même, mais la profondeur est portée y 0™, W ou 0'",50.

Dan* les courbes, le garde-fou du bord convexe de la voie

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doit être composé de plusieurs perches superposées, afin d'éviter le jaillissement des bois hors du chenal. On adopte alors le profil de la figure 239.

Enfin, lorsque le sol a été fortement entaillé en des tour-

nants ou dans des terrains trop peu résistants, il est nécessaire de soutenir les remblais de la voie avec un mur de soutènement, comme l'indique la figure 240.

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Fig. 240.

Pour éviter des achoppements, les grumes utilisées comme garde-fous doivent toujours être placées la pointe en haut, et de fa^^on que chaque pointe soit engagée en dehors de la

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queule qui la précède {fig. 241) ou embrévée diredeuieDt avec elle ;/îj. 242).

Dans ce dernier exemple, op remarquera que la voie courante est bordée des deux côtés par des garde-fous solideoient maintenus par des piquets ; des blocs de rochers forcent, en outre, des ravetons placés, pour faciliter le glissement, sur le terrain naturellement uni ou même parfois aplani à dessein.

Les grumes qui constituent les garde-fous sont prises parmi les arbres bordant la voie ; exceptionnellement, elles pro-

Fig. 241.

viennent des régions supérieures d'où elles ont été amenées par la riese elle-même. Dans ce cas, il faut rebuter tous les bois meurtris ou éclatés, n'emplo\er que des arbres tirés à la main jusqu'à leur lieu d'emploi. Ces pièces de bordure peuvent être utilisées comme bois d'œuvre, dès que la riese ne sert plus, à condition toutefois qu'elles ne soient pas restées plus de deux ans exposées aux influences atmosphcri- (jues. Généralement on les laisse se consumer sur place, car elles sont surtout formées de bois avariés.

Lorsque les garde-fous sont composés

de pièces étagées les unes au-dessus des

autres, il arrive souvent que le sol ne

suffit pas pour les maintenir en place ; on

doit alors soutenir les pieux et les étrc-

sillons au moyen de petits murs en terre ou en pierre sèche.

La recherche de pentes régulières et de grands rayons dans

Je tracé des rieses impose des exhaussements de voie très

fréquents. Le chenal de la riese est alors en bois et porté

Fig. 242.

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roche, on adoptera l'un ou l'autre des profils ci-contre (Jig. 2î5 et 2Î6;.

Lorsqu'on fait usage de murées et de ponts, il faut employer, pour le chenal de glissement, des perches de 4 mètres de long au moins et de 6 à 8 centimètres de diamètre que Ton

fait reposer sur la couronne. Les perches d'épicéa, destinées à cet usage, doivent être préalablement écorcées. Au contraire, les perches de hôtre, utilisées surtout comme plan* chers, ne le sont pas ; par le fait de l'exploitation, elles sont bientôt plus ou moins pelées et polies.

Ces planchers sont employés encore dans les contrepentes et changements de pente. Ils sont formés par des |)or-

ches jointives, cou- ^ chéesdanslesensde la voie,etdont^éca^tement est rendu impossible par ladjonction de chèvres placées au-dessous d'elles et les épaulant de 2 mètres en 2 mètres de distance Fig. 247. (fig. Vu . Le pied

de la chèvre vient buter en terre vers le milieu de la riese, et la tète s'appuie, du côté convexe de la voie, sur deux bras

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reposant sur le sol. Grâce à cette ingénieuse disposition» il n'est pas utile de fixer le plancher à Taide de che-

Dans les terrains rocheux ou pierreux, il est bon a établir une aire unie, en pilant avec du terreau une couche de glaise épaisse de 40 centimètres. Si le roc est à nu, il faut soigneusement faire sauter toutes les arêtes, les angles et les saillies, de façon que les bois puissent

glisser facilement et venir en contact avec les parois latérales ; sans cela ils s'arrc^teraient, se déchireraient, ou sauteraient en dehors de la voie courante.

Pour diminuer le frottement dans les pentes très faibles et éviter les érosions dans les terrains peu consistants, on est souvent conduit à ravclonner la voie au moyen de forts rondins de 10 à 15 centimètres de diamètre, nommés rippes et espacés de 5 à 10 mètres. Ces rippes sont encochées obliquement par rapport à Taxe de la voie ; une des extrémités déborde de quelques centimètres en dehors de la riese, Tautre est engagée au fond de Texcavation. Tantôt les rippes sont couplées et se croisent vers la partie qui pénètre en terre (ftg. 248) ; tantôt elles sont isolées et alternent à droite et à gauche de Taxe (fig. 249;. La fixation des traverses se fait très simplement, en les engageant d'abord sous les garde-fous, puis en les encastrant dans une forme creusée sous la voie courante.

