‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 175 sur 194 · LIEGE · texte numérisé non relu

LIEGE

Epaisseur moyenne des lièges

Epaitsen

r des lièges

Lièges fins

Liôiços oriiinaircs

Lièges épais

A l'âge

de 5 ans

0ni,0149

D. ElMISSKUK MAUCliAM>B Ul' LIKGE l>E UKPllOni CTION. PÉ- RIODE I^EXPLOITATK». RoTATlON. O, Lc llÔi^e (Ic ICprO-

duction est exploUable dès ((u'il a atteint une épaisseur minima de 23 milUmolres, Le commerce demandant de préférence des lièges de 25 à 32 milli- <:C^y^/^ mètres d'épaisseur, il y a tout intérêt à ne récolter que des lièges de 25 à 27 millimètres, croule comprise. En général, cette épaisseur est atteinte entre 12 et 15 ans pour les lièges fins, à veine serrée ; entre î) et 10 ans pour les lièges ordinaires, à veine moyenne ; entre 5 et 7 ans pour les lièges gras, à veine lar^e. On appelle liège m«ic<? celui qui n'a pas 23 millimètres, une fois récolté.

b. L'épaisseur des lièges se détermine au moyen de sondes. Le modèle ligure 37(5 représente une sonde-poinçon dont le manche porle un couteau pour inciser la mère après le démasclage et une grille pour marquer les planches de liège. En enfonijant le poinçon dans Técorce jusqu'au bois et en marquant avec le pouce le degré d'enfoncement, on obtient l'épaisseur du liège. Pour constater en outre l'âge et la (jualité du liège, il faut se servir de la sonde emporte-pièce figure 377.

Fig. 376

740 PRODUITS ACCESS01KE3

c) LdL période cT exploitation est (d'après Charlemagne; le nombre d'années nécessaire pour obtenir des lièges d'épaisseur marchande.

Si la production du liège s'effectuait régulièrement sur tous les arbres, il suffirait de diviser la forêt en séries homogènes, puis de partager ces séries en un nombre de coupes égal à la durée de la période d'exploitation. En démasclant chaque année une de ces coupes, on finirait par obtenir une série graduée d'épaisseur de lièges, et la récolte pourrait se faire sur le 4/15, le 1/12, le 1/10...., le 1/6 de la contenance totale de la série, suivant que la période serait de 15, 12, 10... 6 ans. Le plan d'exploitation ressemblerait à celui d'un taillis ; il en aurait toute la simplicité.

On ne peut malheureusement opérer ainsi. Fiff 377 D'une part, en effet, les peuplements de

chênes-liège sont presque tous très irréguliers, présentant des arbres d'âges et de grosseurs confusément mêlés ; d'autre part, la production du liège varie beaucoup d'un sujet à un autre, même dans les peuplements réguliers et équiennes. En parcourant successivement les coupes à des intervalles égaux à la durée d'une période d'exploitation basée sur des moyennes, on s'exposerait à lever des lièges minces et des lièges trop épais, donc à subir une perte importante sur la valeur des produits.

d) On est ainsi conduit à effectuer la récolle des lièges en jardiumtf, et l'on appelle rotation le nombre d'années qui s'écoule entre deux récoltes successives de liège dans une même enceinte. La durée de la rotation varie de 1 à 4 ans. Si la forêt est petite, on peut eflectuer annuellement la récolle sur toute son étendue ; si elle est grande, on la partage en 2, 3 ou 4 divisions, que l'on parcourt tous les 2, 3 ou 4 ans, pour effectuer la levée du liège.

Prenons comme exemple une série parcourue en 1906» présentant des lièges de 22, 21, 20, 19, 18 et 17 millimètres d'épaisseur et dont on veut déterminer la durée de la rotation. Si on ne récolte que dans 3 ans, ces lièges qui ont une

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croissance annuelle moyenne de 2 millimètres par an atteindront, clans ce laps de temps, 28, 27, 26, 25, 24 et 23 millimètres. Or, après l'opération du bouillage, cette épaisseur sera augmentée de 1/5, et portée à 33,5, 32,5, 31, 30, 29 et 27,5 millimètres. Par suite, les deux premières catégories seront constituées par des lièges trop épais, qui ont dépassé les dimensions marchandes. Donc la rotation de 3 ans est trop longue et il vaut mieux prendre une rotation de deux ans. Dans ce dernier cas, en effet, les lièges de 22, 21, 20 et 19 millimètres d'épaisseur auront atteint, à l'époque de la récolte, 20, 25, 24 et 23 millimètres, soit 31, 30, 29 et 27 millimètres après le bouillage. On n*a donc plus qu'une seule catégorie de lièges marchands, et la rotation de 2 ans convient bien à la série.

E. RÉCOLTE Di: LIÈGE DE REPRODUCTION. O) La rCCOltC du

liège de reproduction se fait par les mêmes procédés, avec les mêmes précautions et aux mêmes époques que le démasclage.

b) Immédiatement après leur levée, les planches et canons de liège sont enlevés et portés à dos d'homme sur des places provisoires de dépôt, situées à proximité des chemins muletiers. Là, les lièges sont griffés ou marqués. Les lièges de rebut, trop mauvais, sont laissés in situ et empilés à part. Les lièges marchands sont transportés à dos de mulet et empilés sur des places définitives de dépôt. Ces deux opérations constituent le débusquement.

c) Les places définitives de dépôt doivent être établies en des lieux aisément accessibles, faciles à surveiller, autant que possible à proximité de la demeure des surveillants, sur des plates-formes horizontales» préalablement dessouchées, nivelées et mises à l'abri des incendies.

d) Au fur et à mesure de leur arrivée à la place définitive de dépôt, les lièges sont pesés à la bascule ou à la romaine, puis triés et séparés en deux catégories que Ton empile à part. La première comprend les lièges marchands ; la seconde les lièges de rebut, fourmilles, doublés ou atteints de pourriture.

Les piles, de forme aussi régulière que possible, doivent avoir au maximum 1™,80 de hauteur, une largeur égale à

PRODUltS ACCESSOFRES

celle (le deux planches moyennes, placées bout à bout, et une longueur égale à celle de la place de dépôt. On les dispose parallèlement les unes aux autres et à une distance de l"\r)0 (fig, 378;. Afin'de préserver les piles de la pluie et de

riiumidité du sol, les deux premières planches du dessous des mise< sont tournées la croûte vers terre ; toutes le> autres ont le ventre ou la mie en dessous.

Dans les exploitations

particulières, on a sou-

pjg 373 vent coutume de parer

les piles, c'est-à-dire de

disposer au-dessus et bien en évidence les meilleurs lièges

et en dessous .es plus mauvais.

, Le cubage des piles se fait par les procédés ordinaires. Le poids du stère empilé et sec varie de 80 à 1 10 kilos.

Cj Le poids du liège brut varie avec son degré de siccité, sa provenance, l'épaisseur de sa croûte, etc. M. Laraey assigne au mètre carré de liège de 10 ans, desséché à Tair, un poids de 8 kilos, et au mètre cube un poids de 285 kilos. M. Charlemagne, dans son excellente instruction à Tusa^ie des gardes, donne d'autre part les chiffres suivants pour le poids du mètre carré et du mètre cube de liège brut :

Au inoraanl

de la rùcolle

Après la

récolte

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