DE LA PAROLE
La parole est la voix articulée. L’instant qui sépare l’émission du son formé dans le larynx de celui où la parole est produite, est tellement court qu’il est inappréciable, et on peut presque dire que la production du son par le larynx et l’émission de la voix sont deux phénomènes instantanés , et tellement identifiés entre eux, que, malgré l'attention la plus soutenue, il est de toute impossibilité de les distinguer chez une personne qui parle. Voici un premier fait incontestable , ét dont il était utile d’être prévenu ; aussi pouvons-nous maintenant examiner de quelle manière le son produit dans le larynx, et que nous avons étudié plus haut , est articulé pour produire la parole. |
L’articulation des sons est produite par la contraction des muscles de la langue, des lèvres et des parois buccales, qui
déterminent 'l’agrandissement , la diminution, ou les conf: gurations diverses. que peut prendre la cavité qu’ils circonscrivent. Pour bien comprendre le mécanisme de l'articulation des sons, il faut l’examiner dans la production des lettres , car, ce sont elles qui forment la base de la parole; nous ne nous occuperons ici spécialement que de celles qui constituent le fond de notre langue.
On a divisé les lettres en voyelles et en consonnes. Cette division est extrêmement ancienne.
Les voyelles ont été ainsi nommées, parce qu’elles semblent être constituées par des sons vocaux laryngiens presque purs , et qui sont à peine articulés ; la cavité buccale n’est que légèrement modifiée , et sauf peut-être la cinquième voyelle, la lettre u, on pourrait prononcer les quatre autres sans fermer la bouche et sans modifier notablement son ouverture ; une telle prononciation toutefois serait loin d’être pure. On peut admettre en général que les voyelles sont articulées; cependant le nom qu’elles portent n’en est pas moins juste, car, comme je l’ai dit, ce sont essentiellement des sons vocaux.
L’a exige, pour être prononcé , que la bouche soit ouverte , la langue libre et abandonnée à elle-même,et la lettre en quelque sorte émise et poussée sans beaucoup de force.
Pour l'e, les arcades dentaires sont plus rapprochées , la bouche plus large , la pointe de la langue abaissée derrière les incisives inférieures. |
Pour l’i, ouverture buccale est encore plus rétrécie ; la langue plus élargie à la pointe touche les premières molaires.
La lettre o est presque uniquement formée dans le larynx.
L’u se prononce comme l’a, sauf que les lèvres sont fermées et projetées en avant.
Les consonnes ont été ainsi nommées parce qu’elles servent à lier entre elles les voyelles. Elles sont au nombre de dixneuf; on les divise en général en semi-voyelles et en consonnes proprement dites.
Il y à quatre consonnes semi-voyelles, dont deux sont dites nasales, parce que le son qui les constitue paraît retentir dans les fosses nasales. Ge sont m, qui se prononce en fermant les 1èvres complétement, et n, en fermant la cavité buccale par l'application de la pointe de la langue contre les incisives supérieures et le palais. Les deux autres sont dites linguales : ce sont 1, quise prononce en appliquant la pointe de la langue comme pour n, et en déprimant un peu sa partie moyenne pour laisser passer un peu d’air de chaque côté, et r, qui semble produit parles vibrations très-rapides de la pointe de la langue contre les incisives supérieures et le palais. H, se rapproche un peu de ce mode de prononciation, c’est une lettre aspirée.
Les consonnes proprement dites peuvent être divisées en labiales, b, v,et p, qui se prononcentun peu brusquement en écartant rapidement leslèvres préalablement fermées; dentales, dett, quiseprononcent en détachant la langue du palais; gutturales,k, q, g et c dur, qui semblent sortir dupharynx,et quisont produites en détachant égalément avec rapidité la langue du palais ; sifflantes, £, s, x, z et c doux, qui semblent produites comme par une espèce de sifflement.
