‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 39 sur 194 · POUR PAPIERS · texte numérisé non relu

POUR PAPIERS

Année 19021903

Les bois à livrer proviendront tous de Texploitation lOOÎ- 1903, et comprendront les essences suivantes : Pin Sylvesirer Pin Lord Weymotiih^ Tremble^ Verne et Bouleau.

BOIS A BEFIBflBB 7»

Les bûches en rondins mesureront 0'",97 à 0", 98 ou i'^/Mi à l'",31 (ces longueurs «ont de rigueur;.

Leur diamètre au petit bout sera de :

0'",tO pour le bois de pin ;

'0",08 pour les bots de tremble, verne et bouleau.

Toutes les pattes seront affranchies à la scie.

Le Pin sera en bois sain, frais, peu noueux, les nœuds seront bien rabattus à la hache.

Le Tremble et les attira bois blancs seront de premier choix, blancs, exempts de cœur rouge ou noir, de trous de \^T% ; les bûches courbes ou trop noueuses, celles dont les nœuds seront mal rabattus à la hache seront refusées.

Les livraisons commenceront le 1*" novembre procliain au plus tard, et comprendront chaque mois, une quantité qui ne pourra être inférie-ure au dixième de la fourniture de Tannée; elles devront comprendre 50 tonnes au minimum.

Ces bois seront rendus aux Papeteries Bisontines, aux Prés-de-Vaux, à Besançon, franco sur embranchement par fer, ou franco sur chantier, pour les livraisons arrivant par bateau. (Le fournisseur devra indiquer sur la soumission s *il liATera par eau ou par fer).

La reconnaissance des bois se fera sur les chantiers d'arrivée à l'usine, pour la qualité et le poids : les bois arrivant par bateaux, seront pesés sur le pont-bascule de l'usine.

Les rebuts qui pourraient provenir des fournitures, devront être enlevés par le vendeur dans un délai de huit jours ; à dater du neuvième jour, les acheteurs feront payer l'emplacement occupé, à raison de cinq centimes par mètre carré et par jour.

Les transports par fer seront payés par les acheteurs, et le montant intégral des lettres de voitures payées (frais de loyer et de traction sur embranchement compris) viendra en déduction du montant des bois reclus pendant le mois.

Les règlements se feront chaque commencement du mois, pour les bois reçus le mois précédent, suivant la quantité de lettres de voitures payées à la gare d'arrivée pendant le mois, à 30 jours de cette fin de mois, escompte 2 7o déduit, en traites fournies sur nous, conformément à nos autorisations. Ces traites seront payables à Paris le M de chaque mois.

L'escompte se décomptera sur le montant du lK)is livré, avant la déduction des frais de transport, c'est-à-dire sur le prix réel d'achat du bois.

Dans le cas où les soumissions acceptables par leur pri\ ilépasseraient les quantités nécessaires à l'approvisionnement de MM. J.-B. Weil)el et C'*, ceux-ci se réservent le droit de les réduire jusqu*k concurrence de la quantité qui leur est nécessaire, en opérant sur chaque soumission une réduction proportionnelle à son importance.

Un bulletin de réception sera envoyé chaque jour au vendeur pour les bois reçus, de manière à lui faciliter une contrevériJication immcnliate, en cas de désaccord sur l'un ou l'autre envoi.

A Novillars, le...

J.-B. WEIBEL ET C\

L'usine de pAte mécanique à Besançon, utilise surtout le pin, le sapin et le tremble ; celle de pâte chimique à Novillars, emploie de préférence Faune, le bouleau, le tilleul, le saule et même le hêtre.

Les prix moyens, payés depuis (juelques années, sont :

Tremble, la tonne 20 fr.

Pin lu à 17 »

Sapin 15 »

Hêtre 15 »

Aune, bouleau, tilleul et saule 14 »

Le poids moyen du stère de ces différents bois, expédiés plus ou moins verts aux usines, varie dans de larges limites, suivant provenance et terrain ; il est en moyenne de :

850 kilogrammes pour le pin, 800 » » sapin,

750 » » tremble.

