‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 9 sur 69 · DE LA DIVISION DES INDULGENCES · texte numérisé non relu

DE LA DIVISION DES INDULGENCES

indulgence se divise , 1° en indulgence plénière et en indulgence partielle. L'indulgence plénière remet toute la peine lemporelle due au péché, en sorte que si quelqu'un la gagnait tout entière, et en recevait une application parfaite, il serait entièrement purifié devant Dieu; s'il mourait en cet état , sa récompense dans le ciel ne serait point différée. L'indulgence plénière est quelquefois appelée dans les bulles des souverains Pontifes plus plénière, ou très-plénièrç, non parce qu'elle est plus ou moins grande en elle-même, mais à cause des privilèges qui y sont annexés, comme la faculté pour le confesseur d'absoudre des cas réservés au Saint-Siège ou des censures , de dispenser de l'irrégularité, de commuer les vœux, etc. L'indulgence partielle est celle qui remet une partie seulement plus ou moins grande, de la peine temporelle duc au péché, par exemple, quarante jours, cent jours, sept ans, dix ans. etc. , de la pénitence que le pécheur aurait dû faire selon les canons.

2° L'indulgence se divise en temporelle et en perpétuelle. La temporelle est celle qui n'est accordée que pour un temps déterminé, et finit à l'expiration de ce temps. erpétuelle, au contraire , dure jusqu'à ce qu'elle soit positivement révoquée.

On divise encore l'indulgence en locale, réelle et personnelle. L'indulgence locale et celle qui est attachée aux lieux . par exemple, à telle église , à telle chapelle , a tel autel , etc. ; de sorte que pour la gagner il faut visiter ce lieu et y remplir les conditions requises par les termes «le la concession. L'indulgence réelle est celle qui est attachée à certains objets portatifs , comme petites croix, chapelets , médailles . etc. Si les objets n'étaient pas por-

tatifa , l'indulgence serait locale. L'indulgence personnelle e*t celle qui est attachée directement à une ou à plusieurs personnes ; telles sont les indulgences accordées aux confréries , et dont les membres de ces pieuses association! peuvent jouir, quelque part qu'ils se trouvent , en faisant ce qui est prescrit pour cela.

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