‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 78 sur 136 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Dr In üUIrlbntlon de la lumière et de» ombre» »ur de» Murfocc» plane» et de» «mrfucc» courbe»* aln»l que de »n re(te\lon.

§ 28!). — Si l’on envisage les propriétés physiques des ravous solaires sous le rapport de la chaleur et de la lumière, ou ne tarde pas à reconnaître une certaine coïncidence entre leurs elTets. Ainsi ces rayons échaufferont d'autant plus la terre que l'angle sous lequel ils viendront frapper sa surface s'approchera davantage de l'angle droit, et d'autre part, iis éclaireront d'autant plus une surface, que l’angle suivant lequel ils In frappent se rapprochera aussi davantage de l’angle droit. Comme le dessinateur n’a intérêt à connaître que cette seconde propriété des rayons solaires . ce sera donc de celle-ci que nous aurons à nous occuper plus spécialctncut.

§ 270. — Soit AB (/ij. 82) la section d'une surface horizontale A FER, frappée normalement par des rayons lumineux L, L, L... parallèles entre eux, et qui produisent par

281 DESSIN ISOMÉTRIQUE.

suite sur elle une certaine lumière. Si l'on admet que le plan se meut autour du côté A K liguré par le point A, de telle sorte qu’il prend successivement la position de A B’, A B' et AB', il sera alors évident que dans ces diiïéreutes positions ce plan recevra une quantité de lumière déterminée par sa projection AC. AD et A, que par suite la lumière sera d'autant plus faible que l’angle * que le plan fait avec le plan horizontal sera plus grand, et qu'enlin celle-ci disparailra complètement lorsque le plan AB formera un angle droit avec le plan AB; comme, d'un autre côté, la lumière devra être la plus intense sur le plan AB lorsque les rayons lumineux l'atteindront perpendiculairement, parce que, dans ce cas, il est frappé à la fois par tous les rayons lumineux L, L, L... Si. d'autre part, on admet que AB soit la projection d’une surface rectangulaire AFKB avec le côté a, les intensités de la lumière sur le plan AB et sur le plan AB' seront dans le même rapport que la surface du plan AB à celle de la projection AB', c'està-dire comme a' : a eosin. ,, ou connue a : cosin. *, ou comme AB : AC. C'est aussi pourquoi la quantité de lumière de A B sera à celle de A B' comme A B : A U, comme la lumière de A B est à celle sur A B", comme a : a cosin. », ou comme a : cosin. 90", ou comme a : 0, ou comme AB : 0; c’est-àdire que l’intensité des rayons lumineux L. L. L... sera nulle. Comme maintenant l'angle > que les rayons lumineux forment avec ces plans, est le complément de l'angle », et que par suite cet angle devient d’autant plus petit que l'angle » est plus grand ;ou pourra dans les rapports précédents remplacer cosin » par le siu. f>. et obtenir la loi suivante pour la distribution de la lumière : l.a lumière sur un plan sent lu plus grande longue les rayons lumineux le frapperont normalement , et elle diminuera d'autant plus gue l'angle sous légué! les rayons lumineux gui viennent frap/ter ce plan s’éloigneront davantage île l'angle droit ; en/in la lumière disparaîtra complètement longue cet angle sera devenu égal à 0, c'est-à-dire longue les rayons lumineux se dirigeront parallèlement à ce plan.

Si l’on st? représente un prisme entièrement formé de rayons lumineux et qui soit coupé suivant ditTérentes directions, par des plans qui lui sont perpendiculaires et obliques.

Page 1