BB LACRICULTIRR RT DU COMMERCE . VII
«Juestidh à1 débattre librement avec les prêteurs et je rie sache pas qu'aucune loi puisse imposer à un capitaliste l'obligation de prêter sur un gage insuffisant.
En quoi donc l'institution serait-elle compromise par un pareil argument? À coup sur, ce ne sera ni dans son principe, ni dans ses rioihbrettses possibilités d'application. Cela se borné à dire qtte le crédit a ses limites en toutes choses, Vérité dont personne, j'imagine, n'a jamais douté.
On objecte, en second lieu , par line singulière contradiction, que les facilités de l'amortissement annuel seront une excitation h l'emprunt, et que la propriété augmentera ses ebàrgeà* ait lieu de les réduire. Il est vrai que le bon sens public! appréciant les bienfaits des dernières combinaisons, a pu les exagérer au point de dire que cest emprunter sans rendre; mais quel mal y aurait-il à ce que l'esprit d'entreprise, d'amélioration et de spéculation même se réveillât chez nos agriculteurs. Il faudra condamner le Crédit foncier, parce que des propriétaires, cédant à une tendance trop commune, en useront non pour se libérer, ou pour améliorer fructueusement, mais pour acheter, pour s'arrondir! En vérité, c'est confondre l'usage d'une chose bonne en soi avec l'abus qu'on en peut faire ; c'est vouloir détruire un précieux instrument du crédit, parce que quelques imprudents peuvent y trouver leur ruine. Autant vaudrait nous dire qu'il faut retourner au javelot, parce que les armes à feu sont une provocation au suicide.
L'exposé méthodique que vous allez faire de l'origine et des étapes de cette grande idée qui est venue, du fond de l'Allemagne, conquérir son droit de nationalité chez nous ; la législation spéciale et encore rudimentaire, il faut en convenir, qui lui sert de formule, expliquée et commentée par vous, qui avez assisté à son enfantement, dissiperont