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Ainsi, l’on demande généralement (jue l'image d’un objet remplace entièrement aux yeux cet objet lui-mème, abstraction laite de la matière dont il est formé ; mais si l'on considère en même temps la grande diversité du monde de corps qui nous entoure, et celle des fins qu’on se propose en reproduisant leur image, on reconnaîtra qu'il doit exister aussi des différences essentielles dans les procédés de représentation qui découlent de ces divers besoins, et dans les méthodes d’enseignement destinées à les développer.
Parmi tous ces genres de dessin , ceux qui servent a faire atteindre un but technologique ( I ) sont incontestablement les plus utiles dans la vie pratique ; c'est à eux aussi que l’on a recours le plus souvent, et il serait facile de démontrer que l'élude des règles qui les constituent est indispensable à l’artiste , à l’artisan et à l’industriel , comme aussi à l’ingénieur et à l’officier des armes spèciales.
L'art du dessin géométrique ( géométrie représentative ) est, par conséquent , cette partie de l'art en général qui a pour objet l'exécutiou de semblables dessins.
Il enseigne comment on représente sur un plan l’image des objets qui se trouvent dans l'espace, en tant qu’il s'agit du but énoncé ci-dessus, et il montre aussi comment, au moyen d’une telle image, on peut reconnaître et conclure la véritable étendue , la forme et la position des objets.
Il est aussi appelé géométrie descriptive, parce qu'il apprend à rendre tellement bien l’image des objets, et que par cette image ils se trouvent décrits d'une manière si complète et si claire, que tous ceux qui sont initiés à ci' genre de dessin peuvent les reconnaître et les comprendre.
Ainsi , les dessins qui ont im hui technologique sont exécutés
(i) 1.41 technologie »*>l la science des arts industriels.
INTRODUCTION
d'apres Les principes de la géométrie représentative , et 3» reçoivent les dénominations de dessins architectoniques, ilpsins de machines , dessins d'artillerie , dessins de fortifications , et ainsi de suite , suivant les différents cas.
Tantôt on se contente de représenter |>ar de simples Ignés les différentes formes des objets à produire , l'on a aloi» des dessins linéaires; tantôt ces dessins sont encore lavés , c'fst-àdirb éclairés suivant les lois de la nature, au moyen de couches et de teintes d’encre de Chine, desquelles il résulte sur Ici surfaces une distribution de lumière et d’ombre , conformé lient à ce qui existe en réalité , ou du moins à ce qui doit e ister dans les mêmes circonstances sur les objets proposés.
Lorsqu’un dessin géométrique ne doit être composé ( ic de lignes, il n’y a à consulter que les régies ordinaires de 1< géométrie descriptive, mais s’il faut , au moyen du lavis, y a mter des ombres pour obtenir plus de ressemblance avec la ri lité ; alors il ne suffit plus d’une simple imitation à l’aide d’ >servations recueillies dans la nature , il devient nécessaire d’appeler à son secours les règles de l’optique qui s’v rappo lent , pour construire et établir les ombres d'après ces lois et celles de la géométrie, il en résulte qu’un dessin linéaire e I bienplus facile à exécuter qu’un lavis (1).
Il y a cinq manières d'envisager l’élude du dessin tec mnlogique ; elles dépendent du but qu’on se propose, et il es facile d’en conclure si l’on peut obtenir le résultat qu’on se j 'oposc avec un dessin linéaire, ou s’il est encore nécessa re de laver. L .