‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 77 sur 194 · àim;oo » 22» Me «ne. au quart · texte numérisé non relu

àim;oo » 22» Me «ne. au quart

l-12àl-,20 * 30 * \ wagon départ.

1^,22 et au-dessus » 35

Art. VL — GRUMES DE BOULEAU

Les sabotiers, les fabricants de bobines, les tourneurs, recherchent le bois de bouleau qui, à défaut de noyer, sert aussi pour la fabrication des crosses de fusils.

A. Place de Paris. — Bois sain, net, découpé au premier nœud. O^jSO à 0™,93 de tour au milieu, 40 fr. ) le m. c. au 1/4, sur wagon

fr. ) le m. c » ) Paris, (

1™ et plus » 45 » ) Paris, octroi non compris.

B. Place de Lille. — Billes rognées à 0™,70 de tour, toutes longueurs à partir de 3 mètres, payée» à quai Lille, de 47 à îiO francs le mètre cube au cinquième.

G< Fabriques de galoches, de sabots. — Billes découpées à 0™,50 de tour et classées comme suit :

0™,60 à 0«",98 de circonf. au milieu. 48 fr. ) le mètre cube au i^ et plus » 50 à 52 » ) cinquième, rendu.

La vente se fait quelquefois aussi au poids, à raison de 22 à 23 francs la tonne rendue.

D.Bresse, Morvan, Côte-d'Or. — Commerce considérable pour la saboterie. On paye iS à 20 francs le mètre cube réel, les bouleaux sur pied, portant 0'»,60 et plus de tour à 1™,30 du sol.

E. Toorneries. — Rondins droits, mesurant i mètre de long, 9 à 18 centimètres de diamètre au petit bouL Prix : 12 à 18 francs le stère sur wagon départ.

Art. vu. — GRUMES D'ÉRABLES

Les menuisiers, tourneurs, sculpteurs, luthiers, galochiers, sabotiers, charrons, tourneurs, passementiers, les fabricants de robinets, de boîtes sculptées, les armuriers, utilisent le bois fin, homogène, satine et tenace, de nos érables indigènes. Leurs sciages débités mi-sec en hiver, aussitôt après Texploilation, conservent une jolie couleur blanche, donnant aux meubles un cachet particulièrement agréable. Les érables donnent encore des moulures artistiques, bien supérieures à celles tirées des noyers américains ou noyers cendrés du commerce. L'érable sycomore, seul coté sur la place de Paris, a un bois tendre et blanc. Le bois de l'érable plane est plus argenté, moins fin. L'érable champêtre, ou azeroUe, est supérieur aux deux autres par la dureté et la finesse exquise de son grain.

A. Place de Paris. — Paris, qui ne connaît pas les érables, classe seulement le sycomore, et demande des bois bien faits, découpés

gana. nœuda». qa'ii paye :

i'»,20 à 1>",48 de tour fui milieu, 50 fr. ) le m. c. au 1/4, sur wagon 1»,50 et plus » 60 » ) Paris, octroi non compcis.

Ces prix ne répondent pas du tout à la valeur intrinsèque deTessence, et nous conseillons au commerce le classement et l'es prix suivants, qui, très certainement, finiront par s'imposer :

0b,60 à Q«,d8 de tour au milieu, 35 fr. ^

l°i,00 à 1™,18 » 45 » ( le mètre cube au quart,

1"»,20 à lm,48 » 55 » ( sur wagon départ.

li^^SO et plus » 70 » ;

Art. Vm. — CHUMES D'AUNE

Les aunes ou vernes peuvent atteindre de magnifiques dimensions dans les terrains inondés (2",60 de tour à 1",30 du sol dans le parc de Cessey-sur-Tille), et ils s'offrent à l'industrie pour une foule d'usages. L'ébénisterie en tire des placages imitant Tacajou et rébène ; Thorlogerie, des meules pour polir ses pièces ; la menuiserie, des objets variés d'ameublement. Les tourneurs en font des navettes, des bobines, des métiers, pour tisser la soie. L'aune sert aussi à la fabrication des sabots, des galoches, des chaises, des porte-manteaux, des pliants, des noyaux d'objets de passementerie, des manches, etc. Venise est construite sur des pilotis d'orme et de verne. L'ocre, le ciment sont emballés dans des fûts d'aune. Les grumes doivent avoir au minimum 2 mètres de longueur, 20 à 30 centimètres de tour au fin bout.

