CHAPITRE IV
pmiilotf« pour rendre nftinllilni mur un denaln Im effet* de* ombre* et de la lumière- De* différente* opération* qu‘11 rat nree*- «alrr défaire pour urheter eomplrieiueiit iiu deMaln.
§ .190. — Dans le §37 do la première partie de cet ouvrage, nous avons dit ce que l’on devait entendre par ces mots lavis d'un dessin ; dans le chapitre III de la même partie, nous avons fait connaître les règles que l'on devait en général observer pour l'application des teintes et pour le lavis des surfaces, soit que l'on se serve de l’encre de Chine , ou de couleurs. Dans les paragraphes de cette dernière partie de l’ouvrage qui avaient quelque rapport avec ce sujet , nous avons lixè l'attention du lecteur sur l'influence que la lumière exerçait sur ces surfaces lorsqu’elles la reçoivent directement ou lui sont opposées; et enfin, nous avons indiqué la manière de représenter dans un dessin ces effets, peu importe quelle soit la position des corps par rapport au tableau ou lorsqu'ils projettent leurs ombres sur un autre corps. Il lions reste encore à faire connaître maintenant l'ensemble des procédés que l’on devra suivre lorsqu'il s’agit de donner, à l'aide du lavis, à un dessin déjà exécuté à l’aide de lignes, un jeu d'ombre et de lumière conforme à ce qui se voit dans la réalité. Or, l’emploi de l’encre de Chine ou d'une couleur noire (tour atteindre ce but dans un dessin est justifiée par ce qui se voit dans la nature ; car de même que les objets d'une seule couleur, . et en particulier ceux d’une teinte claire, lie deviennent parfaitement intelligibles à l’œil qu’à cause de leurs diffférents tous et à cause de la gradation plus ou moins marquée de la lumière, de même on obtiendra dans un dessin, à l’aide des teintes variant du clair au noir et sans faire
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emploi d'autre* couleurs. l'effet nécessaire pour que l’on puisse reconnaître, par le contraste même de ces teintes, la forme exacte de l’objet.
§ 397 Les différentes opérations que l'on est obligé de faire subir à un dessin jusqu’à ce qu'il soit complètement acbevédoiveulscsuccéder dans l'ordre que nous allons indiquer.
Lorsqu’on sera fixé sur la grandeur que devra avoir V échelle, sur le nombre des différentes projections, et sur les details que l'on doit figurer, ou déterminera avant toute chose les endroits qu'ils doivent occuper sur le papier. On observera dans cette disposition un certain ordre qui, jusqu’à un certain point, soit coni'onu à la réalité (en sorte que, par exemple, les projections verticales soient placées en liant les coupes au milieu, et les projections bori/.untales eu bas). Il n'est pas rigoureusement nécessaire de suivre cet ordre . mais on fera bien de toujours adopter une disposilion symétrique tant pour les vues d'ensemble que pour les détails ; enfin il faut aussi que cette disposition plaise à l'ail.
^ Après cela, il sera nécessaire de donner aux objets qu'on se propose de représenter, et cela en vue de la distribution ultérieure de la lumière et des ombres, une position telle, par rapport à leurs plans de projections, que les parties qui doivent attirer plus spécialement l'allen lion soient tournées vers la lumière , tandis que celles qui le sont moins soient toutes ou en partie situées dans l'ombre. On arrivera par là et surtout par le contraste de l’ombre et de la lumière à faire ressortir les premières par les dernières. Dans des dessins où l'on représente les objets dans une position inclinée par ra|iporl au plan, on devra surtout tenir compte de cette observation, enfin dans le choix que l'on fera de la position des objets a figurer, il faudra avoir égard d'avance auv teintes que l’on appliquera, afin d'obtenir par là le plus de netteté et le plus d'effet possible.
§ 398. la: dessinateur élaut bien fixé à la suite de cet examen v el il ne devra pas trop se presser, attendu qu'un oubli ou une négligence serait difficile à rectifier et même souvent impossible), tracera sur les parties bien déterminées de sa feuille de papier suffisamment tendue , et en observant les