PREMIÈRE PARTIE
possible, être nettement figuré ; et enfin, que leurs côtés ne se confondent point les uns avec les autres , quelque petit d'ailleurs que soit ces angles.
On commence par dessiner d'abord ces figures bien exactement à l'aide du crayon, puis après, on repasse chacune de ces lignes avec le tire-ligne. Ce n’est que lorsqu'on a atteint une certaine pratique dans le dessin que l'on peut se hasarder de tracer tout d'abord à l'encre certaines lignes et parties de ces figures.
§ 2i. — Ce que nous venons de dire doit aussi être observé j s'il s’agissait de dessiner une figure à lignes courbes ou com- i posée d'uu mélange de lignes droites et courbes. On commencera donc aussi par les tracer à l'aide du crayon, puisscu- ’ lcinenl avec le tire-ligue ; et l’on devra également observer que les lignes droites ou courbes aient leur véritable forme , . grandeur et |iosition ; que les angles résultant de la réunion de ! deux lignes droites et courbes ou de deux ligues courbessoient exactement conformes à l'original , et que leurs côtés se réunissent exactement dans un même point. Nous devons ajouter qu’il est fort utile pour celui qui apprend le dessin dans un but technologique de savoir tracer à la main avec facilité ces figu- , rts : on y parviendra avec des exercices fréquemment répétés.
§ 25. — Si le contour d’une figure curviligne est composé d'un certain nombre d'arcs de cercle qui se confondent d’une manière si insensible et si peu marquée qu'ils ne forment à leur point de jonction ni angle ni coude, il faudra toujours que le» centres des deux arcs soient en ligne droite avec leur point de jonction. Ainsi soit e {Jig. 7) le centre de l'arc m le x d celui de l’arc fkc il faudra que les points c et d soient en ligue f droite avec le point c , si les deux arcs in le et fkc s’unissent , au point c sans former de coude, de même les centres d et y devront être en ligne droite avec le |K>int de jonction /', si les deux arcs ckf et puf doivent se raccorder au point La raison de cela est que , dans cette supposition , les deux arcs ont , dans leur point de réunion, une tangente commune. Aiusi la droite a b est une tangente de l'arc wi/c; car elle est perpendiculaire à l’extrémité du rayon’ ce , et en même tcnqis elle est tangente de l'arc fkc) car elle
est aussi perpendiculaire au rayon cil. De même hi est une langetUe das arcs de cercle ckf et /«>/'. comme nq est la tantjetiie de l’arc fop. Si les rayons de deux arcs et leur point de jonction n’étaient point eu ligne droite, il s’ensuivrait que ces arcs n’auraient pas de langetilts communes en ce point , mais formeraient au contraire là un angle . et les deux arcs formeraient au point en question un angle, quelque obtus d'ailleurs qu’il puisse être.