A. Place db Paris. — Bois net, découpé sans nœuds :

0«n,80 à 0»,98 de circonl. au milieu, 40 fr. ) ^® ™' ^' *"^"*''''

. * , * .- sur wagon Pans,

1"» et plus » 40 » t , . ®

'^ ) octroi non compris.

B. Bois DE CHAISES. — Billes de 2 mètres de longueur, légèrement hachées sur les 4 faces, fendues eu deux suivant le diamètre, présentant ainsi à peu près la forme d'une traverse de chemins de fer, 45 à 50 francs le mètre cube au quart, rendu.

C. Boîs POUR DouvELLEs. — Tous Tondius à partir de 8 centimètres de diamètre au petit bout, coupés à 1"',33 de long. Prix : 12 à 13 francs le stère, wagon départ.

GLAâSEMJBNT DES GRUMES 215

D. Classement ou commercb. — Eu tenant compte do prix de vente des produits ouvrés en aune, du déchet qu'entraîne la fabri- •cation, on arrive au classement suivant, sur lequel le commerce pourra baser ses transactions :

0»«,80 à O^jQS de circonf. an milieu, 30 fr. '

1«,00 à 1^,18 » 35 * f le m. c. au quart,

1^,20 à lni.38 » 40 » k sur wagon départ.

l'û,40 et plus » 45 » )

Art. IX. — GRUMES DE GERISIEa-MËRISIER

Avec le merisier, on fait : des planches sur dosses pour rébénisterie ^beaucoup de vieux meubles Louis XIV, Louis XV, Louis XVI sont en cerisier' ; des rampes d'escalier, imitant Tac^jou ; de la douelle pour cuves, aussi bonne que belle ; du merrain pour fûts à kirsch ; des frises de luxe ; des bois de chaises ; des placages pour bois de brosses ; des bobines pour soieries ; des articles de Saint-Claude, etc.

Les grumes saines, découpées à 0™,60 de tour, valent :

^ «^ . rx «« , .,. «.X - ^ lô mètre cube au quart,

0™,80 à O'n.gS de tour au milieu, 30 fr. / ^^ « ja ««l

lm00àl^u,38 . 40. f en gare départ,

. ' ' ,^ k ou rendu dans les scieries

im,40 et plus » 45 » ) v j r ••

A ,*tv I. j^iu j proches des forets.

Abt. X. — GRUMES D'ALISIER

L'alisier torminal, ou alisier noir, et l'alisier blanc, ou <illouchier, devraient, malgré la lenteur de leur croissance, être largement multipliés dans les arides forets du calcaire jurassique. Bien mieux que le chône, ils en feraient la richesse ; car, même sous de faibles dimensions, ils ont une grande valeur pour les fabricants d'instruments de musique (intérieurs de pianos), les luthiers (flûtes et lifresi, les tourneurs frobinets, anches de tonneaux, bouche-bouteilles, articles cîe Paris), les mécaniciens (engrenages), etc.

Ronds et découpés à 0™,o0 au petit bout, ils valent sur écorce :

O-njo à 0^,98 de tour au milieu, 60 fr. ) le mètre cube au quart, Im et plus » 75 » ) sur wagon départ.

Pour les mécaniciens, il faut fendre les billons en deux, le cœur ouvert, puis jeter dans Teau en attendant le placement. Vendre alors 50 à 55 francs le mètre cube au quart, pris au bassin.

Art. XI. — GRUMES DE SORBIER

Armuriers, mécaniciens, sculpteurs, ébénistes, graveurs sur bois, se disputent le sorbier, avec lequel on fait encore les meilleurs rabots, vis en bois, manches de couteaux, etc. On utilise non seulement le fût, mais encore les branches bien dressées, de 0",40 à 1 mètre de tour. On vend :

Branches de 0™,40 à 1™ de tour 70 fr.

