‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 64 sur 194 · DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS

Le volume de Técorce est donc égal à 1"%387 — 1°*%204 = 0"%183, soit 13 7o du volume total. Tenant compte de )a perte de volume et du travail d'écorçage, on demandera 14% en plus pour des chênes mesurés sous écorce.

Les volumes avec et sans écorce, sont entre eux comme les carrés des diamètres ou des circonférences, avec et sams écorce, ce qui en rend la comparaison facile ^M. Broilliard).

Dans Texemple cité plus haut, on aurait :

Art. IV. — DÉGOUPE

La découpe est l'art de tronçonner les arbres en différentes parties répondant chacune à des besoiîis différents. Elle s'rndicpie sur les bois abattus par un miroir portant l'empreinte du marteau de l'exploitant ou de l'acheteur. L'empreinte du marteau n'équivaut pas au transfert de la propriété ; elle identifie seulement la marchandise.

a) Découpe des bois feuillus. — En général, ce sont les termes mêmes du marché qui fixent la découpe. On distingue :

La découpe nurrchande, effectuée à 2 pieds, soit à 0^,70 de tour ; c'est elle qui doit être la règle des parties, en Tabsence de conventions contraires ;

La découpe purgée de traverses ; la pièce doit être affranchie de la pointe, propre seulement au débit en traverses ; on sectionne à 1 mètre de tour ;

La découpe à la première couronne de grosses branches ; c'est le point indiqué par l'insertion de plusieurs branches, au-dessus desquelles la grosseur de la tige se trouve brusquement réduite ;

La découpe au premier nœud, exigée pour les bois de fente, de tranchage, de cintrage, etc.; les arbres ainsi sectionnés portent quelquefois le nom de bois lavés ;

La découpe au choix et par longueurs multiples, au gré de l'acheteur.

Sur le parterre des exploitations, la découpe se fait leplus souvent à :

0^,30 de lonr pour les arbres de 0<n,65 et an-dessus de circonf. à i™,30 du sol 0°»,50 » 0ni,66 à 1«»,30 >

0™,65 » lm,31 à ln»,95 »

1» » 2"»,6l et plus »

6) Découpe des bois résineux, — Les bois résineux se tronçonnent toujours à des dimensions plus faibles que les bois feuillus. Les tiges bien soutenues d'épicéa, de sapin, de mélèze, né se rognent qu'à 0'",15 de tour; les pins sylvestres du Nord nous arrivent découpés à 0°»,47, et les épicéas des mêmes régions à O",^!!). Les pointes, qui ne peuvent être employées pour le sciage ou la charpente, sont utilisées par les menuisiers et les charrons, notamment pour la confection des montants d'échelles.

c) Découpe des plots de sciage, — Pour le débit en sciages, il faut découper fin bout les feuillus à 1 mètre ou l'",10, les résineux à 0™,-80, mesures extrêmes.

Art. V. — AFFRANCHISSEMENT — SURMESURE DE LONGUEUR

Habituellement, les arbres sont livrés à découpe franche, c'est-à-dire affranchis au passe-partout, tant à la culée qu'à la cime. D'autres fois, la cime seulement est sciée d'équerre, et la culée reste adhérente au fut : c'est ainsi qu'on procède pour les bois de prix, comme les noyers. Dans certaines fournitures on tolère le sifflet d'abatage. Enfin, lorsque les arbres ont été traînés ou riesés sur de longs parcours, les extrémités et les faces sont plus ou moins déchirées ; on diminue alors la longueur des plots de 5 à 10 centimètres.

Qu'il s'agisse de réductions de longueur ou de surmesures spécifiées par les marchés, l'exploitant doit toujours en tenir compte dans l'établissement du prix de revient. Pour une diminution de longueur de x, portant sur une bille de diamètre d, la perte de volume est de -t^ . Si la bille a

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une longueur de 4 mètres, le 7o ^^ perte est exprime par la fraction — j- . Soit, par exemple, un billon de i mètres, qui

doit subir aux deux bouts une diminution de 0"",20 ; le % <^'e perte sera de :

400X eu j^„^^

Art. VI. — RELATION ENTRE LA HAUTEUR ET LA GROSSEUR

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