I ;i2 I ;ii = N^i
on a finalement
L = a X NA (1).
La table ci -dessous permet de trouver immédiatement N/i, connaissant hj c'est-à-dire la pente entre A et B, plus encore une autre quantité
qui sert dans la détermination du poids du câble.
Valeurs dt h NA N,*
Valenrs de
D. Commande des cables. — Pour établir le devis de rinstallalion et passer commande à un fabricant, il faut non seulement connaître là longueur du câble, mais encore son poids par mètre couranlr puisque la vente se fait sur celte base. On'y parvient au moyen de la formule
^jT *• dans laquelle N,A =
Celte formule donne précisément le poids par mètre courant (p') d'un câble de longueur L, en fonction du poids roulant tt, delà giiaxitité déjà connue N,/t et d'un facteur q, qui exprime la résistance pratique du câble en mètres. . .
TELEFURAGË
, a) Calcul du poids roulant. — Le poids roulant se 'Compose :
• 1* du poids du wagonnet vide, soit 70 à 80 kilos ;
• 2« da poids des bois ;
3*> du poids da câble tracteur dans le cas seulement où ce dernier &'est point un câble sans fin reposant sur deux poulies. : b) Calcul du facteur q. — Il se fait en divisant la charge de rupture du câble, donnée dans les colonnes 6, 7 et 8 des tableaux I et II, par le poids approximatif par mètre, «inséré dans la colonne 4 de ces mômes tableaux. Par cette opération, on obtient ce que Ton appelle le coefficient de qualité à la rupture du câble considéré, coeffîcient qui dépend du métal employé et qui est nécessairement un peu fort. Aussi, lui substitue-t-on généralement «ne autre valeur, déduite de la première et obtenue en divisant celle-ci par un deuxième coefficient, dit de sécurité^ et qui» pour les exploitations forestières, peut être porté à 3.
Le tableau suivant donne le coeflicient de qualité à la rupture et la valeilr de g, pour les câbles â 6 torons de 7 flls^ provenant de la fabrique de MM. Stein et C>».
Diamètre
Natare da mèUl
Aeier doax Martin |
Acier fondu ordinaire |
Acier fonda
supériear
millimitres
des e&bles
Ck>effieieDt
de qaalilâ
Valeur de q
Coefficient
Valeur de q
Coefficienl
Valeur de q
à la niptare
6 fort
2mù
394 LES TRANSPORTS
Dans la pratique, lorsqu'on aura à calculer le diamètre (Tao câble, on prendra pour 9, s'il s'agit d'acier doux Martin, une valear moyenne de 2.600 ; s'il s'agit de l'acier fondu qualité ordinaire, une valeur moyenne de 4.200, et enfin., s'il s'agit de Tacier fondu qualité supérieure, une valeur moyenne de 5.000. On trouvera ainsi use valeur corres-pondante de p', à laquelle répondra une nouvelle expression de g. Cette dernière reportée dans la formule 2, page 2i9t^ permettra de déterminer d'une façon plus précise le diamètre d« c&bie.
Il est à peine besoin de faire remarquer que la formule 2 ne aa»-> rait être négative ; en conséquence q (N,A) doit toujours être sapé* rieur à L. Par suite, on ne saurait établir sans appui des câbles d'une longueur indéfinie. Pour les faibles travées, le cboix du nè-^ tal employé dans la confection des fils importe peu ; mais, pour les longues travées, on ne doit se servir que des aciers de quidité mpérieure.
E. Relation emtbi lb pou» roulant zt la charge pour qu'il t Arr
MOUVEMENT. — PouT que la charge descendante paisse remooler le
wagonnet vide, éventuellement le câble tracteur, et qu'elle puisse
. vaiacne toutes les réaistances de
^^^ frottement, il faut que son poids
/^^Nv ^^^ ** minimum les deux tiers
^1 ^É.^^^ ^^ poids total des seconds. On
fl '^^^5?>r^^'\. pourra donc délerminer faciie-
A ' ^^W^ ^^^"^--^^ ment, par le calcul, le poids de
\j ^^^^^^2^^"^2^^jJB^ la charge minima.