D’après les remarques fort ingénieuses de M. Magendie, on peut classer les lettres d’une autre manière, et je suis loin de regarder cette classification comme indifférente. D’après lui, les lettres sont vocales ou non vocales : les premières sont dues à des modifications de la voix, et les secondes, ou consonnes, en sont indépendantes. Les lettres vocales sont a, e, 1, o, u et les consonnes b, p, d, t, 1, 2, k, m, n ,leslettres non vocales son f, v, s, x, 2, j, r, h ; elles sont dues au frottement de l’air contreles parois de la bouche, et peuvent être indépendantes du son vocal. Elles peuvent être prolongées autant que l’expiration.
M. Gerdy a publié (1) un mémoire fort intéressant sur la
D OLS
(1) Physiologie, t. 1.
voix et la parole. Ce mémoire nous a paru tellement remarquable que je crois utile d’en présenter l’analyse.
Il distingue les lettres en voyelles et consonnes.
Voyelles.— Aussitôt que le larynx donne de 1a voix, le son voyelle se fait entendre, et on peut le prolonger findéfiniment. Ce sont des sons stables. On les distingue en voyelles distinctes , ou qui frappent clairement notre oreille, a, é, ë, 1, 0, ou, eu, u, an, in, on, un, et voyelles confuses que l’oreille peut à peine distinguer, et la bouche reproduire, e muet, ue, il les subdivise ainsi :
1% Groupe, a, e : pour les prononcer l’isthme du gosier figure une fente verticale plus large en bas ; le voile du palais s’étend en voûte; et la luette se raccourcit. Pour a, la bouche est ouverte et la langue abaissée vers la pointe; poure, la langue plus élevée touche les incisives inférieures qu’elle dépasse, ainsi que les molaires.
9me Groupe, é, i: l'isthme du gosier forme uneouverture plus large. Pour é, la bouchese fend transversalement, le corps de la langue estélevé contre le palais et touche aux dents supérieures. Pour i, il s'approche encore plus du palais et même du voile.
3me Groupe, o, ou, eu, u : elles sont dues à lacombinaison des mouvements des deux premiers avec certains mouvements des lèvres. ( Pour o, ou, on a la même forme du gosier que pour a; et pour eu, u, c’est celle de e.) Pour o, les lèvres se froncent en rond , s’allongent en canal, et la pointe de la langue abaissée se retire en arrière des incisives inférieures. Pourou, les lèvres s’allongent un peu plus, l’ouverture de la bouche est plus étroite et la langue se relève en s'avançant un peu plus. Pour u, l'ouverture buccale est plus étroite, et la langue plus près du palais; pour eu, les lèvres se froncent de manière à former une ouverture transversale et ovalaire.
ame Groupe, in, an, un, ou, on, voyelles nasales, parce qu'elles retentissent dans les fosses nasales, en raison de l’abaissement simultané du voile du palais. Bien qu'il y ait deux
lettres, ce sont des sons simples. Pour an, le voile du palais est très-abaissé, la luette touche presque la langue, de sorte que peu de son sort par la bouche. Pour in, le voile du palais est élevé un}peu, et la langue est retenue vis-à-vis la première des grosses molaires. Pour on, c’est la même chose que pour an, sauf que la bouche s’arrondit. Pour un, le voile du palais s'élève, et la langue s’avance contre les incisives, la bouche est toujours arrondie.
Consonnes. — Dans la prononciation des consonnes il y a deux mouvements : 1° un préliminaire consistant tantôt dans des mouvements des lèvres, tantôt dans locclusion momentanée du canal oral; 2° un mouvement d’articulation qui consiste surtout dans l’ouverture subite du canal oral, et dans l'émission brusque de l’air préalablement retenu, et enfin dans l’explosion simultanée de la consonne. On peut prononcer la consonne en commencant par le son voyelle, mais jamais on ne peut la prononcer sans la revêtir immédiatement d’une voyelle obscure ou distincte qui la rende sensible à l'oreille.