: Les figures 250 et 251 montrent un autre arrangement des

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part

rîppes où celles-cî sont fortement aj^uyées, d'une contre les talus et d'autre part contre les gaVde-fous.

Toutes ces dispositions ont pour but, non seulement de faciliter le glissement des bois riesés, mais encore de ramener ces bois, soit vers le milieu de la voie dans les alignements droits (fig. ii9), soit vers le pied du talus naturel, dans le profil penché de la figure 250 ou dans le profil curviligne de la figure 25!.

Dans les parties très déclives des rieses, on pose fréquemment des rippes en croix^ qui jouent un peu le rôle de freins. Contre une rippe ordinaire ab, on engage à frottement dur une jambe cd (fig, 252} solidement maintenue, à

la façon d'une cale, entre le sol de la tranchée et la rippe. Il est bien entendu (jue toutes ces constructions doivent être établies avec la plus grande économie possible.

C'est dans ce but qu'on préférera toujours la voie de terre à la voie soutcrraineou aérienne, saufquand il s'agira de difficultés spéciales du terrain. Dans certains rieses tyroliennes récentes, on a cependant exécuté des travaux importants. Ainsi, on a été conduit, dans la vallée de Gschlacht, k pratiquer, dans le rocher, des tranchées de 37 mètres de longueur totale, de 4 mètres de profondeur et de 1", 50 de largeur à la sole, à creuser des tunnels

Fig 252.

COULOIRS ET GLISSOmS

de 96 mètres de long, à édifier enfin des marées de 61 mètres de long, 4", 20 de haut et 2", 70 de large à la couronne. Ce sont là cependant des exceptions. En général, on doit surtout viser à l'économie.

]S) Ceurbes de raccordemenl. Largeur de la voie. — Le tracé des chemins de riese devant partout épouser les contours du terrain, on ne peut employer, pour raccorder les alignements, que des courbes à grands rayons. Sans cela, la course des pièces riesées donnerait des chocs qui mettraient en danger la stabilité de la riese et la bonne conservation des bois eux-mêmes. En pratique, on adopte, pour les longs bois,, des rayons minima de 50 à ttO mètres et, pour les tronces de 4 mètres, un rayon minimum de 40 mètres.

Dans ces tournants, la voie doit être élargie, les angles des garde-fous adoucis et les parapets exhaussés. Entre deux courbes formant l'S, il est d'usage d'intercaler une ligne droite de la longueur des plus longs bois à débarder.

Comme de juste, ces bois doivent passer sans difficulté dans les courbes et les tournants. Désignant par / la longueur des longs bois, R le rayon du milieu de la riese, e sa largeur minima, on peut calculer Tune quelconque de ces quantités en fonction des deux autres.

Cherchons le rayon minimum moyen R, et admettons qu'en raison du déplacement latéral des pièces et du choc de cesder-

352 LES TRANSPORTS

nicres contre les parois de la rîese, on doive laisser, des deux côtés des extrémités de la tronee, un espace libre ûf=0'°,20;

appelons, en outre, ^ la demi-largeur de la riese complète, et

D le diamètre moyen des bois à débarder. Le triangle rectangle AOB donne ;

Prenons c =: E — 2d, et remplaçons E par son équivalent e + 2dt il vient :

d'où

? -h D« — eD *^"- 2(e-D) •

Si R = (50 mètres, D = 0",40, / = 20 mètres, on tirera de cette formule e = l'",20. Ajoutant le battement ^ = 0,20, on voit que la largeur de la voie doit (Hre au minimum de 1",50 dans les courbes prononcées.

Une largeur exagérée de la voie n'est pas à recommander, spécialement dans les parties rectilignes ; car le bois tombe alors dans un mouvement oscillant, particulièrement fatigant pour la riese.

Lorsqu'il s'agit de grumes tronçonnées à A mètres, la largeur de la voie ne doit pas dépasser 1 mètre.

y) Pentes. — Il n'existe pas de données théoriques permettant de calculer avec précision les pentes du profil en long, pas plus que la longueur maxima des paliers et des contrepentes que l'on peut intercaler dans le tracé d'un chemin de riese.

Dans la Forêt Noire, on peut, d'après Fôrster, rieser sur des pentes de :

15 à 20 7o» lorsque le sol est exempt de neige et que la voie n'est pas couverte de glace ;

10 à 15 7o» lorsque le sol est enneigé (rieses d'hiver), ou que la voie est rippée (rieses d'été) ;

COULOIRS ET GLissoins 353

^2 Yo» lorsque le sol est gelé et que la voie est couverte de glace.

D'un autre côte, Micklitz conseille les limites de pente suivantes : 5 7o pour les rieses à glace ; 13 7o pour les voies enneigées ; 167o pour les rieses en bois par l'humidité ; 3G 7^ pour les rieses en bois par la sécheresse ; 1 7 7o pour les che* mins de riese en sols argileux et humides; 49 7o poui- t-es mômes chemins en terrains secs ; 40 7o pour les chemins de riese en sols non argileux et humides ; 48 7opour ces mêmes chemins en terrains secs.

