LIVRE I, GH. I
rent, comme, par exemple, on passe de la longueur à la surface, ou de la surface au corps. Le corps, s’il était dans cette condition, ne serait plus une grandeur complète; car cette transition à un autre genre ne peut nécessairement avoir lieu que par suite d'un certain défaut ; or il n’est pas possible que ce qui est complet soit défectueux, puisqu’il est tout ce qu'il doit être.
§ 5. Ainsi donc les corps qui se présentent à nous sous forme desimpie partie d’un tout, doivent être chacun faits ainsi selon leur définition même que nous venons d’indiquer ; c’est-à-dire qu’ils ont toutes les dimensions possibles. Mais ils se limitent et se déterminent par les corps voisins qu’ils touchent. Aussi voilà pourquoi, sous un certain point de vue, chaque corps est multiple. Mais il faut bien que le tout, dont ces corps ne sont que de simples parties, soit complet nécessairement ; et ainsi que le mot même de Tout l’exprime assez, il n’est pas possible que le tout soit de telle façon, et qu’en telle autre façon il ne soit pas.
comme on passe du point à la ligne et de la ligne à la surface, pour arriver de la surface au corps. Mais une fois là, il est interdit d’aller plus loin. — Cette transition à un autre genre, le texte n’est pas tout à fait aussi précis, et j ai dù paraphraser un peu tout ce passage.
§ 5. Sous forme de simple partie , ce sont tous les corps qui sont accessibles à nos sens et à notre observation. — Selon leur définition même
que nous venons (f indiquer, c'est-àdire que tout corps, par cela seul qu'il est corps, a nécessairement les trois dimensions. — Ils se limitent et se déterminent , il n’y a qu’un seul mot dans le texte. — Chaque corps eit multiple , la pensée eat obscure et demandait à être plus développée. — Le mot même de Tout , j’ai ajouté ces deux derniers mots.
— Soit de telle façon , le tout est nécessairement immuable et éternel.