BOIS A DÉFIBRER 77

BERGES Père et PUs Papeteries de Lancey, le.

A partir du 1«' octobre 1903, toutes les déclarations des marchandises qui nous sont adressées doivent porter, avec notre adresse, la mention :

A livrer sw" leur embran- CM

chement.

Nous sommes preneurs des . • . mètres cubes bois sapin que vous nous proposez, au prix de ... . francs le mètre cube, marchandise rendue franco à notre gare, livrables du

au ... , par quantités mensuelles à peu près

régulières.

Ci-dessous, nous résumons nos conditions générales d'achat :

1** Les bois doivent être de toute première qualité, généralement épicéa, sains, blancs, aussi peu noueux et aussi peu résineux que possible, et d'un grain serré.

Ils doivent avoir au moins O^jlOde diamètre au petit bout. La circonférence moyenne de la pièce la plus petite ne doit jamais être inférieure à 0", 40. Quatre ou cinq pièces au plus, doivent faire un mètre cube au quart.

i" Le système de cubage employé est celui qui est adopté dans toute la région : mètre cube au quart (barème Brossard\ — On mesure à taille franche.

3° Conditions variables de paiement.

4° Nous nous réservons en outre, de proroger de quelques mois le délai d'expiration de ce marché, et de vous faire suspendre vos expéditions pendant quelque temps, dans le cas où un encombrement se produirait, soit en gare, soit dans nos entrepôts.

Nota:—' Le mètre cube au quart a été payé, dans les 10 dernières années, de 32 à 35 francs.

78 BOIS DR PAPlRll ET DE DÉFIBRAGE

Art. IV. — AUTRES EMPLOIS DE LA CELLULOSE.

Glucose et Alcool. — En traitant le bois par des solutions très étendues diacide sulfurique ou chlorbydrique, on transforme la cellulose en dextrine, puis en glucose. On a cherché à utiliser industriellement ce dernier pour la fabrication de Talcool ; mais la pâte de bois, qui ne devait être à Torigine qu'un produit aecon^ daire, est devenue le produit principal de rexpioitation. On opère en plaçant des rondelles de sapin ou d'épicéa dans des cuves remr plies d'une solution au Vio d'acide chlorhydrique, puis en chauffant jusqu'à ébullition pendant iS heures, au moyen d'un courant de vapeur. On élimine d'abord l'acide en le saturant avec de la craie ; puis on met fermenter avec de là levure de bière. Après séparation du glucose, le ligneux est transformé en pâte à papier gm les procédés ocdinairea. Cette pàta reiie hmne et ne peut- servir qu'à la fabrication des papiers d'emballaga..

La transformation du bois en alcool se fait par le procédé DangeyilVé. Le bois divisé en rondelles et en copeaux, est mis en contact aareo T6 Vo de son peids d'une dissolution d'acide chlorhydrique à 15o Baume. Le mélange est introduit dans des cylindres tournant sur deux tourillons creux, dont Tun. sert à l'entrée du gaz acide chlorhydrique, l'autre à son évacuation. L'introduction du gaz est réglée de façon que la température ne dépasse pas 30<>C. La sacchariiicatîon étant complète au bout de 12 heures, on délaye la masse dans une liqueur de lavage à \2f* Baume, on vide le cylindre, on filtre sur d'épaisses étoffes de laine, on concentre le liquide dans la vide. Le sirop ainsi obtenu est très épais, formé de glucose et de matières gommeuses, avec des traces d'acide seulement. On se débarrasse des matières gommeuses en portant à 100° le sirop étendu, d'eau, on diiue à nouveau ce sirop avec une grande quantité d'eau, on sature au carbonate de chaux, on fait fermenter, on di&tille et on rectifie. Cent kilos de bois donnent 25 à 30 litres d'al. cool à 90°, exempt de toute espèce d'odeur et d'une excellente qualité. On peut traiter ainsi toutes les matières ligneuses ; leur rendement est proportionnel à la quantité de cellulose qu'elles renferment.