On doit distinguer les consonnes en simples et composées. Les simples ne font entendre qu’un son consonne, uni à un son voyelle. Les composées en font entendre deux, qui naissent tous deux du même mouvement essentiel d'ouverture de la bouche.
Consonnes simples. — Il y en a neuf genres, et dans chacun de ces genres il y a une consonne douce, produite par une expiration douce, et une consonne dure, produite par une expiraüon brusque, à travers la bouche qui s'ouvre soudainement après avoir retenu l'air qui y était accumulé.
Premier genre : b, consonne douce, et P; Consonne rude (/a= biales). Elles sont formées d’abord par l’occlusion des lèvres, ensuite par leur ouverture.
2e genre: v et f{dento-labiales). Dans le mouvement pré-
liminaire les dents supérieures s’appliquent à la lèvre inférieure, et s’en écartent ensuite brusquement en articulant.
3e Genre : z des Espagnols, c du même peuple, 0 des Grecs, se prononcent en portant la langue entre les incisives, et en la retirant subitement pour laisser échapper la consonne articulée.
4e Genre : linguales antérieures sifflantes, z français, s, |, ch. Il y a trois mouvements de la bouche : un premier, préliminare, pendant lequel la langue s’applique à la voûte par ses côtés, l’air peut passer au milieu, et est dirigé contre les incisives où il se brise, et produit, soit un sifflement, soit un chuintement. Un second mouvement préliminaire par lequel la pointe ou la partie antérieure de la langue paraît fermer momentanément le canal de la prononciation ou au moins le rétrécir. Enfin le troisième mouvement ou d’articulation, qui “ouvre le canal et permet à la consonne de se faire entendre. Pour z et 5, l'air est dirigé contre les dents supérieures ; pour jet ch, la pointe de la langue est élargie, et l’air vient se briser plus facilement contre les dents.
5° Genre : linguales antérieures mueltes : |, x, d,t, sont muettes et articulées par la pointe de la langue. Pour r, la langue est contre Le palais, et rétrécit le canal oral; l'air qui passe dessus le fait vibrer comme un archet la corde d’un violon. Il y à un second mouvement préliminaire par lequel la langue s’applique au palais et s’en détache ensuite pour articuler. Pour 1, d,t, la langue s'applique au palais par un mouvement préliminaire. Pour 1, le canal oral est incomplétement fermé. Pour d et t, il l’est complétement, et la langue touche les dents. Ce contact n’est cependant pas indispensable.
6e Genre : linguales y, ch, il, g dur, q. C’est le corps de la langue qui les articule. Pour toutes, exceptés ch, la langue s'applique au palais par un premier mouvement, et s’en écarte
pour articuler. Pour Île, de feuille, l’air passe des deux côtés de
la langue. Pour y, l'air passe sur la ligne médiane, Pour ch, la langue, très-rapprochée dela voûte du palais, laisse passer l’air de manière à produire un petit sifflement ou un chuintement. Pour g dur et q, c’est la moitié postérieure de la langue rétractée qui s'applique à la voûte palatine vers le bord adhérent ou la base du voile du palais.
7° Genre : leson manque à la langue française ; c’est le j des Espagnols dans juez, ch des Allemands dans machen,
8e Genre : nasales m, n. Se prononce en abaissant le voile du palais et dirigeant le son vers les fosses nasales. Les lèvres agissent pour m comme pour b,et pour n, comme pour d. C'est donc un b ou un d passés par le nez. On peut en rapprocher gne de ligne. Pour ces trois consonnes l’air s'échappe par le nez dans le mouvement préliminaire, ce qui n’arrive pour aucune autre,
9 Genre : h aspirée. Le pharynx et l’isthme du gosier sont resserrés par une premicre action ; ensuite il s’y fait un relàchement subit qui coïncide avec l’expiration et fait résonner la consonne.
Telle est l’analyse du travail de M. Gerdy que j'ai trouvé tellement complet, que je l’ai retranscrit à peu près textuellement dans beaucoup de passages ; et j'ai eu lieu de m’étonner que Muller ne l’ait pas même cité dans son analyse de la parole, car nous allons voir que, dans le travail de ce dernier, il y a des explications qui sont bien évidemment postérieures et que M. Gerdy avait indiquées le premier.
