‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 112 sur 212 · LIVRE II, CH. XI · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. XI

lement avoir un mouvement propre, et comme la nature ne fait quoi que ce soit sans motif raisonnable ni en vain, il est évident aussi qu’elle a donné aux corps immobiles la forme qui est la moins mobile de toutes. Or, la sphère est le coq>s le moins mobile qu’on puisse imaginer, parce quelle n’a point d’organes pour le mouvement. Donc, évidemment la masse de chacun des astres doit être sphérique. § 2. J’ajoute que tous les astres ensemble, et un astre quelconque considéré isolément, doivent être tout pareils à cet égard. Or, il a été démontré dans les Traités d'optique, que la lune est sphérique ; car autrement elle n’aurait ni ces accroissements, ni ces décroissances, se présentant le plus souvent à nos yeux sous forme de disque ou de courbe tronquée, et ne se présentant qu'un seul instant à demi-pleine. D’autre part, on a dé-

ch. 8, §$ 6 et suiv. Les astres n'ont ni mouvement de rotation sur euxmèmes, ni mouvement de translation dan» l'espace. — Un mouvement propre, immobiles chacun à leur place, ils sont transportés circulairement avec l’ensemble du ciel. — La nature ne fait quoi que ee soit sans motif raisonnable , voir plus haut ch.

8, § 8, page 165, où le même axiôme est invoqué. — .-lux corps immobiles..... la moins mobile, cette opposition de mots est dans le texte.

Celle raison a déjà été donnée plus haut, ch. 8, § 9. On peut voir aussi le limée de Platon, page 124, traduction de M. V. Cousin.— Elle n'a point doryanes, comme il y en a dans les animaux, par exemple.

§ 2. J’ajoute, second argument

pour démontrer la sphéricité des astres; celui-ci est tiré de l'observation des faits : la lune est certainement sphérique; donc tous leB autres astres doivent l'être. Cette indue' ion est parfaitement légitime dans toutes les œuvres de la nature. — Tous les astres ensemble , et un astre quelconque, voir plus haut le même argument ch. 8, § 6. — Dans les Traités d optique, le catalogue de Diogène de Laérle mentionne un Traité d optique, en un livre, à côté d'un Traité d a tronomic, livre V, ch. I , page ! 1 6, ligne 51, édition Kirmin f idot. — Que la lune est sphérique, la conclusion était ingénieuse ; car si la lune n'était pas sphérique, il était impossible d'expliquer les phases quelle présente. — Qu'un seul ins-

montré aussi dans les Traités d’astronomie , que les éclipses du soleil ne pourraient pas, sans cela, avoir l’apparence de disque. Par conséquent, un astre quelconque étant sphérique, il faut évidemment aussi que tous les autres astres le soient également.

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