S'il s'agissait de débarder non plus seulement de longs bois, mais encore de courts assortiments (bois à papier, bois de feu, etc.), il conviendrait de raidir considérablemenl les pentes et de les élever le plus possible, jusqu'à 90 7o-

Dans une étude de chemin de riese, la première cliose k faire est de déterminer au baromètre les cotes de départ et d'arrivée, puis de chercher approximativement la longueur développée du tracé. Avec ces deux éléments, on peut calcu- 1er la pente moyenne de la riese, ou, tout au moins, fractionner le tracé en une succession de pentes constantes allant d'un point de sujétion à un autre.

Les pentes régulières sont les plus avantageuses. D'une part, en effet, partout où la pente est uniforme, l'exploilation est indépendante de la saison ; d'autre part, sur un tracé régulier, les bois prennent une vitesse constante et la riese n'est pas dégradée. Les meilleures pentes sont celles comprises entre 20 et 30 7o-

Aux points où les pentes subissent de forts changements, il se produit des à-coups dans la vitesse des bois ; ceux-ci projetés avec violence sur la riese ont tendance à se briser ûi à endommager la voie. On remédie à cet inconvénient soit en garnissant la riese d'un plancher, supporté par des poutres couchées en travers, soit en pratiquant une tranchée dans le terrain.

On rachète les forts dénivellements par une comtie^ dite de passage, où la pente diffère de la pente générais^ de 5 à 10 7o on plus ou en moins.

On ne doit employer les très fortes pentes (607oOt au-des* sus) et les très faibles (10 7o ot au-dessous) que sur des Ion- Matbey. — Exploitation des bois. I. 93

354 LES TRANSPORTS

gvieurs très limitées ; autrement, les bois se briseraient ou s'arrôteraient.

Pour les mi^nies motifs, on doit prendre, dans les tournants, defs pentes moyennes de 30 à 40 Y^» ^^ prolonger les fortes déclivités par des alignements rectilignes. Cette dernière précaution n*est pas indispensable lorsque, après la courbe, la voie s'engage dans une tranchée ou se trouve fortement épaulée par le pied d'un versant.

Pour ralentir la vitesse croissante des bois riesés, on intercale, dans le tracé de la riese, soit des paliers, soit des pentes douces de 8 à 10 7o- Sur le développement de ces paliers et pentes de passage, il est difficile de fournir des indications précises. Tout dépend, en effet, de Tétat de la voie conrante. D'ordinaire, ces intercalations ne se font que sur les rieses d'été. En admettant une pente moyenne de 30 à 40 7# et une pente maximum de 60 %, on peut intercaler, çà et là. des paliers offrant une longueur de 20 à 50 mètres. Il est bon d'éviter tout excès, car les difficultés d'exploitation deviennent considérables sur de longs parcours horizontaux. Les bois, ne glissant plus naturellement, doivent alors être traînes à mains d'hommes.

Dans la pratique des constructions, on ne peut toujours suivre les règles générales énoncées plus haut. Il arrivera, par exemple, que l'on sera obligé de briser brusquement la pente en certains points, la faisant tomber de 58 à 90 7ii- En d'autres points, on se verra dans la nécessité d'employer de fortes pentes dans un tournant brusque. Le constructeur doit alors remédier à ces inconvénients par un dispositif plus soigneux de la voie courante.

La vitesse que les différentes sortes de bois prennent le long d'une rieso, est indiquée ci-dessous, d'après des observations faites sur une riese de 3417 mètres de développement et dont la pente moyenne était de 18,3 7t)-

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DèMgnalion des produits

Tiges de 18 à 25 m. de long.

Tiges au dessous de 18 m. .

Troncs de 4 à 6 m. .

Moyennes et petiteg tiges. .

Grosses perches

Bois blanc à brûler, 4 à 8 m.

de long

Bois dur à brûler, 1 à 3 m.

de long

Vitesse en mètres par seeoDde

pour des pentes de

pour une pitr^te moyenne de 18. Ll ^^^

0) Ramification des rieses. — Quand iJ s'agit d'expl^dter uiïe grande forêt, on est conduit à brancher de nomhrtnises ramifications sur le tracé principal. La ligne de descciUe d'un embranchement doit toujours couper celle de la ricse sous un angle très aigu.

C. Chantier et place d'arrivée. — On choisit comme chantier d'arrivée une place aussi grande, plane et horizontale i|ua possible. Le bois, d'abord jeté comme il descend de la riosç, est ensuite trié par assorliments et disposé pour la vente. Parfois, on est contraint, ou bien de créer des chantier? de toutes pièces en entaillant les flancs de la montagne, ou l)i[ïn de disposer plusieurs aires tantôt côte à côte, tantôt les unes ao-dessus des autres.

