LIVRE IV, CH. III
ce qui s’oppose à la guérison n’existe plus, se portent vivement l’un et l’autre là où ils doivent se porter. Alors le mouvement vient, soit de ce qui a fait la chose dès l'origine, soit de ce qui a supprimé l’obstacle, soit de ce qui a fait rebondir le corps, ainsi qu’on l’a dit dans les études antérieures, où il a été démontré que, dans aucun de ces cas, le corps ne se meut réellement pas lui-même.
§ 6. On voit donc maintenant quelle est la cause qui fait que chacun des corps qui se meuvent peuvent se mouvoir, et ce que l’on doit entendre quand on dit qu’un corps se dirige et est porté dans le lieu qui lui appartient.
tible de se yuérir , ceci se rapporte au mouvement de «impie altération, c'est-à-dire le mouvement de qualité. — De ce qui a fait ia chose dès f origine , c'est le principe moteur , ou plulAt le principe générateur. — Soit de ce qui a fait rebondir le corps, cette allusion au mouvement de* balle», lancée* d’abord par le joueur et rebondissant ensuite contre le mur, est plus claire quand on la rapproche du passage de la Physique , livre VIII, ch. 4, § 21, p. 489 de ma traduction. — Dans les études antérieures , ceci indique
la Physique , livre VIII, ch. 4, § 18, p. 487 et guiv. de ma traduction. Kii effet , le présent paragraphe 5 ne semble être qu’un abrégé de tout ce passage de la Physique. — Réellement, j’ai ajouté ce mot; voir la Physique, livre VIII, ch. 4, §22, p. 489.
§ 6. Qui se meuvent jteuvent se mouvoir , cette répétition est dan* le texte. — Se dirige et est porté , il n'y a qu’un seul mot dan* l'original.
On peut trouver toute cette théorie de la pesanteur bien inxufnsante ; mais elle n'en e*t pas moins curieuse pour l'histoire de la science.