‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 12 sur 212 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Étude spéciale des corps qui ne sont que des parties isolées du Tout et de l'univers. Réalité évidente du mouvement; mouvement en ligne droite; mouvement circulaire; mouvement en bas et en haut; mouvement centrifuge et centripète. — Corps simples; corps mixtes; mouvement des corps simples; mouvements contraires. Supériorité du mouvement circulaire sur tous les autres; singularité de ce mouvement qui est le seul parfait, continu et éternel. Nécessité d'un corps spécial et divin auquel ce mouvement s'applique particulièrement , et conformément aux lois de la nature; c'est le cinquième et le plus parfait des éléments.

§ 1. Nous aurons à examiner plus tard la nature de l’univers et à rechercher s’il est infini en grandeur, ou s’il est fini dans toute son étendue et sa masse. § 2. Mais parlons d’abord des parties essentielles et spéciales qui le composent, en partant des principes suivants. Tous les corps de la nature et toutes les grandeurs quelle comprend sont en soi susceptibles de se mouvoir dans l’espace ; et nous disons que la nature est précisément pour ces grandeurs et ces corps le principe du mouvement. Tout

Ch. II, § 1 . Sous aurons à examiner plus tard, voir plus loin dans ce même livre, ch. 5. — Dans toute son étendue et sa masse , il n’y a qu'un seul mot dans le texte. Ce paragraphe prouve que, dans la pensée d'Aristote, le traité du Ciel uc devait pas se borner à l'étude du ciel exclusivement. Voir plus haut la note sur le titre de ce traité.

§ 2. Des parties essentielles et

spéciales , il n'y a qu’un seul mot dans le texte. Ces parties essentielle* de l’univers sont les quatre éléments, la terre, l’eau, l'air et le feu ; plus un cinquième, dont Aristote reconnaît la nécessité. — Des principes suimnts , qui ont été exposés tout au long dans la Physique. — l/i nature est précisément , voir la Physique, livre 11, ch. I, § 3, t. Il, p. 2 de ma traduction. — Tout mouvement

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