La figure 254 indique une ^ x

disposition souvent adoptée \4je^ i i y \ v dans les Alpes autrichiennes : ^ ^ — le chantier bois de feu est séparé du chantier bois d'œuvre. Lorsqu'on riese le bois de feu, il suffit d'enlever les garde-fous sur la portion ab et de les replacer lorsqu'on débarde des bois d'industrie.

Il est utile de disposer le chantier de façon que les boî^ arrivent dans la direction même où ils doivent être ultérleure-

HoiLte.

Fig. 254.

35fi

LES TRANSPORTS

Chantùer

JRouùt-

Fig. 255.

ment charriés, caries grosses tronces ne sont plus alors à virer pour être chargées. Les meilleures dispositions sont celles indiquées dans les figures 255 et 256.

11 faut aussi avoir soin de ménager une bande de sûreté entre le chantier et la route, car les bois descendant avec une grande vitesse pourraient arriver jusqu'à celle-ci et causer de graves accidents.

On peut également, au term& du tracé, provoquer un départ inégal des bois pour le chantier à Taide d'un renvoi. Telle est la disposition que montre la I figure 257. A un arbre

ji debout B est attaché

un renvoi A, avec une courte chaîne.

Lorsqu'on riese du bois de feu, on enlève les garde-fous dans tout l'intervalle ab, puis on fixe solidement le renvoi au travers incliné de la riese à l'aide d'un coin S.

Le bois de feu vient ricocher contre lui et se dépose suivant la direction II, dans la partie la plus large

Chantier

HoiLtfi.

DirectùoTL cIll transport Directe' ûbuL transport Fig. 256.

Fig. 257.

du chantier. Pour rieser le bois d'œuvre, on enlève S et Ar on remet les garde-fous en place dans l'intervalle ah, et les-

COULOIRS ET GLISSOIRS

pièces prennent la direction III, s'alignant les unes à cAté des autres.

Enfin, une disposition particulière du terrain permet parfois d'évacuer directement et sans frais le bois riesr jusque vers la route où il doit être chargé. C'est ce que représente la figure 258. La riese finissant à une certaine hauteur

Fig. 258.

au-dessus de la route, on a taillé un seuil incliné ai, dont la surface a été recouverte de bois ronds en grumes. Sur ce talus, le bois roule de lui-même, de la riese sur le chantier V.

D) Exhaussements de la voie coirante. Ponts. Eciruu;- DAGEs, ETC. — Ccs constructious s'emploient principalement pour la traversée des ravins, routes et ruisseaux. Ce sont tantôt des ponts, tantôt des rieses en bois, supportées par des échafaudages ou des murées d'aspect très variable. Il va sans dire que ces ouvrages doivent avoir la pente générale de la riese. Les rieses en bois sont formées de tiges de 5 à 8 mètres de long, de 10 à 20 centimètres de diamètre, assemblées sous forme de canal semi-circulaire, profond de 0»,10 à 0",30, et large de 0'°,80 à 1™,50. Les pièces sont réunies bout à bout {/ig. 259) par une entaille à mi-Ijoii?»

Fig. 259.

écorcées et lavées de façon à ne présenter aucune saillîe sur les joints. Elles sont disposées sur des travons ou semelles de forme très variable, et entaillées comme rimlitjue

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Vlg. 260.

la figure 260, de façon à abaisser les tiges qui constitueiit

le fond du chenal de glissement et à leur donner plus d'assiette.

Lorsqu'il s'agit de surélever faiblement une riese en bois, on adopte la disposition de la figure 261, où des chevilles enfoncées dans le travon et dans les perches assurent la fixité de Tensemble.

Dans les parties aériennes {fig. 262 ;,il faut étançonner vigoureusement des deux côtés, afin d'éviter les dangers de renversement toujours à craindre, TefTort s'exerçant latéralement.

Habituellement, le nombre des perches employées dans la confection d'une riese de bois est de 6, sa»

^i«- ^*- voir : 2 pour le fond, i

pour les côtés, et 2 pour les parapets. Dans les tournants, on en met jusqu'à huit.

Lorsqu'il s'agit de débarder des pièces de très iortes dimensions, il est é\îdeinment nécessaire de oonstruire la riese avec de solides matériaux ; oneraploiealors, pour le canal, des arbres de 0™,30 à O^.SS de diamètre, de 15 à 18 mètres de longueur.

Lorsque le chemin de la

riese se termine par une

^*^* ^^^' construction en bois, la é^-

ûière section, nommée boutoir ^ doit être solidement bâtie, à

cause de l'ébranlement.Ëlie se termine par une {date-forme ko-

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