0™,60 à 0™,78 de tour au milieu. 80 »

BiUes de pied l 1?,00 k 1™,28 > 120 * ( *" ^"*'jV ®"y

le mètre cube

l»«i.50 et plus > 160 » /

La marine achète également des billes de pied, qu'elle paye lOS à 110 francs le mètre cube réel.

Art. XIL — GRUMES DE POIRIER

Le poirier est surtout utilisé par les fabricants d'instruments de mathématiques (planchettes à dessin, équcrres, règles, pistolets, pantographes, etc.) et par l'ébénisterie pour la fabrication de meubles de luxe ou de meubles plaqués façon ébène. Les graveurs en font usage aussi. Lorsque le bois est droit, non vissé, il se classe et se vend comme suit :

1™,20 h l'",48 de tour au milieu, 65 fr. ) le mètre cube au quart, 1™,50 et plus » 75 » ) sur wagon départ.

Art. XIII. — GRUMES DE TILLEUL

On distingue généralement les tilleuls d'avenue, des tilleuls de parcs ou de forêts. Les premiers sont payés 10 francs de plus que les seconds au mètre cube au quart.

Fraîchement abattu en hiver ou en été, peu importe, le tilleul sain, propre, sans nœuds, est très recherché par : les luthiers pour les pianos, les orgues, les tables d'harmonie ; les menuisiers et les ébénistes pour l'intérieur des meubles, les tables de cordonniers ; les carrossiers pour panneaux de caisses de voitures ; les sculpteurs pour les cadres de tableaux, les figurines, etc.; les fondeurs pour le moulage des pièces de métal fondu ; les tourneurs pour bobines, étuis. Avec le tilleul on fait encore des bois de crayons communs, des manches à balais, des formes de chaussures, des rondelles de moules à fromage. Le classement et la valeur pour billes de 3 mètres et plus de long, découpées à la première grosse branche, sont donnés ci-dessous :

1™,20 à 1" 48 de circonf. au milieu, 40 fr. ) , ^, .

j«,KA« J-.-.0 «r- / le mètre cube au quart,

im OA * 1 /-- ( »ur wagon départ.

1™,80 et plus » 60 » ; 01

Art. XIV. — GRUMES D'ACACIA

Avec lacacia, on fait des rais de voitures, des brancards, des pièces d*engrenage, des dents de herses et de râteaux, des chevilles et des échelons, de Texcellent merrain, de belles frises, des charpentes incorruptibles, etc. On classe et on vend à peu près comme suit :

0«»,50 à O'ûJS de tour au milieu, 35 fr. ^

0'»,80 à 0>n,9S » 45 » ( le mètre cube au quart,

iro.OO à 1™,18 » 55 » k sur wagon départ.

1«,20 et plus » 65 » )

Pour tous ces bois, la découpe est poussée aussi loin que possible, jusqu'à O'",^! chez les petits arbres et ()'",50 chez les gros.

Art. XV. — GRUMES DE MARRONNIER

Le marronnier sain, fraîchement abattu, découpé sans nœuds, est recherché comme bois de découpage et de tranchage ; on classe et on vend comme suit :

ira,30 à lï»,48 de tour au milieu, 30 fr. ) le mètre cube au quart» lm^50 et au-dessus » 35 » ) sur wagon départ.

Art. XVI. — GRUMES DE PLATANE

Bien qu'il n'ait pas la souplesse du hcHre, le bois du platane est lourd, dur, bien maillé, susceptible de prendre un beau poli, peu sujet à la vermoulure et à la pourriture. On en fait des instruments de mathématiques, des jouets d'enfants, des dessus de tables et de buffets, des panneaux de boiserie pour caisses de voitures et de wagons. Les surbilles noueuses donnent des étaux et billots de boucherie. Il faut débiter le bois encore vert. Les billes nettes, découpées à la première couronne, se classent et se vendent comme suit :

1b,30 à 1™,5S de tour su milieu. . 40 fr ) le m. c. au quart, InijôO et plus » . . 45 » ) sur wagon départ.

