‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 9 sur 136 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

sieurs points, de telle sorte que leurs distances soient égales à relies qui séparent les points correspondants d’une autre ligue XY, on portera alors successivement sur ab la distance de chaue point B, C, D, K, au poiul A, eu partant toujours d’un seul cl même point a. On fera donc ab — AI! , ac = AC. ae = AE, etc. Si on procédait différemment (ce qui cependant théoriquement cstla même chose) et que l'on lit ab — AB, bc =BC, i’d = CD.de = DE , etc., on s'exposerait à commettre , en un point quelconque du de la ligne trajet une erreur qui se propagerait alors sur toute son étendue, et qui pourrai! devenir la source de beaucoup d’autres encore plus grandes. Ainsi, admettons qu c ab et bc soient déterminés exactement, mais qu'il ail été commis une erreur dans la détermination de cd , il s'ensuivrait que les points suivants c , /’, g n'occuperont pas" leur place convenable; qu’ils seront ou trop rapprochés ou trop éloignés de a ;en un mot, qu'ils ne seront plus dans les mêmes,' rapports avec E, F, G, et cela parce que la distance ni elle— même aura été prise ou trop grande ou trop petite.

Observons encore que les points , quelque petits , quelque lins qu'ils aient été faits, occupent cependant toujours une certaine étendue, quelque petite qu’elle soit d'ailleurs (§ I Mais par l’application répétée de la pointe du compas dansées points, (pour obtenir par eux les distances de ceux qui les suivent), il arrive que les plus éloignés se trouvent placés un peu plus en avant, ce qui , en se répétant sur une ligne très étendue, sur un grand nombre de points, et surtout si l’on emploie une échelle très réduite, produit un effet très sensible. Ces erreurs seront facilement évitées si l’on procède comme nous l'avons indiqué plus haut.

DESSIN GÈOMgTBIQtE.

Page 1