APPAREIL VASCULAIRE
Le péricarde n’a guère offert qu’une injection intense des vaisseaux de sa surface exterieuie. Quelquefois sa face interne était d’une teinte rouge
uniforme. . , - i *
La sérosité qu’il contenait était généralement
plus abondante que dans l’état naturel.
Constamment les vemes cardiaques étaient tortement distendues itar du sang noir et
Constauimcut aussi les cavitcs droites du cmr
étaient remplies et distendues par du sang de même nature, et par des cailiats fibrineux très- TolumineuXj plus ou moins colorés et ecphymosés, adherens aux colonnes cliarnues, et se prolongeant même dans les gros vaisseaux de la basé.
Les cavités gauches ne présentaient ces caractères que moins souvent et d’une manière moins marquée.
La surface interne de çes cavités était dans l’état naturel , tandis que la surface externe du cœur présentait souvent des ecchymoses.
^ Les valvules cardiaques étaient quelquefois d’un rouge intense : cette coloration s’étendait jusque dans le gros vaisseau de la base.
Le système artériel ne présentait en général rien de remarquable; quelquefois cependant ses gros troncs contenaient une grande quantité de sang liquide moins noir que celui des veines.
ht système veineux, dans toute son étendue, était ponstamment distendu par une enorme quantité de sang noir et liquide. Les veines caves supérieure et inférieure, la veine porte, avaient acquis un volume énorme.
Le sang a toujours présenté de nombreuses et d importantes modifications.
Sa quantité paraissait au premier coup d’œil augmentée. A 1 ouverture des cavités splanchniques il ruisselait de toute part ; mais les vaisseaux ae la périphérie du corps n’en contenaient presque pas, en sorte qu’en dernière analyse le sanj?
,n avait pas probablement augmenté de quantité , mais s était seulement concentré d’une manière fort remarquable dans l’intérieur des viscères et des gros vaisseaux.
Le sang est épais, visqueux , ayant la cousis-»
tance de l’huile, ou même du miel liquide. Il coule difficilement , et bave à l’ouverture de la veine.
Sa. couleur est noire^ semblable à celle del’buile de goudron ; elle ne devient pas rutilante par l action de l’air atmosphérique ; quelquefois cependant, au milieu de cette teinte sombre, le sang est sillonné de filamens rouges (Christie),
Son odeur et sa saveur n’offrent rien de particulier.Lorsqu’on abandonne ce sang à lui-même, il se prend bientôt en une masse gélatineuse. , compacte, qui ne se séparé que rarement et difibcilement en caillot et en sérum.
Le caractère qui frappe d’abord à 1 analyse de ce liquide, est la diminution notable de la sérosité : elle semble manquer presque entièrement lorsque la maladie a dure pendant quelque temps, et que la mort est imminente.
Lorsque., au contraire ,1a maladie est peu avancée, ou lorsqu’elle tend à une terminaison heureuse, le sang est plus liquide et moins sombre.^ Le docteur Hermann, qui possède en Russie la réputation d’une grande habileté dans les analyses chimiques animales , dit avoir constate 1 absence de l’acide acétique libre, dans le sang des individus affectés, et la présence de cet acide dans les matières excrétées, qui en contiennent une quantité correspondante à celle qui manque dans le sang ; mais la plupart des chimistes français n’admettent pas d’acide acétique libre dans le
*^La rate (vraie dépendance du système vasculaire ) sur lo cas, présentait 9 fois son état naturel , et une fois seulement elle était petite et reuir-
plie de sang (Jahcnichen).
^ Gravier (choiera des Indes) la constamment trouvée dans son état naturel,
Hubenthal (choiera de Russie) dit l’avoir trouvée dure et petite chez, les individus qui avaient succomhé promptement , friable chez, ceux qui avaient été plus long-temps malades.