Art. XVII. — GRUMIilS DE PEUPLIERS

Les emballeurs, les laye tiers, les menuisiers, les carrosisiers, les Compagnies de chemins de fer, les fabriques d'allumettes et de pâte à papier, les charpentiers, les tourneurs, font une consommation prodigieuse de peupliers. Tout est utilisable dans les arbres non élagués, depuis le tronc jusqu'aux branches portant au minimum 7 centimètres de diamètre et qui sont converties en bois à papier.

Le commerce distingue 3 sortes de peupliers :

a) Le peuplier blanc, Yprcaii, Blmic de UolUmde, connu sous le nom de Grisard, qui vaut :

.,, , . , ; 1°»,20 à 1«,48 de tour au milieu, 30 fr. \ le mètre cube

Billes découpées \ .-... j«. -ro «- ' » -

• 1™,;>0 à i"*,78 » 3o » au quart, sur

sans nœuds / ^„ g^ ^^ ^^^^ ^ 40 » ) wagon dép.

6) Le peuplier du Canada, Smsse, peuplier de Mrginie, Sw/.ssc, Suisse régénéré, Eucalyptus, valant :

„.„ j, , ; 1>»,20 à 1^,48 de tour au mil., 25 à 30 fr. . le mètre cube

Billes découpées S ^„. .^^ , ^ 30 à 35 . ( au quart, sur

sans nœuds / j.„ «a » i o- ♦ m \ j.e^

\ im,80 et plus » 3o a 40 » ; wagon dép.

CJJiSSEMENT DES GRUMES

c) Le peuplier noir, ou d'Italie, qui vaut :

^.., ( 1°.00 à i«.i8 de tour an milieu, 10 fr. \ , ,,

touta. TeDsota^ j„ g^, ^ ^„ 73 ^ 20 » ( "^ '"*'*' '"«•

élaguées ( ^^ go ^^ pi^3 ^ 25 » ) ^"«^^ ^^P-

2fofa. — Les belles grumes sans nœuds, découpées à 1"^ 50 de tour au petit bout pour le trancbage, atteignent de» priiL beaucoup plus élevés, descendant rarement au dessous de 34 à 35 francs le mètre cube rec/ sur pied.

Boùi pour wagons. — Les Compagnies de chemins de fer aclMUeiit des peupliers grisards en grume pour la construction des wagons. Ci-dessous La spécification du P.-L.-M.

Grumes de 5 à 6 mètres de long, ayant au minimniD l'",25 ou l™yiO de tour au milieu et sur écorce. Pièces alTcanchies à la naissance des grosses branches, droites ou assez peu courbées pour fournir des tronçons de 3 mètres n^ayanl pas plus de dix centimètres de ûèche. Bais à grain dur et serré, devant avoir au pJus 6 mois de coupe au moment de la réception. Iirames eiempies de ûla tranehés^ pourriture, nœuds vicieux, géiivures, roulures et autres défauts pouvant nuire à l'emploi et à. la durée des b«is. Bois choisis dans les chantiers. Cubaff^e au quart. Toutes autres conditions comme pour le hêtre (voir pa^e 204).

Prix du mètre cube au quart : 48 à 50 francs.

Art. XViri. — GRUMES DET .NOYER

Armuriers, ébénistes, menuisiers, carrossiers, constructeurs de wagons, sabotiers, se disputent le noyer devenu rare en France.

A. Place de Paris. — Le marché parisien distingue :

a) Les noyers vivement colorés de l'Auvergne, de la Savoie, du Dauphiné, qu'il classe et paye comme suit :

1«,W à i«,48 de tour au milieu, f20 Ir. \ le mètre cube au qusrt, 1^,50 à lni,98 » 140 » ; rendu sur wagon Paris»

2"» et plu» » 160 » ; octroi non compris.

b) Les noyers gris de U Bourgogne et du Centre :

l"i,20 à 1™.48 de toar au milieu, 110 fr. \ le mètre cube att quart, 1™,50 à 1™,98 » 20 » [ rendu sur wagon Paris,

2i° et plus » 130 » 7 octroi non compris.

c) Les noyers blanc de Normandie :

im,10 à i^,2S de tour au milieu, 100 fr. j le mètre cube au quart, 1%40 à im.6S » 110 » rendu sur wagon Paris,

i^jlO et plus 3» 120 y> ) octroi non compris.

