‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 2)Chapitre 85 sur 110 · Freins · texte numérisé non relu

Freins

' Les freins sont destinés à modérer la vitesse des bois à la <lescente, puis à les arrêter sur la plate-forme de la satîon inférieure ; ils sont toujours intercalés sur le trajet du câble tracteur. Lorsque ce dernier est simple, le frein ne peut être placé qu'au départ ; dans Thypothose contraire, on peut disposer deux freins, l'un au départ, l'autre à l'arrivée. Le premier sert alors à modérer la vitesse sur les parcours les plus inclinés de la voie ; l'autre à arrêter les bois parvenus au terme de leur course.

Dans une première installation à Liestal (Suisse), le frein, placé au départ, se composait d'un cylindre vertical, tournant entre deux appuis, et autour duquel le câble était enroulé deux fois. Des ailettes fixées à ce cylindre étaient mises en mouvement par sa rotation, gênées au prorata de leur vitesse par la résistance de l'air. La descente du fardeau était ainsi notablement enrayée. De plus, un levier permettait d'agir par frottement sur le cylindre, de l'arrêter et d' immobiliser la charge sur la voie roulante.

Une seconde disposition fréquemment adoptée pour le frein d'arrivée, consiste, comme l'indiquent les figU- Fig- 290. - Elévation, res 290, 291 et 292, en deux tambours en bois, placés hori-

LES TRANSPORTS

zontalement sur un fort bâti, mobiles autour d'un axe égale*

ment horizontal, et sur lesquels le cable s'enroule dans deux directions opposées. Des roues eii fer ou en bois, à large section, sont fixées à ces tambours et actionnées par deux leviers presseurs.il suffit donc d'exercer une pression progressive sur ces leviers, pour arré* ter bientôt la rotation des cylindres et, par suite, le mouvement du câble tracteur.

Un troisième dispositif est repré- Fig. 291. - Vue de face. ^^^^ . ^^^^ j^^ ç^^^^^ 393 ^^ .^g^^

A un mètre au-dessous d'une poulie à 3 gorges, où s'en*

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Fig. 292. — Plan, roule le cable tracteur, est fixée, sur l'arbre de cette poulie^

CàJbÏR porteuun

CâbU 17

TKLEFERAGE

une roue en fer, de 3 mètres de diamètre et de 12 centimètres d'épaisseur ; deux bandes également en 1er, de 6 millimètres d'épaisseur sur 12 centimètres de hauteur, formant arcs de cercle, sont suspendues autour de la roue, par 6 tringles accrochées à la charpente.

Les extrémités de ces bandes sont munies de chaînes fixées, en se croisant, d'un côté à la charpente, de l'autre à la

Fig. 294.

jante d'une poulie en fer de 0'",50 de diamètre. L'intérieur de ces bandes est garni de sabots en bois tendre. En agissant sur la poulie P à l'aide d'un levier L, les bandes se rapprochent de la roue de fer, et les sabots produisent un frottement proportionnel à la poussée transmise par le levier, frottement suffisant pour arrêter l'arbre de la poulie. . Enfin, à Birkenthal près de Brienz, le frein, placé au départ, se compose de deux poulies horizontales, situées cota

Fig. 295

à côte {fig. 295), et sur lesquelles le cAble s'enroule en forme de 8 ; pour ce faire, la poulie de droite présente une double gorge. Un plateau en bois de frêne, monté sur une poutrelle de fer, formant double sabot est logé entre les deux poulies. Cette poutrelle est réunie au levier par deux chaînes qui

3^ LES TRANSPORTS

s'enroulent une fois et demie autour de deux tamiK)urs. Eu actionnant le levier, le plateau s'engage dans les gorges de» poulies et exerce une pression plus ou moins forte sur le câWe de façon à en régler la vitesse.

Dans les conditions normales, le nombre des ouvriers nécessaire à la manutention des bois est de six, savoir : à la station de départ, deux pour le chargement du wagonnet, un pour la manœuvre du frein ; à la station d'arrivée, deux pour le déchargement du wagonnet et Tempilage des bois, un pour la manœuvre du frein.

Lorsque la voie aérienne est unique, on ne peut descendre qu'une seule charge à la fois. S'il existe, en outre, un càlile de retour, on peut établir un roulement continu sur la voie aérienne, sous la seule condition d'espacer régulièrement les charges. Le cable étant ainsi continuellement occupé, les frais de descente se trouvent considérablement réduits.

Avec de bonnes installations, on peut charger sans înconvé» nient des tronces cubant jusqu'à 2"% 70, des pièces de char^ pente mesurant jusqu'à 20 mètres de longueur.

On descend facilement 18 à 20 mètres cubes de Ix^is en moyenne et par jour; ce qui nécessite, pour frais de mAna» tention, une dépense totale inférieure à 30 francs, soit environ 6 journées à A francs = 24 francs.

Parmi les ouvriers employés à ce travail, l'un au moins doit être en état d'effectuer les menues réparations aux cables. Celles-ci ne sont jamais très importantes, et Ton eo tiendra un compte suffisant en majorant le prix du transport de 0 fr. 10 par mètre cul)e.

A la station d'arrivée, les bois sont reçus sur une plate-^ forme formée de bois ronds juxtaposés et placés sur des chevalets également en bois. Ordinairement un plan incliné relie cette plate-forme au chantier et permet d'évacuer facilement les pièces au fur et à mesure qu'elles descendent»

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