‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 112 sur 136 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

marquer les ombres portées ; parce qu’on suppose celte projection placée tellement lias, que ni les 11111111 , ni les colonnes ou tout autre corps saillant puisse projeter d'ombre sur elle. En effet, les ombres portées prendraient fort inutilement une grande place sur ce plan . et rendraient en outre le dessin très confus. Il y a cependant une exception à faire (mur les escaliers dont on indique mieux les marches et la position lorsqu’on trace leurs ombres.

Lorsqu’on aura terminé le tracé de tontes les ombres . on appliquera sur elles une ou plusieurs teintes avec une encre de Chine pas trop pâle ; ayant soin de suivre pour la construction des ombres portées ce qui a été dit au sujet des ligures desquelles 011 s’est servi dans le chapitre précédent. Il faudra d’abord suivre avec exactitude les contours des corps et les limites des parties situées dans l’ombre et celles des ombres elles-mêmes qui ont été tracées au| crayon ; en second lieu, on lavera doucement avec le pinceau à eau celles de ces lignes qui auraient reçu une trop grande quantité de couleur ou seraient trop foncées ; cette petite opération devra se faire tandis que ces lignes sont encore mouillées, surtout lorsqu’elles marquent la limite de l'ombre sur une surface courbe. Ainsi , par exemple, on 11 e laissera jamais subsister d'une manière aussi tranchée les limites de l’ombre telles qu’elles sont représentées le long des lignes F G {fitj. i 12 c h, (iy. 1 1 G et 1 17 C’ B'C* fiij. 131 ) , mais on les adoucira au contraire avec le pinceau pour pouvoir donner à la surface courbe une plus grande apparence de la rondeur qui lui est propre, comme on peut s’en convaincre par l’examen des tig. 137, 138 et IS3.

Après que les teintes que l’on vient d’appliquer sur les ombres seront assez sèches, on effacera doucement avec de la gomme élastique (§ 400) les limites d’ombre qu’on avait tracées d’abord au crayon, en ayant b en soin de 11 e pas attaquer le papier.

Comme on peut déjà le prévoir, il sera nécessaire de se servir, pour la construction des ombres, d’un crayon bon et tendre , de le manier avec légèreté, et surtout de tracer le (dus petit nombre possible de lignes de construction. Si par hasard la construction des ombres exigeait un grand nombre de lignes

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auxiliaires, on pourra cependant conserver au dessin toute sa netteté en consi: uisant d'abord ces ombres sur une feuille séparée, puis en reportant sur le dessin les lignes trouvées (§6, 7 , 246 et suivants) ; mais |tour cela il ne faut pas se baisser rebuter par la peine et par le temps que cela exige , surtout si l’on veut rendre l'ombre d’une manière très exacte.

§ 4-02. — Après avoir appliqué sur les ombres une teinte avec l’encre de Chine , on suivra , pour mieux les achever, les instructions que nous avons données dans le premier chapitre de cette partie-ci de l’ouvrage. On les renforcera donc là où. d'après leur nature, elles doivent apparaitre plus sombres; on les arrêtera bien, sans toutefois leur laisser former un rebord d’encre de Chine ou d'eau , ce qui leur donnerait un aspect dur et peu naturel. L'encre dont on devra se servir devra avoir à peu près le même ton que celle appliquée d'ahord sur toutes les ombres. Ainsi , par exemple , dans la lig. 1 28 on renforcerait l’ombre le long de D a A’ jusqu'à un quart environ de sa largeur (c’est-à-dire , jusqu’au premier quart de la ligne a K), et on fondrait vers A , attendu que l’ombre qui se produit ici devient plus claire vers A à cause de l'effet du rellet. Sur des surfaces convexes, au contraire, on placera les limites d’ombre, de telle sorte, qu'une portion de la teinte se trouve à droite et l'autre à gauche de la ligne limite, ou lorsqu'il s'agit d’une position horizontale qu'une portion de la teinte soit placée au-dessous et l’autre au-dessus de cette ligne ; que si par exemple la ligne F G (/g, 1 12 ) se trouvait dans le milieu , alors on la fondra également des deux côtés ( § 299). Après avoir répété un certain nombre de fois celte opération pour les ombres qui ne doivent pas recevoir uniformément le même ton et lorsqu’on pense avoir donné l’expression nécessaire, on s’occupera alors des parties claires des surfaces convexes et concaves (§ 300 cl 303), à cet effet on appliquera sur les parties où la lumière doit apparaitre plus mate , des teintes plus pâles, et on les degraderajusqu’aux points où elle doit apparaitre le plus clair, autrement dit là où apparait la lumière vive et jusqu’à ce qu’enfin ces surfaces reçoivent le ton représenté dans les lig. 1 27 II, 1 38 II et 1 39 II. Mais pour l'opération en question , il est encore nécessaire d'observer ce qui suit :

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