Le noyer à trancher est estimé à part; il vaut 250 francs et plusle mètre cube au quart. Toutes les pièces destinées à Paris doivent être affranchies au passe-partout, à la culée et à la fourche.

B. Place de Lyon et Midi. — Noyers du Dauphiné. Arbres tronçonnés le plus long possible. Culée presque dans la racine.

Billes de pied de 0^.30 à 1^,38 de tour ) ^^, , , , . . «rr-i iAnv*

.,. , ,.,, j j' , , {70f«-lem. c. réelou4a Sfï'leslOO»^ au milieu et surbilles de i^ et plus. )

Billes / i^AO à 1,78 de t' au mil , 80 à W^ » ou 5 à 6^ >

de ] 1°',80 à 2 > 90 à 100^' » ou 6 à 8^ >

pied ( 2°» ,02 et plus » 120 à 150^' » ou 8 à 10^ >

Le commerce recherchant beaucoup les pieds veinés et loupés, . il arrive que les surbilles atteignent souvent un prix égal, sinon* même supérieur, à celui des billes de pied.

C. Arsenaux militaires. — Les billes droites et écorcées doivent présenter au moins 2 mètres de long et une circonférence au milieu comprise entre 1™,80 (minimum) et 3™,60 (maximum). La proportion en 2°». 50 de tour et au-dessus ne doit pas être inférieure à 5 ^/o Découpe franche aux deux bouts, pas de traces de racines à la culée, ni de branches à la fourche. Bois sain, exempt de tout défaut. Fil droit ; cœur bien centré ; pas de loupes, ni de bourrelets. Cubage au quart. De tels arbres valent au minimum 200 francs le mètre cube.

Art. XIX. — GRUMES DE SAPLN ET D'ÉPICÉA

A. France. — En général, le commerce se borne à distinguer trois catégories marchandes qui sont :

f 1°^,18 de tour au milieu et au-dessous, ^ 32 à 38 fr. le m. c.

Petits bois soit l«n,58 de tour à 1^,30 du sol et J au quart,

[ au-dessous jusqu'à O^^jôO, ) pris au chantier.

-, . ( l'»,20 à 1^,48 de tour au milieu, soit > ,^ ^ ,« ,

Bois moyens \ ^^^^^ ^ g^^g ^^ ^^^^ . ^^ 3^ ^^ ^^j ^ 40 à 42 Ir., etc.

-, , . ( 1"*,50 et plus de tour au milieu, soit )..».„ ^ Gros bois ] om OA J^ • * 1 • i«. oA j I f 44 à 48 fr.. etc.

( 2"»,20 de tour et plus a 1dû,30 du sol. )

Ce classement ne donne qu'une idée très imparfaite de la façon dont le prix du mètre cube croît avec les deux élé-

ments (hauteur et grosseur) qui règlent remploi et par suite la valeur des arbres. La classification basée sur le cube, qui fait état de ces deux facteurs, nous paraît inliniment préférable, et Téchelle des prix suivante paraît s'harmoniser suffisamment avec les lois actuelles de l'olfre et de la demande :

BiUes de 1 m. c. découpées aux 4^5 de leur longueur, 32 fr. \

» 2 m. c. » » 36 » J le mètre cube

» 3 m. c. » » 40 » f au quart,

» 4 m. c. >» » 44 » f sur wagon

» 6 m. c. >» » 4S » ^ départ.

Avec des mercuriales ainsi établies, on pourrait facilement passer de la valeur des bois abattus à celle des bois sur pied, en calculant une fois pour toutes les frais d'abatage et de transport par mètre cube. En telle foret, on verra que :

à l-,50 do soi

de bantear

,20 de tour et de 12 m. fait i""*: et vaut 8 à 10 fr. le m. c. réel

2mc 3mc

Dans les Vosges, les prix du sapin sont aclucllement à peu près de :

2 fl \ 0'»,20 .