K^-^Z,..^S^^^^^^^^^ F. Appugatiow. — Supposons
'~^£^^ (fig, 29*7) qu'il s'agisse d'établir
p. gg^ un câble porteur d'une seule
' travée, entre les deux points A.
et B distants horizontalement de 1.200 mètres et ayant une différence
de niveau de 500 mètres, sachant que le poids roulant est de 3.000 kilos
au maximum.
Longueur du câble, — La longueur est donnée par la formule L = a X N/i, formule dans laquelle
a = 1200, h = -^ = 0,42 et N* = 1,105«
(d*s^rès la table I). On en déduit immédiatement : L = 1 200 X 1,10542 = 1327 mètres.
On force la longueur ainsi trourée de 5 à 6 mètres, pour pouvoir fixer solidement le câble à ses deux extrémités et faire varier ses points d'appui.
Grcmeur du câble, — Appliquant la formide
dans laquelle t: = 3.000,
TELEFEJIAGE
(N]A) = 0,643i (nojnhre danaé par ]a table 1 en regard de A = 0,42), g = 5 000 (acier fondu de qualité supérieure),
on trouve :
^ == 5ÔÔ0 X Ô,643i - 15^7 = *''^^-
Il suflîi alors de chercher, dans la 4' colonne da tablean 1 , le nombre qui se rapproche le plus de 1^,600 en le surpassant, soit 1*^,730, et de lire en regard le diamètre cherché, soit 22 millimètres.
Poids du câble. — Le poids du câble est égal à l\7oO x 1.332 =* 2.331 kilos.
Prix du câble. — Les tableaux suivants de la manufacture de câbles et cordages de MM. Stein et O"^ permettent, connaissant le poids du câble, d*en calculer immédiatement la valeur. G*est dans le cas présent 23.3i x 71 == 165S fr. 01.
Tarif des cftbles composés de 6 torons de 7 fils
DiMièlre des câblM
Prix par eeat kilos
Fil 4e fer ■aJbois
Fr. 107
Acier doux Martin
Fr. 110
Acier fonda
Ovdité sopérienre
Fr. 135
QnaUté extra topérieare
Fp. 145
» fô*
Lm «ftbles d0 moins dd 100 m. de longueur subissent uae majoration
de5 7o-.
Is^ cAbles de moins de 50 m. de longueur subissent une majoration de 15 o/o.
<t96 LES TRANSPORTS
' Tarli des câbles composés de 6 torons de 19 fils
Diamètre des oAble*
Fil de fur aa bois
Prix par
Acier doux Martin
cent kilo*
Acier
fonda
QaalitA rapérieare
Qaalitè
Fr. 107
Fr. 110
Fr. 135
Fr. 145
» lit
Les cÂbles
de moins de IC
K) m. de longue
îur subissent une majoration
de 5 0/,.
Les câbles
de moins de 50
m. de longuei
ir subissent uaa majoration
de 15 o/(
G. Exemples d'installations TELÈpéRiguEs.
I. Câble de birkenthal, près Brienz, — Distance horizontale entre ks 2 stations : 700 mètres ; différence de niveau : 420 mètres ; distance à vol d'oiseau entre les 2 stations : 815 mètres ; longueur effective des câbles : 845 mètres; pente moyenne :6l °/o. Un seul «âble porteur, de 25 millimètres de diamètre ; un càble tracteur sans f)n,de 11 millimètres. Durée du transport : 5 minutes, soit 5 mètres à la seconde. Charge minima : 1.100 kilos, non compris les chaînes et l'appareil de support, ce qui correspond à l^^.S de bois d*épicéa vert. Nombre d'ouvriers employés pour la manutention : 5. Frais de premier ( Câbles et installations mécaniques (freins, etc.). 7800 fr.