Muller, dans sa Physiologie du système nerveux, a analysé avec une grande rigueur et avec sa sagacité habituelle les mo= difications de la cavité buccale dans la prononciation des lettres; il a fait quelques emprunts à M. Magendie pour sa distinction des lettres en celles qui exigentila voix, et en cellesqui peuvent être formées sans elle. Nous devons rendre à ce physiologiste la justice de dire que cette distinction lui appartient ; mais Muller n’en a pas moins analysé avec soin laparole , et comme
cette analyse peut nous être utile pour comprendre l’étiologie et expliquer la cause du bégaiement, nous allons l’exposer rapidement et présenter un résumé concis de ses idées.
La parole est une association des sons formés dans le larynx et de ceux produits dans le reste du tuyau vocal (Bouche, pharynx, fosses nasales), L'étude de la parole à voix basse est la seule qui puisse conduire à quelques notions précises sur la théorie des lettres; et cette étude a fait arriver Muller aux résultats suivants.
On doit distinguer les lettres en deux classes : 1° lettres qui sont constituées par un bruit produit dans la glotte, ce sont les voyelles; et en 2 lettres qui sont produites par des bruits engendrés par l'air qui parcourt le canal s'étendant de la glotte à la bouche, lequel alors éprouve diverses modifications; ce sont les consonnes. On peut voir qu’il admet ainsi la distinction trèsimportante faite d’abord par M. Magendie, mais cependant qu’il ne range pas tout-à-fait les mêmes lettres que lui dans ces deux classes.
Les voyelles sont donc de simples bruits qui ont leur origine dans la glotte, etles différences de grandeur du canal oral et nasal peuvent expliquer les différentes voyelles ; presque toutes les consonnes, au contraire, peuvent être produites par les seules modifications de la cavité phar yngo-bucconasale, ce qu'on peut constater en observant avec soin quelqu’un qui parle à voix basse.
D’après Muller on doit distinguer trois espèces de consonnes :
1° Consonnes muettes et soutenues dans la prononciation desquelles la cavité buccale et nasale présente des modifications identiques au commencement, au milieu et à la fin; ce sont : h;,m,n,fc,s,ret 1.
On les distingue en
(A) Consonnes qui exigent, pour être prononcées, que le canal oral soit entièrement ouvert; c’est h.
(B) Consonnes pendant la prononciation desquelles le canal nasal est entr’ouvert , et la cavité orale close par les lèvres ou la langue appliquée au palais. Ce sont met n.
Pour n, le canal oral de l’arrière-gorge ou cul-de-sac, est plus grand que pour m; pour m, la bouche est fermée par les lèvres; pour n, elle l’est par la langue appliquée au palais.
(C) Consonnes soutenues orales, exigeant, pour être prononcées, que certaines parties de la bouche se mettent en opposition les unes aux autres comme des espèces de valvules; ce sont f,c,s, ret ].
Pour f, les lèvres sont placées comme pour souffler. Le v n’est qu’une modification de f. Pour s, les dents sont rapprochées au contact, et la pointe de la langue touche celles de la rangée inférieure. Pour r, la langue vibre contre le palais. Pour I, la pointe de la langue s'applique immédiatement au palais, et l’air ne passe que des deux côtés entre elle et les joues.
2° Consonnes muettes explosives. Pour les former, on commence par une ouverture de bouche, et on les termine par leur fermeture. On ne peut prolonger ces consonnes à volonté ; le bruit cesse dès que la bouche s’ouvre : ce sont leslettres b, d, ets. Pour b, la bouche est close par les lèvres et s’ouvre ensuite. Pour d, elle est close par la langue qui est appliquée contre la voûte palatine. Pour g, la langue est appliquée par la partie postérieure de son dos au palais.
