‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 45 sur 69 · DE LA CONFRÉRIE DE NOTRE-DAME -ACX1LIATRICE DE NAMUR · texte numérisé non relu

DE LA CONFRÉRIE DE NOTRE-DAME -ACX1LIATRICE DE NAMUR

Nous avons dit dans l'article premier , que saint Pie V , attribuant la célèbre victoire de Lépante à la protection

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| de la sainte Vierge, lui avait donné le titre de Secours des tiens, et avait fait insérer dans les litanies ces mots : Âuxilium Christ ianorum , ora pro nobis. Ce fut le même sentiment de reconnaissance envers cette auguste Vierge toute-puissante auprès de Dieu, qui donna lien à rétablissement delà confrérie de Notre-Dame-Auxiliatrice à Munich, comme nous l'avons vn.

Pie VU délivré, en 1814, par suite d événements inattendus, de la captivité où il gémissait depuis cinq ans, déclara qu'il se croyait redevable de sa constance dans les tribulations , de sa liberté et de son retour dans la ville sainte, à la puissante protection de la bienheureuse Vierge 3Iarie. En mémoire de cette assistance particulière , il établit , par un décret du 16 septembre 1815 , en l'honneur de cette glorieuse Vierge, une nouvelle fête , sous le titre de Secours des Chrétiens ou Auxilium Christi inorum, qu'il fixa au 24 mai, jour auquel il était rentré en ion de la chaire de saint Pierre.

Par le même esprit, une nouvelle confrérie de Notre- Dame-Àuxiliatrice a été canoniquement érigée dans l'église paroissiale de Saint-Nicolas, à Namur, en Belgique. Léon Xll , par un bref du 17 novembre 1826, l'a approuvée et enrichie de beaucoup d'indulgences.

Indulgences de la Confrérie de Notre-Dame- Auxiliatrice de

Namur.

11 y en a de plénières et de partielles.

Indulgences plénières.

1 Le jour de l'entrée dans la confrérie, c'est-à-dire, le jour où l'on est inscrit par un prêtre de ladite confrérie, pourvu que, vraiment repentant, on se soit confessé, on communie et on prie selon les intentions du souverain Pontife.

2° A l'article de la mort , pour les confrères et consœurs , qui , repentants de leurs péchés , se confesseront

et communieront, ou ne pouvant le faire , seront au moins contrits, et invoqueront de cœur, s'ils ne peuvent le faire de bouche, le saint Nom de Jésus.

3° Le jour de l'Assomption de la sainte Vierge , fête principale de la confrérie, aux conditions ordinaires , de se confesser, de communier et de prier pour la concorde entre les princes chrétiens , l'extirpation de l'hérésie et l'exaltation de notre sainte mère l'Eglise , et , en outre, de visiter la chapelle de la confrérie. Par un bref du 14 novembre 1826, Léon Xll a commué cette condition, pour les infirmes, les absents , les religieuses et tous ceux qui seraient empêchés par quelque autre motif légitime ; en la visite d'une autre église ou oratoire public , ou s'ils ne le peuvent pas encore , en une autre œuvre de piété prescrite par le confesseur.

4° Le 24 mai, jour de la fête de Notre-Dame -Auxiliatrice , indulgence plénière aux mêmes conditions.

5° Par un autre bref du 12 janvier 1827 , Léon XII a de plus accordé aux confrères et consœurs qui visiteraient la chapelle de la confrérie ou, étant empêchés, visiteraient une autre église ou chapelle publique , ou feraient uneJ œuvre de piété prescrite par le confesseur pour y suppléer , prieraient pour les fins ordinaires , se confesseraient et communieraient, indulgence plénière à toutes les fêtes quelconques de la sainte Vierge, qui se trouvent dans le missel romain , savoir :

Le 23 janvier 9 fête des épousailles de la sainte Vierge.

Le 2 février , fête de la Purification.

Le 25 mars , fête de l'Annonciation.

Le vendredi d'avant les Rameaux , fête de la Compassion.

Le 24 mai et le 1 S août , comme nous l'avons dit.

Le 2 juillet, fête de la Visitation.

Le 16 du même mois, fête de Notre-Dame du Mont- Carmel.

Le 5 août, fête de Notre-Dame aux Neiges

Le 8 septembre , fête de la Nativité.

Le dimanche dans l'Octave de la Nativité , fête du saint

Nom de Marie. ( Cette fête est, dans le diocèse du Mans , le jour même de l'Octave).

Le troisième dimanche de septembre, fête des Sept- Douleurs de la sainte Vierge.

Le 24 septembre , fête de Notre-Dame de la Merci ( de \Mercede ).

Le premier dimanche d'octobre, fête solennelle du saint I Rosaire.

Le premier dimanche de novembre , fête du patronage Je la sainte Vierge.

