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BOIS DE BROSSES

Art. XVI. — BOIS DE BROSSES.

Une quantité assez considérable de bois d'essences variées est absorbée par la fabrication des brosses. Pour cet usage on utilise surtout les déchets d'autres industries. Les brosses communes se font en aune, cerisier, bouleau, hêtre, peuplier ; les brosses de luxe, en acajou, palissandre, olivier, citronnier, bois de rose.

Les bûches ou les chutes sont portées à des scies circulaires ou à ruban qui les tranchent en morceaux aisément maniables, puis les divisent et subdivisent en planchettes rectangulaires, ayant fiiialemenl 15 à 21 millimètres d'épaisseur et offrant les dimensions extérieures d'un bois de brosse [fig, 363). Une fois débités, ces bois sont mis en tas dans des hangars pour sécher (/îy. 364) ; puis, on les livre à des ouvriers spéciaux qui leur donnent leur forme délinitive, en arrondissant les angles de la planchette

ri^. 363.

Fig. 364.

et en la faisant bomber. Ces planchettes, réunies par groupe de 5 à 6, sont soumises à l'action de perceuses à forets mul-

Mathey. — Exploitation des bois. II.

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tiples, vendues sous celte forme brute, ou garnies de poU> k-ii de fibres.

La garniture est faite avec des soies de sanglier, de hUïreau, de chèvre, et surtout avec les libres des feuilles c VAUalea funi/era, un palmier de Ceyian. Les balais d'apf«rtement sont garnis en piassava. Les soies proviennent d^ Sibérie, de Tlnde, de Chine, d'Amérique, de Pologne, d'All*^ magne, de Russie et des Balkans. Pour le balayage des n^^ on emploie des balais à bois d*aune ; les soies sont li\t^ avec du goudron de Suède liquide.

Le déchet de la fabrication est d'environ 30 ®/o- ^'^ nKnn: cube fournit 3.000 à 12.000 bois de brosses. Le sciage coût ' 20 à 25 francs, et le perçage d'un cent de brosses revient .i 1 fr. 25 en moyenne.

A noter spécialement l'emploi de l'aune, qui donne de Ins beaux bois de brosse, façon acajou.

Un mètre cube réel de bois de hêtre donne pour 180 a 200 francs de marchandises, et sa valeur brute, à l'alelier, ressort au minimum à 60 francs, tous frais payés.

Art. XVII. — BOIS DE CIIAYO.NS (').

La gaine des crayons ordinaires est lormée de bois dt* tilleul, d'épicéa ; celle des crayons lins est en cèdre rouize de Floride [Juniperus Virgiiiiana), qui exhale une odeur agréable et se taille facilement au canif. Le cèdre de l'Atlas, le genévrier de Phénicie et le thuya pourraient avanlaiîeuscment remplacer le cèdre de Floride, actuellement horstK* prix.

Le bois est d'abord débité en madriers, planches et planchettes, puis séché à l'air dans de vastes greniers bien ventilés. Les planchettes, de longueur un peu supérieure à celle des crayons, sont aplanies et rainurées au moyen de machines à fraiser. Chacjue rainure est garnie d'un 01 de mine, fixé à la colle forte. Sur les planchettes ainsi préparées, on en colle d'autres pour enfermer complètement la mine ; on serre

0 Paul Razous. — Les scieries et les machines à bois^Ch. Daood, 11/02.

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