3° Consonnes explosives aspirées, p, t, k. Elles ne sont que
des modifications des trois lettres précédentes; par l'aspiration Je b devient p, le d devienttet le g, k.
Enfin , il y a deux lettres qui exigent la consonnance de la voix et l'articulation des muscles buccaux et linguaux. Elles sont pour ainsi dire intermédiaires entre les voyelles et les consonnes; ce sont ] et z.
Telle est l'analyse des recherches de Muller sur la parole. Quoique faite d’une autre manière que celle de M. Gerdy, on
peut dire qu'elle est inpéuieuse et d’une parfaite exactitude; aussi essaierons-nous, de même que pour celle de ce dernier, de profiter de quelques-uns des principes qu’il a établis, pour favoriser la prononciation de certaines lettres difficiles à prononcer pour les bègues.
Si maintenant nous voulons ajouter à cet exposé le résultat de nos propres observations, voici à quoi nous arriverons.
La parole est constituée par l'association de deux mouvements si rapprochés l’un de l’autre, qu’on les dirait instantanés. L’un est le son laryngien, et l’autre l'articulation des sons qui s’opère dans le canal qui s’étend de la partie supérieure de la'glotte à l’ouverture de la boucheet du nez.Pour lesvoyelles, le son laryngien prédomine, bien que cependantune certaine articulation soit nécessaire; pour les consonnes c’est le contraire, peu de son laryngien, et prédominance de l’articulation. Si nous cherchons quel est l’emploi de l’air expiré pour la prononciation de chacune de ces deux classes de lettres, mous verrons qu'il est employé diversement, mais toujours avec beaucoup de ménagement.
Ainsi, pour les voyelles, on peut leur appliquer tout ce que mous avons dit pour la voix non articulée , c’est-à-dire que tout l'air expiré pendant leur prononciation , est employé en totalité à vibrer ou à faire vibrer les cordes vocales, de telle sorte qu’ensuite il s’épanouit en ondes sonores dans la bouche ou le nez, sans produire de souffle. Pour les consonnes, il y a bien aussi un son laryngien produit, mais ce son est plus faible,et toujours dùû aux vibrations de l’air qui ne s’en épanouit pas moins en ondes sonores dans la bouche, et ces ondes sont, si je puis ainsi nv’exprimer,tellement peu résistantes, qu’elles ne forment aucun obstacle au libre jeu des muscles du pharynx, de la bouche et de a langue. Or, c’est précisément ce jeu qui constitue l'articulation. Voilà pour certaines lettres. Pour d’autres, et nous les avons signalées tout-à-l’heure , il faut d’autres conditions : ainsi, pour la production des lettres qui exi-
gent pour être prononcées que la bouche soit fermée par les lèvres ou par la langue, ces ondes sonores, sans manifestation extérieure du souffle expirateur, ont besoin d’être arrêtées, brisées en quelque sorte par un obstacle, pour rendre un son soit autre, soit plus sensible.
La parole étant composée de voyelles et de consonnes, les
deux mécanismes se confondent, et on peut toujours dire : le son est produit dans le larynx, et les cavités buccale et nasale
larticulent par leurs changements de capacité, par les obsta-
cles qu’elles opposent aux ondes sonores épanouïies en quelque sorte dans la bouche, Ces ondes sonores n’étant, en général, accompagnées dans l’état normal d’aucun souffle expirateur, à moins toutefois que les lèvres ou la langue n’aient interrompu, pour un instant, la sortie de l’air par la cavité orale; mais ce petit souffle qui sort alors, est utile pour la lettre qu’il fait prononcer, encore est-il toujours peu sensible.
Voici ce que nous pouvons dire de plus précis, dans l’état actuel de la science, sur la voix et surtout sur la parole, en y ajoutant le petit nombre de remarques que nous avons pu faire et par lesquelles nous avons terminé. Elles étaient utiles pour faire comprendre les diverses explications présentées par les auteurs sur la cause présumée du bégaiement, et surtout celle que nous proposerons.