Le 21 novembre , fête de la Présentation.

Le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception.

Le 18 du même mois , fête de l'Attente de l'enfantement [le la sainte Vierge.

6" Léon XII a accordé , entr'autres, deux indulgences

lénières, chaque mois, que les confrères et consœurs

)euvent gagner, aux mêmes conditions, l'une le pre-

uier mercredi du mois, et l'autre le troisième dimanche.

7° Par un bref du 17 novembre 1826, l'autel de la conrérie est privilégié à perpétuité, pour tout prêtre qui y :élebrera à l'intention d'un membre défunt de la confré- ■ie. Le même privilège est accordé à tous les autels de 'église de Saint-Nicolas de Namur , pour le jour de la nort et du service de chacun des confrères et consœurs.

Indulgences partielles.

1° Sept ans et sept quarantaines , les jouis de la Purification , de l'Annonciation , de la Nativité et de la Concepion de la sainte Vierge , aux confrères et consœurs qui violeront la chapelle de la confrérie, et y prieront selon les mentions du souverain Pontife. Cette condition peut être commuée comme nous l'avons dit ci-dessus.

2° Soixante jours d'indulgence, chaque fois que les confères ou consœurs assisteront à la messe et aux offices pi seront célébrés ou récités dans la chapelle de la con- Tcrie, ou bien aux congrégations publiques et particulières de ladite confrérie, en quelque lieu qu'elles se

tiennent ; chaque fois quils auront donné l'hospitalit» aux pauvres , réconcilié des personnes divisées , assisté i un convoi funèbre ou à quelque procession (autorisée pai l'ordinaire , accompagné le Saint-Sacrement quand on lt porte de quelque manière que ce soit, ou ne pouvan l'accompagner , diront , au signal de la cloche donné ; cet effet , une fois le Pater et Y Ave Maria , en latin ou ei français.

De même, lorsqu'ils réciteront cinq fois ces prières pou] les âmes de leurs confrères et consœurs défunts; lorsqu'il remettront dans leur chemin ceux qui s'égarent , lorsqu'il enseigneront aux ignorants les commandements de Diei et les vérités nécessaires au salut, ou lorsqu'ils pratique ront quelqu'autre œuvre de piété ou de charité que c« soit.

Les confrères et consœurs participent , en outre , à ton tes les bonnes œuvres qui se font dans la confrérie.

Admission et obligation de la confrérie de ISotre-Dam

de Namur.

1° Tout prêtre membre de la confrérie peut y admet tre, comme délégué à cet effet par M. le curé de Saint Nicolas de Namur, directeur de la confrérie. Il délivr un certificat signé de lui, exprimant qu'il est membre d la confrérie, fait une liste des personnes qu'il reçoit, et < l'envoyer, franche de port, chaque année, à M. le dire teur, à Namur. On le prie d'indiquer exactement la roisse et le diocèse des nouveaux associés. Ceux-ci 8( membres de la confrérie dès le jour de leur admissk et ont droit à toutes les indulgences , quoique leurs non ne soient pas encore inscrits sur le registre général , ils doivent être portés cependant dans l'année , comi M. le curé de Saint-Nicolas de Namur nous l'a écrit 4 juillet 1882.

Les conditions à remplir sont les mêmes que pour confrérie de Notre-Dame Auxiliatrice de Munich : 1< prêtres sont obligés de célébrer une messe chaque anné<

e jour qu'ils voudront, pour tous les confrères vivants et uorts; et les autres membres de la confrérie doivent réciter le chapelet, tant pour eux-mêmes que pour les conrères vivants et défunts, les jours de la Purification, de 'Annonciation, de la Compassion, de la Visitation, de Assomption , de la Nativité, de la Présentation et de la Conception de la sainte Vierge : on les invite aussi à le aire le jour de Notre-Dame Auxiliatrice , 24 mai.

Si, par oubli ou par quelque empêchement , ils manquent de dire le chapelet l'un de ces jours, ils peuvent i.'en acquitter un autre jour. Ils peuvent aussi suppléer n tous les chapelets de l'année, en faisant célébrer une nesse le jour qu'ils voudront.

Voilà toute l'obligation des confrères. Us ne sont )oint tenus de s'en acquitter sous peine de péché, seulement ils se priveraient des avantages attachés à la confrérie.

Chaque confrère doit avoir une image de la très-sainte ïïerge tenant son divin Enfant, comme aans la confrérie le Munich.

Cependant ces deux confréries sont entièrement distinctes l'une de l'autre, et ceux qui sont membres de celle de Munich , n'ont aucun droit par là aux avantages spiriuels de celle deNamur; mais ils peuvent se faire recevoir dans cette dernière s'ils le désirent.

ARTICLE VIII

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