CeUulithe,. — Elle est obtenue en transformant en bouillie, évaporant et comprimant de la pâte de bois au bisulfite. Elle peoi servir aux mômes usages que le celluloïd, et offre sur ce dernier Pimmense avantage de ne point s'enflammer facilement.

Pulpe de bois comprimée et durcie, — La pulpe de bois ne sert pas seulement à la fabrication du carton et du papier ; comprimée jusqu'au durcissement, elle est utilisée pour la fabrication d'une foule d'objets, tels que : carton, meubles, ustensiles de ménage, imitation de porcelaine, barils, canots, tuyaux, poteaux télégraphiques, tuiles,

BOIS' A DÉriBIIBR 79

tapîa, planches, briquas pour la.coDBtrxiGtiioa.des maisons, corniches, pavé»» caisses!, monlare», encadremmits sonlptés,. alUimellei, mai*sons démontables, tubes en papier pour loger les câbles métalliques, bicyclettes^, roues de voitures et de wagons, vitres pour serres, etc.

If L — EMUT WK B0R Aat. !<*. — TEGHffOLOeiE, OLTILEJ^E ET RENDEMENT

On obtient là laine de- bois- »!• détaehant mécaniqueniffiit, de* bûches rondes ou fendues, de longs et mince» copeaoïb^ coDiui» dan& le commerce sous le nom de fi&r^ de bai»^ aynat 30 à 50: millimèt&es de longueur, 7ib '^ '/» millimètve* d'épaisseur; 1 à 4 millimètres de largeur. Les essfflHse»pmiiH cipalement utilisées sont Tépicéa, le sapin et les pins, accessoirement le hêtre, le peuplier, le tremble, le noisetier, Faune, le tilleul, le marronnier. A moins qu'il ne s'agisse de Eibri({uer des laines grossières, on doit éviter Temploi' des fcois verts, qui encrassent les fers et donnent un faible ren* dament. En règle générale, il ne faut traiter que des produits de faible valeur : chutes de scieries, dosses dTéc^uarisaagev etc., ou perches de petites dimensions, commfiealies qui proviennent d'éclaircies. Cependant, quand le bois est bon marche, ou que la force motrice est produite économiquement, on peut encore utiliser des arbres de grosses dimen- «ons, comme on le fait à Saint-Gervais-lcs-Bains (Haute- Savoie;.

Les bois doivent être exempts de nœuds, sans quoi les fers s'useraient trop vite et les copeaux se briseraient en courts filaments. On emploie surtout des rondins de 14 à 30 cendmètres de diamètre; on refend les bitehes plus grosses. Exceptionnellement, on utilise des billes de 10- 12 centimètres de diamètre, mais alors le rendement est très diminué*

Les meilleures machines à fabriquer la laine de bois sont celles de la maison Kicehner ; elles se composent essentiellement (fig. 33) d'un chariot actionné par une bielle et animé d'un continuel mou-

vement de va-et-vient. A ce chariot sont fixés : au milieu et en avant, deux ou plusieurs lancettes qui entaillent préalablement le

Fig. 33. — Fibreuse à double effet.

bois, suivant la direction des fibres, à la largeur des copeaux ; puis, en arrière et par côtés, un ou plusieurs fers à rabols, qui lèvent les tranches à Tépaisseur voulue. Le bois à travailler est tenu horizontalement entre deux rouleaux cannelés, horizontaux eux-mêmes, dont l'un est mobile, afin de permettre l'emploi de bûches de difi'érentes longueurs. Ce rouleau mobile est pressé automatiquement contre le bois par un contrepoids. Les deux rouleaux reçoivent des mouvements de rotation de l'axe moteur, en sens inverse, de façon à obtenir une descente régulière de la bûche vers les fers. Les difi'érentes épaisseurs des fibres sont obtenues par l'emploi de plusieurs pignons, la largeur par celui de différentes lancettes, de V2 ^ ^ millimètres d'espacement.

