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ATELIER DU FABRICANT DE FOURCHES

Les fourches utilisées dans les campagnes pour les travaux de fenaison et de moisson, se fabriquent surtout en micocoulier, coudrier, érable, tilleul et saule. Les tiges bifurquées ou trifurquées, propres à cet usage, sont soigneusement mises de côté par les bûcherons ; elles doivent avoir 0'",12à0™,15 de tour à 1 mètre du sol, 1™,80 de long jusqu'à la naissance de la fourche ; elles valent 8 à 9 francs la douzaine. Elles sont travaillées, soit en fabrique, soit sur le

Fig. 277.

parterre des coupes. Les fourches brutes sont chauffées sur une grille au-dessus d'une flamme claire, écorcées et mises au métier. Ce dernier [fig, 277) se compose d'un châssis en bois portant 2 traverses flxes et une troisième mobile, que l'on peut faire avancer ou reculer et qu'on fixe au moyen de chevilles. Les dents de la fourche étant engagées sous le travon médian, on force plus ou moins avec la traverse mobile.

LES PETITES INDUSTRIES FORESTIERES

de façon à donner aux dents le degré voulu de courbure. Les métiers sont ensuite placés dans un four modérément chaud, où ils séjournent une nuit. A la sortie du four, la fourche est prête. Il suffit alors de couper le manche et les dents aux longueurs d'usage. Pour redresser les manches, on peul^

Fig. 279.

Fig. 278.

avant de les mettre au four, les fixer sur un râtelier analogue à celui qui est donné par la figure 278. On écarte ou ob rapproche les fourchons à Taide de crochets ou de petites fourches de bois [fig, 279;.

Les fourches finies se vendent en gros 13 à 14 francs la douzaine.

On prépare de la même façon les manches de faux et de râteaux.

CFIAPITRE IV

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