‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 24 sur 212 · LIVRE I,*CH. IV, g · texte numérisé non relu

LIVRE I,*CH. IV, g

traires également. Or les oppositions de lieu par contraires sont le haut et le bas, le devant et le derrière, à droite et à gauche; et les oppositions du mouvement suivent les oppositions mêmes des lieux. § 8. Si ces oppositions étaient égales, il n’y aurait plus dans ce cas de mouvement pour les deux corps ; et si l’un des mouvements était le plus fort et l’emportait, l’autre mouvement ne pourrait plus se produire. Par conséquent, si ces deux mouvements existaient à la fois, l’un des deux corps serait bien inutile, puisqu’il n’aurait pas le mouvement qui devrait lui appartenir. C’est ainsi que nous disons d’une chaussure qu'elle est inutile quand on ne peut pas s'en chausser. Mais Dieu et la nature ne font jamais rien d’inutile ni de vain.

tion. — Les oppositions de lieu par contraires , ou plus brièvement : « les contrariétés de lieu, »

§ 8. Si ces oppositions étaient égales, ou peut-être encore : « Si ces forces étaient égales. » Le teite est indéterminé. — Etait le plus fort et l'emportait, il n’y a qu’un seul mot dans le texte. — L'autre mouvement ne pourrait plus se produire, parce qu'il serait neutralisé, étant le plus faible. — Si ces deux mouvements existaient à la fois, le

texte est moins précis. — D’une chaussure , comparaison vulgaire et assez inattendue dans un sujet si relevé. C'est peut-être une interpolation. — Mois Dieu et la nature, fécond principe qu'Aristote a toujours soutenu, et qu'on aurait le plus grand tort de bannir de la philosophie. Voir l'admirable apologie de la nature et la réfutation développée do système du hasard, Physique , livre II, ch. 8, L II, p. 52 de ma traduction.

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