Fig. 33 bis. — Petite ma- On fabrique des machines à simple, chine à affûter les fers des double, triple ou quadruple effet. Les premachines à libres de bois mières n'ont qu'un seul couteau-rabot et autres fers droits. enlevant un éclat à chaque course du

chariot; les secondes en ont deux faisant deux fois plus de besogne. Dans les machines à quadruple efi'et, il y a 4 couteaux-rabots ; deux travaillent à l'aller, les deux autres au retour. Avec ces dernières machines, on peut travailler simultané-

BOIS A DÉFIBRER 81

ment A morceaux de bois lon^s de 0^,50 et larges de 140 milli* mètres, ou 2 morceaux larges de 280 millimètres.

L'arbre qui entraîne la bielle commandant Toutil fait i60 à 2oO tours par minute ; la dépense de force motrice est de 3 à 6 chevaux ; un seul ouvrier peut surveiller 2 à 4 machines-outils.

L'outillage nécessaire à la fabrication se compose : i® d'une fibreuse, 2© d'une scie circulaire à balancier ; > d'une presse pour la confection de balles pesant 25 à î?0 kilos ; 4<> d'une meule à aiguiser pour les couteaux.

Ci-après deux devis d'installations économiques :

lo Machine à simple effet 1 200 fr.

Presse 500 »

Appareil à aiguiser 200 »

Scie circulaire 482 »

Installations et autres 500 »

Total 2883J »

2<* Machine à double effet admettant des bois ju8qu*à 0n>,50 de longueur, livrée par la maison Kirchner avec : poulies fixe et folle sur Tarbre, jeu de fers droits à raboter, 3 pignons permettant d'obtenir 3 épaisseurs différentes dd fibres 1 450 fr.

Scie à tronçonner, avec cadres en fer, paliers pendants et lames de 600inin de diamètre (/Ig. 34) 482 »

Appareil à affûter les fers des fibreuses et les fers h raboter, avec un cylindre en émeri, pour des fers jusqu'à 170°^'" de long. 200 »

Presse à emballer, fonctionnant à bras, pour balles ayant jusqu'à 0%75 x 0^,75 X 1™,40, et pesant en moyenne 50 kilos (/fp. 35) 500 »

Installations et autres frais divers (300 »

Total 3 232 f r.

Le rendement varie avec les essences et la grosseur des bois. Un stère de rondins d'épicéa donne environ : 400 kilos de laine, si le diamètre des bûches est de 15 à 30 centimètres ; 330 à 350 kilos, si ce diamètre est de 12 à 15 centimètres ; 200 kilos seulement, si ce diamètre s'abaisse à 10-12 centimètres. Un stère de bois feuillu sec, pesant 400 kilos, fournit environ 250 kilos de fibres. Les déchets, qui s'élèvent en moyenne à 15 % du poids total, sont constitués par de petites baguettes ayant la longueur des bûches, soit 0"*,38 à O^jSO, et un diamètre de 3 à 6 centimètres. Ils peuvent servir, partiellement au moins, à l'emballage de la laine. En effet, chaque balle destinée à la vente doit être soli-

Mathby. — Exploitation des bois. U. 6

dément liée avec deux fils de fer. Afin que ces liens'ne coupent pas les frisons de laine, il est bon de placer, au-dessous

Fig. 34.

Scie circulaire à balancier.

Fig. 35.

Presse à emballer les fibres de bois fonctionnant à bras. Kirghnsb.

d'eux et aux quatre coins, des coussins résistants, commepeuvent en fournir les baguettes provenant du déchet.

Art. II.

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