OD
Fig. 363.
Le principe de tous ces freins est le suivant (fig. 363) : JJ' est un levier qui sert à manœuvrer les deux sabots; il est lié sous un angle invariable, en son point fixe I, avec un autre levier GI articulé à la pièce GF. Une équerre FED relie l'arbre de la manivelle A au système articulé. En tournant cette manivelle, on fait descendre ou monter le point D, et, par suite, on serre ou on desserre le frein. Si F
/lîti
désigne la force appliquée au bout de la manivelle, r le rayon de cette dernière, s le pas de vis de Técrou, L le bras de levier GI, l le bras de levier IJ, on a comme expression de l'effort exercé en J :
Fx??x
formule dans laquelle r, e, L et J sont exprimés en millimètres.
Enfin, les figures 364 et 365 représentent un frein à vis horizontale, spécialement construit par la maison Decauville pour le trans-
Fig. 364.
port des lourdes charges (arbres en grume, etc). La puissance est de 3.000 kilos environ, son prix de 21 francs. Il se compose essentiellement d'un axe horizontal en fer situé dans le plan des essieux
et reposant sur une garniture boulonnée au châssis.
Deux écrous cheminent sur deux parties filetées de cet axe, et agissent, par l'intermédiaire de bielles, sur des barres portant les sabots.
Cet arbre horizontal est actionné au moyen de deux cordes passant dans h gorge d'une poulie et maintenues à l'aide d'une attache embrassante. Une poulie de renvoi p. 3gK permet de manœuvrer faci-
6* ' lement ce levier depuis la
plate-forme du wagonnet, en agissant alternativement sur les deux cordes.
Quant au nombre de wagonnets à frein qu'il faut introduire dans un convoi, on peut admettre (î) qu'avec une
(1) Thi£rt, Etude sur les petits chemins de fer forestiers.
LES PORTEURS 427
vitesse maxima de 12 kilomètres à l'heure, on doit freiner :
1 voiture sur 10 sur une pente de 1 */o i » 6 » 2 0/0
i » 4 * 5<Vo
4 > 3 » 5 et 6 °/0
7ra«? e/ piquetage de la voie. — Le tracé se fait autant que possible en ligne droite dans la plaine, en pente douce et régulière dans la montagne. En donnant à la voie une pente continue d'eau moins 2 °/o> les wagons descendront sous la seule force de la pesanteur, et il n'y aura plus qu'à faire remonter les wagons vides par des chevaux. Sur des pentes supérieures à 5 %, 'es freins des wagonnets sont impuissants à procurer l'arrêt complet du convoi. Il faudra donc ne pas dépasser cette limite de pente sur de longs parcours, et faire succéder une contre-pente ou un palier à une descente un peu forte. Il est impossible de calculer d avance la longueur de cette contre-pente ou de ce palier, et le mieux est de s'en rapporter à l'expérience. Cette longueur dépend de la vitesse, de la masse en mouvement, de l'entretien de la voie et des wagons.
En ce qui concerne la vitesse, le mieux est encore de s'en tenir chaque fois à l'expérience déjà acquise, et, pour commencer, de ne pas dépasser la vitesse d'un homme au pas.
Le piquetage de la voie ne nécessite une grande attention que dans les courbes.
Les raccordements peuvent se faire, soit à l'aide de tracés paraboliques (page 409}, soit à l'aide d'arcs de cercle. L'état des lieux, l'importance du projet, doivent surtout guider dans le choix des rayons. Si le piquetage se fait au vu d'un nivellement complet et d'une étude préliminaire du terrain, les courbes se calculent facilement au cabinet. Si l'on pousse en même temps devant soi, sur le terrain, le tracé et le piquetage, on aura souvent l'occasion de résoudre les problèmes suivants :
L — Raccorder deux droites AB et CD par cn arc de cercle.
Le rayon de la courbe étant connu, on élève en A (fig. 366) une perpendiculaire AH égale à ce rayon, puis on mène, par le point H, une parallèle HO à AB. En C, on élève une seconde perpendiculaire CI égale à AH, et, par le point I, on mène une parallèle 10 à DC.
Le point d'intersection des deux parallèles est le centre du cercle de raccordement que Ton tracera par points.
H. — Raccorder une droite AB et un arc de cercle.
Au point B (fig. 367), on élève sur AB une perpendiculaire BH égale au rayon du cercle auxiliaire ; par le point H, on mène une parallèle HO' à AB ; puis, du centre 0 on décrit un arc de cercle avec
un rayon égal à la somme de ceux de Tare donné et de Tare auxiliaire. Le point 0', où cet arc de cercle rencontre la droite O'H est le centre du cercle cherché.