‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 165 sur 212 · LIVRE III, CH. VII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CH. VII

cés de ne plus faire sortir d’un corps la génération telle qu’ils l’entendent ; car, si c’est de surfaces que l’on tire le corps, il ne sera plus tiré d'un corps évidemment. § 10. On est encore nécessairement amené à soutenir que tout corps n’est pas divisible; et par là, on est conduit à combattre les résultats des sciences les plus exactes et les plus certaines. En effet, les mathématiques admettent que même l’intelligible est divisible, tandis que, pour sauver leur hypothèse, nos philosophes sont amenés à ne pas même accorder que tout corps sensible est susceptible d’être divisé. Du moment, en effet, qu’on assigne une forme à chaque élément, et qu’on détermine par cette forme les essences de chacun d’eux, il est nécessaire de les faire indivisibles, puisque, de quelque façon qu’on di-

des théories qu’ Aristote combat.

§ 9. De ne plus faire sortir (T un corps , les surfaces ne sont pas des corps, puisqu'elles n’ont que longueur et largeur, sans profondeur; par conséquent, faire venir les corps de la combinaison des surfaces, c’est les tirer de quelque chose qui u'est pas corps; ce qui est contradictoire.

Proclus blâmait celte argumentation, au dire de Simplicius , parce que, dans la nature, les surfaces ont toujours quelqu’épaiaseur réelle. — Telle qu'ils T entendent , j'ai ajouté ces mots. — Évidemment } môme remarque.

§ 9. Que tout corps nest pas di • visibley il aurait fallu indiquer comment les philosophes qu'on réfute ici étaient amenés à cette conclusion.

En soutenant , par exemple, que le

feu se compose de pyramides, on arrivait à des pyramides irréductibles, c'est-à-dire, qu'on ue pouvait pluB diviser. — Les plus exuetes et les plus certaines , il n’y a qu’un seul mot dans le texte. — En effet , les ma thématiques, j'ai déjà remarqué plus haut, ch. 4, § 6, qu Aristote avait toujours tenu les mathématiques dans la plus haute estime. — Même Vin telligible est divisible , c’est surtout l'intelligible qui est divisible, comme Aristote l'indique lui-mème eu parlant de l’infini; voir la Physique, livre 111, ch. 5, § 6, p. 94 de ma traduction. — Que tout corps sensible , sans doute tout corps sensible est divisible; mais la division matérielle s'arrête bien vile , tandis que logiquement elle est infinie. — Une forme, c’est-à-dire une figura mathé-

vise la pyramide ou la sphère, ce qui en reste, après la division, n'est plus une sphère ou une pyramide. En résumé, ou bien une partie de feu ne sera plus du feu, et il y aura quelque chose d'antérieur à l'élément, puisque tout est, ou élément, ou un composé d’élément ; ou bien, tout corps n'est pas divisible.

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