0in,45 . . .

I 0ni,60 à 0»,65.

0«n;70 et plus.

20 fr.

le m. c. réel (Algan).

B. Allemagne. — En Prusse, on classe de la façon suivante

l'« classe 2<» »

grumes depuis 2°»°

» de 1,5 à 2'nc

» de 1 à l'ns5

» de 0,5 à l'ûc

» jusqu'à l"»c

volume réel.

222 BOIS RONDS ou EX GRUMES

Dans le Sadde rAilemagne, la classification s'établit simplement en fonction de la longueur, et de la découpe au petit boat.

1»^ cl. : grumes de 18 m. de long. min=>a, découpées à 0™,30 : 31^' 2« cl. : » i8 » » '"" "*'* ■ "'*'■•

3<» cl. : » 16 » »

4® cl. : » 14 >» »

5^ cl. : » 10 » »

6o cl. : » 8 » »

C. Autriche-Hongrie. — Pas d*usages bien établis. Chaque grand domaine a un tarif local. Ci -dessous, un exemple donné par Hufnagl pour la Bohême. Classement en fonction du diamètre au milieu, mesuré sous écorce ; découpe à 8 centimètres au fin bout.

Grurnus de 10-15 cm. de diam. an milieu, 13 fr.

» oG-40 » 22

» au dessus de 40<2™ >» 24

13 fie. \

fr. l 1. ]

le m. c. réeî, rendu h une

statiou de voie ferrée.

Observations sur le cours des bois de sapin et d* épicéa. — Plus encore pour les résineux que pour les feuillus, la qualité, le grain, le lieu où les bois ont végété, influent sur la valeur du mètre cube, et rendent erronées ou trompeuses les statistiques, les mercuriales, les déductions trop généralisées des fabricants de systèmes. Les prix les plus bas s'observent dans les forets de faibles altitudes, où le sapin et répicéa voisinent avec les feuillus ; les prix les plus élevés sont atteints dans la région moyenne de Taire occupée par ces essences. Ainsi, dans le Doubs, les sapins d'Epenoy, ayant en moyenne 5 mètres cubes, se vendaient à peine 13 francs le mètre cube réel, quand nous gérions le cantonnement de Vercel, alors que ceux de Levier, de Boujailles, de Villers-sous-Chalamont, étaient payés de Kî à 17 francs et plus pour des dimensions identiques, soit une différence d*au moins 23 Vo. Pour le même motif, les cours d'Arbois sont généralement inférieurs à ceux de Pontarlier. De plus, en Savoie, môme dans le Jura et le Doubs, les épicéas sont toujours vendus proportionnellement plus cher (en moyenne

20 ®/o) que les sapins. Enfin, en ce qui concerne la grosseur et, par suite, le volume des bois, certains forestiers barbouilleurs de formules, avaient cru pouvoir conclure, de statistiques tronquées, à la dépréciation commerciale des arbres cubant plus de 2 mètres cubes. La hausse gagnée par les gros bois, hausse qui ne fera que s'accentuer encore, est une réponse péremptoire à ceux qui fondaient leur fortune sur l'appauvrissement des forêts françaises. Les faits ont effacé les formules.

Art. XX. — GRUMES DE PIN SYLVESTRE A. France.

Le bois du pin sylvestre est d'autant meilleur, que les couches d'accroissement sont plus minces et plus serrées, que Taubier est moins abondant, que le cœur est plus imprégné de résine et que les arbres sont plus âgés. En France, ces qualités se trouvent réalisées à un haut degré chez le pin sylvestre des Cévennes, dont le bois, plus dur et plus résistant que celui du sapin, fournit les étais de mines les plus résistants, les poteaux télégraphiques et de transmission les plus durables, et des bois de sciage comparables à ceux tant vantés de la Suède et de la Norvège. Dans les terrains humides et les terrains calcaires, le pin sylvestre présente beaucoup d'aubier, un bois cassant et peu imprégné de résine, de nombreuses courbures ou baïonnettes, toutes particularités qui diminuent fort sa valeur.

