Freins
Les freins sont destinés à modérer la vitesse des bois à la 'descente, puis à les arrêter sur la plate-forme de la sation inférieure ; ils sont toujours intercalés sur le trajet du cable tracteur. Lorsque ce dernier est simple, le frein ne peut être placé qu'au départ ; dans Fhypothèse contraire, on peut disposer deux freins, l'un au départ, l'autre à l'arrivée. Le premier sert alors à modérer la vitesse sur les parcours les plus inclinés de la voie ; l'autre à arrêter les bois parvenus au terme de leur course.
Dans une première installation à Liestal Suisse\ le frein, placé au départ, se composait d'un cylindre vertical, tournant entre deux appuis, et autour duquel le cable était enroulé deux fois. Des ailettes fixées à ce cylindre étaient mises en mouvement par sa rotation, gênées au prorata de leur vitesse par la résistance de l'air. La descente du fardeau était ainsi notablement enrayée. De plus, un levier permettait d'agir par frottement sur le cylindre, de l'arrêter et d' immobiliser lachargesurla voie roulante.
Une seconde disposition fréquemment adoptée pour le frein d'arrivée, consiste, comme l'indiquent les figU- Fi8- 29°- — Elévation, res 290, 291 et 292, en deux tambours en bois, placés hori-
zontalement sur un fort bâti, mobiles autour d'un axe également horizontal, et sur lesquels le cable s'enroule dans deux directions opposées. Des roues en fer ou en bois, à large section, sont fixées à ces tambours et actionnées par deux leviers presseurs.il suffit donc d'exercer une pression progressive sur ces leviers, pour arrêter bientôt la rotation des cylindres et, par suite, le mouvement du câble tracteur.
Un troisième dispositif est repré- Fig. 291. - Vue de face. gent6 dang ,eg ,;gures ^3 et ^
A un mètre au-dessous d'une poulie à 3 gorges, où s'en-
Fig. 292. — Plan.
roule le cable tracteur, est fixée, sur l'arbre de cette poulie,.
Cable xTacbçi
Freùv
Fig. 293.
TELEFERAGE
une roue en fer, de 3 mètres de diamètre et de 12 centimètres d'épaisseur ; deux bandes également en fer, de 6 millimètres d'épaisseur sur 12 centimètres de hauteur, formant arcs de cercle, sont suspendues autour de la roue, par 6 tringles accrochées à la charpente.
Les extrémités de ces bandes sont munies de chaînes fixées, en se croisant, d'un côté à la charpente, de l'autre à la
Fig. S94.
jante d'une poulie en fer de 0m,50de diamètre. L'intérieur de ces bandes est garni de sabots en bois tendre. En agissant sur la poulie P à l'aide d'un levier L, les bandes se rapprochent de la roue de fer, et les sabots produisent un frottement proportionnel à la poussée transmise par le levier, frottement suffisant pour arrêter l'arbre de la poulie.
Enfin, à Birkenthal près de Brienz, le frein, placé au départ, se compose de deux poulies horizontales, situées côte
il côte {fig. 295), et sur lesquelles le cable s'enroule en forme de 8 ; pour ce faire, la poulie de droite présente une double gorge. Un plateau en bois de frêne, monté sur une poutrelle de fer, formant double sabot est logé entre les deux poulies. Cette poutrelle est réunie au levier par deux chaînes qui
s'enroulent une fois et demie autour de deux tambours. E» actionnant le levier, le plateau s'engage dans les gorges des poulies et exerce une pression plus ou moins forte sur le câble de façon à en régler la vitesse.
Dans les conditions normales, le nombre des ouvriers nécessaire à la manutention des bois est de six, savoir : à la station de départ, deux pour le chargement du wagonnet, un pour la manœuvre du frein ; à la station d'arrivée, deux pour le déchargement du wagonnet et l'empilage des bois, un pour la manœuvre du frein.
Lorsque la voie aérienne est unique, on ne peut descendre qu'une seule charge à la fois. S'il existe, en outre, un cable de retour, on peut établir un roulement continu sur la voie aérienne, sous la seule condition d'espacer régulièrement les charges. Le câble étant ainsi continuellement occupé, les frais de descente se trouvent considérablement réduits.
Avec de bonnes installations, on peut charger sans inconvénient des tronces cubant jusqu'à 2mc,70, des pièces de char* pente mesurant jusqu'à 20 mètres de longueur.
On descend facilement 18 à 20 mètres cubes de bois en moyenne et par jour ; ce qui nécessite, pour frais de niaiu»te»tion, une dépense totale inférieure à 30 francs, soit environ 6 journées à 4 francs = 24 francs.
Parmi les ouvriers employés à ce travail, l'un au moins doit être en état d'effectuer les menues réparations aux câbles. Celles-ci ne sont jamais très importantes, et l'on en tiendra un compte suffisant en majorant le prix du transport de 0 fr. 10 par mètre cube.
A la station d'arrivée, les bois sont reçus sur une plateforme formée de bois ronds juxtaposés et placés sur des chevalets également en bois. Ordinairement un plan incliné relie cette plate-forme au chantier et permet d'évacuer facilement les pièces au fur et à mesure qu'elles descendent»
6* -— Problèmes relatifs aux câbles porteum*
&.• Courbe du fil. Calcul de la flèche. — L'équation de la chaînette* forme réelle de l'a courbe dessinée par le fil sous J'influence de la.
TELEFERAGE
pesanteur,étant d'un usage difficile, nous admettrons que Tare affecte uue forme parabolique. Cela posé, les propriétés de la tangente à la parabole vont nous permettre de calculer approximativement la valeur de la llèche.
Supposons qu'il s'agisse de relier au moyen d'un câble porteur les stations A et 6 (fig. 296) dont on connaît la distance horizontale OB = a qui les sépare, et la différence de niveau .
OA = b. Déterminons ***' 296*
la parabole par la condition d'être tangente en B à l'horizontale OB. Un oalcul très simple indique que la flèche DE atteint sa plus grande valeur sur l'ordonnée partant du milieu G de OB, c'est-àdire à la rencontre de la tangente à la parabole en A avec cette
droite OB ; et que, de plus, cette flèche f est égale à |.
B. Tension limite. — La pratique montre que dans les conditions de pente ordinaires la valeur de f ne doit pas être inférieure au vingtième de la longueur de la corde AB, et qu'il est même avantageux de l'augmenter un peu, si le terrain le permet, afin de réduire les tensions et les résistances passives. Par suite, on doit avoir:
mare
donc