CHAPITRE VI
LES PORTEURS
. L'établissement de porteurs sur rails est appelé à remédier .dans bien des cas, spécialement dans les pays neufs, à Tinsuffisance des voies de communication. Dans d'aatFes régions, ce peut être un moyen économique de transport.
Art. I". — PORTEURS SUR RAILS EN BOIS (i).
M. F. Fankhauser a décrit un modèle de porteur, roulant sur des rails en bois, qui pourrait trouver son application non seulement dans les pays de montagne, mais encore dans les forêts coloniales, où le bois est abondant et presque sans valeur.
A. Description de la voie. — La voie, large de O^jOO, est constituée par des rails ou éclisses en bois, de 6 à 9 mètres de longueur, ©""jlS de hauteur et 0'",09 de largeur, pouvant être débités sur place dans des tronces de 0^,90 de circonférence.
» Dans un premier dispositif, les rails sont fixés, à Taide de
(l)Dîe DrahtseilrieBe mit besonderer BerQcksichtîgûng der Holitransport- E^nrichtaug im iQeîAeii SehliereathaL Berne, Jent et Meinert, 1973.
LES TRANSPORTS
chevilles et de mortaises, dans des traverses espacées habituellement de 3 mètres, mais parfois aussi de 4 et de 5 mètres. Des cales empochent les rails de ballotter dans les mortaises. Les figures 298 à 301 montrent la disposition des traverses.
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Flg. 2G8,
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des rails, et les différents moyens de consolidation employés pour les réunir. Avec ce système, les traverses reposent directement sur le sol et il faut nécessairement que la voie ait été nivelée suivant le profil en long adopté, ce qui
peut nécessiter des mouvements de terre assez importants. Faisant abstraction des terrassements et de la valeur des bois employés, le dispositif revient à peu près à l fr. 20 le mètre courant et absorbe environ 1 décistère de bois. .
Dans un second dispositif, la voie, encore établie suivant
Fig. 300.
Flg. 301.
un profil en long déterminé, est arrangée de manière à ré* duire les terrassements autant que possible. Les traverses ne sont plus toujours au contact du sol ; elles reposent souvent sur des bâtis en bois auxquels elles adhèrent. .
LES PORTEURS
Les poutres ou traverses sur lesquelles la voie est établie sont espacées de 5 à 6 mètres, et les rails portent, à intervalles de O^jTS d'axe en axe, des traversines d'environ 3 centimètres d'épaisseur et 10 centimètres de largeur, emboîtées
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Fig. 302.
dans des mortaises et solidement fixées à Taide de cales. L'ensemble figure ainsi une sorte d'échelle posée à plat. Les rails en bois sont habituellement assujettis à leurs extrémités sur les poutres ou traverses. Les figures 302 à 305 montrent l'aspect de la voie courante et l'agencement des différentes pièces qui la constituent.
Dans les inégalités de terrain, les *^'
pentes sont rachetées au moyen d'exhaussements variés. Les plus simples sont les meilleurs. On utilise ce que l'on a sous la main : rochers, poutres, troncs d'arbres, etc. Si la voie contourne une paroi rocheuse, on ne la soutient que
Fig. 304.
Fig. 305.
d'un seul côté et on engage, de l'autre, les traverses dans la roche. Enfin, si les dépressions sont considérables, la voie devient alors tout à fait aérienne, et l'on a recours à de véri-
Mathey. — Exploitation des bois. L
LES TRAMPORTS
taWes estacades [fig, 306). Les figures 307 à 318 dorment, d'après M. Fankhauser, toujours, de précieuses indications.
Fig. 306.
pour l'utilisation des ressources locales et Tassemblage des soutiens.
Fig. 307.
B. Matériel roulant. — On emploie comme matériel xwr
LES PORTEURS
Fig. 309.
Fig. 310.
ïlg. 31Î.
Fig. 312.
LES PORTEURS
lant, des wagonnets en bois (fig. 319 à 327) présentant 2", 70 de longueur et 1™,10 de largeur. Le châssis est formé de
Fig. 318.
2 longerons ayant 10 x 20 centimètres d'équarrissage. Quatre
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