Dans le Plateau Central, les exploitations des pineraies sont faites par les soins de certains marchands de bois. L'abatage, l'écorçage et le transport se traitent à façon ; il en est de même pour le sciage sur place. Le découpage des bois de mines se fait généralement dans les gares d'expédition, à raison de 7 à 8 francs par wagon pour la découpe et le chargement. Les branchages et débris de sciage, qui n'ont pas servi à alimenter les machines, restent à la disposition du petit propriétaire.

Dans les pineraies de l'Auvergne, les perches courantes sont débitées en poteaux de mines, et livrées, soit en grandes

224 BOIS RONDS ou EN GRUMES

perches, soit en étais découpés aux longueurs d*emploi, à des prix variant entre 18 et 20 francs le mètre cube au quart. Les arbres de choix sont transformés en poteaux télégraphiques, vendus de 2 à i) francs pièce aux chantiers d'injection, ou façonnés en petite charpente. Enfin, les arbres de 0™,90 de tour et au-dessus, malheureusement trop rares, valent de 32 à 35 francs le mètre cube au quart, et donnent des madriers pour pavés, des charpentes, des plots débités en planches et en parquets.

Les queues faisaient jadis des échalas courts pour les vignes du Midi. Ce débit est à peu près arrêté par la mévente des vins.

Les prix payés pour le pin sylvestre sur les marchés, français sont notoirement inférieurs à ceux du marché allemand, sur lequel remploi du bois de pin est beaucoup plus répandu. Les cours monteront très vraisemblablement encore, et pourront tendre à s'uniformiser sur le classement suivant :

le m.c. ta 1/4, sur wagon dép.

1» Grumes de 0^,90 de U au mil., et de 6™ de long. min°»«, 32 à 34 fr.

40 Perches et bois de mines de .... 5™ » 20 à 22 ».

B. Allemagne. — En Allemagne, la valeur des pins dépend surtout de leur grosseur, et, à un moindre degré, de la qualité et de la finesse du grain. On range : dans la première classe, les bois pouvant être totalement convertis en sciage ; dans la seconde, ceux qui donnent 75 ^/^ de sciage ; dans la troisième, ceux dont moitié seulement du volume total peut passer À la scierie. La quatrième classe comprend les bois branchus, noueux, propres seulement aux constructions. On paye le mètre cube réel, pris aux chantiers et magasins de dépôt :

Ire classe, long, minima 6 m., diamètre au milieu 0^.30 et pluR, 47 fr. 50

2« » * 6m, » 0«n,25 à 0"',29. 36 fr. 25

3« » » 5 m., » jusqu'à 0™,24, 32 fr.

4« » » 5 m., » » 27 Ir. 50,

Dans les mêmes conditions, Hufnagl donne comme valeur des pins sylvestres sur le marché de Tilsit : l"* classe, 41 francs ; 2® classe, 36 francs ; 3« classe, 31 francs.

C. Observations sir le bois bleu. — Les hillons de pin, exploités de la mi-juin à la mi-octobre et laissés sur la terre

humide, sont particulièrement exposés au bleuissement (voir tome P% page 180;. Pour éviter cette altération localisée à l'aubier, on peut, soit immerger les grumes dans de Teau courante, soit les écorcer rapidement et les rangera Tabride l'humidité, sur des sous-traits.

Art. XXI — GRUMES DE PINS NOIR ET LARICIO

Introduit en France depuis 70 ans environ, le, pin noir n'est pas gemmé comme en Autriche. Dans les parcs et les avenues, on trouve déjà des arbres mesurant l'",40 à 1"\()0 de tour à hauteur d'homme ; en plein massif, ces dimensions s'abaissent à l'",20 ou l'",30. Toujours fortement noueux, presque entièrement formé d'aubier, le bois du pin noir est transformé en étais de mines, poteaux de transmissions électriques, ptUe à papier et fibre pour emballage. Toutefois, son utilisation la plus rationnelle et souvent aussi la plus avantageuse est le débit en bois de boulange. C'est, en effet, un combustible de tout premier ordre, en raison de la résine dont ses tissus sont abondamment imprégnés. 11 vaut :

Au-dessous de 0'",90 de tour au milieu, 20 à 25 fr. ) le m c. au quart, sur

Au-dessus de Of^jOO » 27 à 30 » ^ wagon départ.