établissement. ( Montage, frais de transport, ctc . . . . 4 126 fr.
Total 115«6fr.
soit 14 fr. 63 par mètre courant.
TÉLÉFKRAGE 397
H. Câble de Roche, — Longueur du càble : 3.325 mètres ; difTérenc» d*altitude entre les deux stations extrêmes : 825 mètres. Câble soutenu par 25 chevalets en bois. Un câble porteur, de 28 millimètres de diamètre ; un câble de retour, de 18 millimètres de diamètre et un câble tracteur sans fin, de 44 millimètres de diamètre. On ades^ cendu, avec cette installation, des billes cubant jusqu'à 2°^%T0 ei des pièces de charpente mesurant jusqu'à 21 mètres de longueur. Coût de rinstallation : 63.000 francs, soit 19 francs le mètre courant. Le mètre cube, qui valait net 7 fr. 02 avant rétablissement du câble, s'est monté ensuite à 11 fr. 82, d'où un béut^fice de 4 fr. 80«
III. Câble de Rougellen. — Longueur du câble : 820 mètres. Différence d'altitude entre les 2 stations extrêmes : 450 mètres. Pente au-dessous de la station de départ : 8 ^/q. Installation comprenant • un câble porteur, de 28 millimètres de diamètre, un câble de retour, de 22 millimètres de diamètre, et un câble tracteur sans fin, de- 12 millimètres de diamètre. Charge moyenne : billes de l"»%5 ; charge maxima : bille de 3^%5, Nombre de voyages quotidiens : 8(> à 100. Quantité moyenne de bois descendus: 150 mètres cubes. Coût, de rinstallation : environ 10.000 francs, soit 12 fr. 20 par mètr&f courant.
Avantages et inconvénients du transport par câbles. — - Dans les régions montagneuses, accidentées et dépourvues., de chemins, le téléférage est souvent le seul moyen pratiqueet économique de vidange, toutes les fois qu'il s'agit d'une-, exploitation intensive, prolongée et portant sur une surface restreinte. En revanche, il n'est plus de mise, lorsqu'il s'agit d'exploitations dispersées, peu importantes et se déplaçant d'année en année, à moins cependant qu'il faille franchirun espace inaccessible, et que l'on puisse faire converger fa,cilement les bois, par d'autres moyens, vers la station de départ placée au centre du massif forestier à desservir. Cecas se présentera très fréquemment dans les Alpes, où des plateaux entiers, faciles à parcourir, sont séparés des vallées par des escarpements à pic.
On a reproché tout dernièrement au téléférage de néccssi*. ter une installation coûteuse et peu durable. Le reproche est immérité. Si les frais de premier établissement sont relative* ment élevés pour les gros transports, il ne faut pas oublier que la voie suit toujours la ligne droite, qu'en conséquence elle offre le développement minimum. Oti ne saurait, le plus souvent, remplacer 1 kilomètre de câble que par G à 7 kilo-^ mètres de routes ; la dépense sera, donc deux ou trois fois.
LES TRAI<(SPORTS
plus forte au moins, pour créer un mauvais chemin que pour installer un bon câble. De plus, les frais inhérents au transport lui-môme seront singulièrement plus élevés avec des .voitures qu'avec des câbles. Les chemins ont enfin besoin de •réparations incessantes pour être maintenus en bon état, el ces réparations répétées pendant dix à quinze ans, durée du câble, couvriront au moins trois fois les frais d'acquisition .d'un matériel neuf. C'est ce qu'il sera facile d'établir, au moyen de chiffres, à qui voudra aller au fond des choses.
Pour tous ces motifs, nous ne saurions assez recomman- 'der l'usage du téléférage en montagne : il y rendra des services inappréciables. En ce qui concerne particulièrement l'Algérie, des installations téléfériques rudimentaires permettront de résoudre élégamment et économiquement tous les problèmes relatifs au transport des lièges et des charbons.