Le pin laricio de France sert aux mômes usages que le pin noir. 11 peut cependant donner aussi des perches légères pour les houblonnières, des montants d'échelles et des poteaux télégraphiques, acquérant ainsi une valeur un peu plus élevée. En Corse, cette essence est utilisée pour la charpente et pour le sciage. Environ 3.000 mètres cubes sont annuellement exportés à Gènes et à Livourne, où ils sont utilisés comme bois de mature. Faute de bateaux aménagés pour le transport des longs bois, les ports français de la Méditerranée sont complètement fermés aux produits forestiers corses. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner du bas prix offert pour les plus beaux laricios, prix qui ne dépassent pas 5 à () francs le mètre cube réel sur pied (Renseignements fournis par MM. Lescuyer, Inspecteur àBastia, Filippi et Lorenzi, négociants à Vivario et à Cor te).

Mathey. — Exploitation des bois. II. lo

22tt> BOIS RONDS OU EN GRUMES

Abt. XXIL .- GRU&Œ& DE PiN; xMABITIllie: .

Dans sa station naturelle, le gemmage améliore la qualiïé du bois de pin maritime sous le double rapport de la dureté et de la durée. Cette bonification favorise non seulement la partie direc4)emeDl gq^méev maiseneore les: régions supérieures du fût ; elle s'étend à l'aubier et au bois parfait. A noter que les pins gemmés à mort pendaat .3 à 4 aas-^eulement, donnent un bois moins sujet à se piquer que. ceux gemmés à vie durant 25 ou 30 ans. Une longue pratique monire.que le pin gemmé est préférable pour les traverses, madriers et parquets, alors que le pin non résiné convienl mieux pour poteaux télégraphiques, étais de mines, bois de caisserie. Les petites billes et les queues sont débitées en barres, mcrrain pour barriques à brai, étais de mines bruts ou écorcés. Les arbres de grosseur moyenne sont transformés en madriers pour pavés, en charpente, en pilotis, en traverses de chemins de fer. Les fortes tronces donnent des bois de. sciage variés. Depuis. 5 ou 6 ans^ la. valeur du bois de pin maritime a considérablement augmenté et les prix peuvent s'établir à peu près comme suit :

le Di.c. «a 1/4,

i^« classe, grumet de 2^ de long, 0™,90 de tour et plus au mil., 23 à 30 fr. 2-°' » >» 0.5SàO,88 » 23 à 25>» .

3» » » poteaux de mines.* 18 à 20 '»

Pdnr les longueurs supérieures à 2 mètres, les prix sont sensiblement majorés, en raison des frais plus élevés de transport. Actuellement, les pins maritimes de 0'",i8 à O^jSO de diamètre, valent 15 à 18 francs le mètre cube réel sur pied. Ajoutant le transport (3 ou 4 francs par tonne ou par mètre cube;, les frais d'abatage, d'écorçag^- et de billonnage (environ i franc par mètre cube), on voit que la valeur des bois rendus aux scieries oscille entre 20 et 23 francs le mètre cube réel. Les bois de mines sont payés à raison de 12 francs les 1.000 kilos rendus dans les gares des Landes. On admet

CLÂSflSHGiSr DES GRUMES . 21^'

qu'unn mètre cube (le bois vert pèse^. approximativeiBeat. i.Odûtkilôs^.

En Cojpse^ , le». ^ pins marilâiaes;, simplement éoopcé» -eti éboutésaà 0"»;40tde circonférence, sont expédiés en EspagnOi (de dSasiiaui fiaccekme), où> ils sont utilisés pour la.cais&ecidi. Ilëîse-.vendantjea' moyenne 2 francs le mètre cuberéeLsi»i pied, oui-mémeitseiileaient 0 frj 75 à i franoquaBdiilsh^^niY étéilambés, cecqui^héla».! est bien fréquent (M. LescuyBr^. .

Art: XXlir. — GRUMES DE PIN D'ALEP Comme pour le pin maritime.

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