RECHERCHE DU SUCRE
UH!NE.
QOARTITB BU C.Q.
DKfsiri.
18 févr.
•^6 — 1 •' mars.
Réduction faible....
Id. ....
Réduction forte
Id. ....
Sucre
Pas de sucre
Id
Id
Sucre
Pas de sucre
lOtO 1002 (?)
Pas de sucre
Tandis que les formes morbides étudiées jusqu'ici sous le nom de glycosurie constituent des accidents passagers, accessoires, habituellement sans influence sur la santé générale, les choses se passent tout autrement dans le diabète vrai; ici les échanges organiques éprouvent dans leur ensemble des troubles profonds, qui non seulement se traduisent par une nutrition défectueuse, un amaigris-
sèment progressif, une déchéance complète des forces, mais donnent lieu encore à de nombreuses complications, et aboutissent à la mort après un temps variable, presque toujours assez court.
Il est à peine besoin de refaire la description bien connue du diabète. Quiconque a observé attentivement ces malheureux patients, tourmentés par la soif et la faim, et dépérissant de jour en jour, est sûr qu'un pareil spectacle ne disparaîtra jamais de sa mémoire.
Mais on se tromperait grandement, si Ton croyait que cette forme de la maladie en est la plus habituelle, la plus répandue. Il arrive très souvent que le tableau est tout différent. Les cas sont nombreux que Ton méconnaît ou qu'on néglige très facilement, et il arrive tous les jours que la maladie, privée de ses symptômes ordinaires, reste ignorée des mois et même des années, jusqu'à ce que ses terribles conséquences fassent découvrir la vérité.
On ne saurait donc décrire avec trop de soins les formes et les apparences que peut revêtir le diabète, afîn d'être en mesure de le démasquer lorsqu'il commence insidieusement ses ravages, et avant que le mal soit consommé.
L'habitus extérieur du diabétique est très variable, et en général ne fait pas soupçonner la gravité du cas. Il y en a, parmi ces malades, qui conservent un air de force et de prospérité; certains, et ils ne sont point rares, ont un embonpoint notable, tandis que d'autres sont maigres, pâles, tristes, ont la démarche lente et incertaine, se plaignent de leurs maux d'une voix éteinte et forment un tableau frappant de la déchéance de tout Torganisme. Un examen attentif fait en outre découvrir chez ces sujels une odeur particulière de l'haleine, rappelant l'odeur du vin ou celle de la pomme.
Autant l'aspect extérieur des malades donne peu d'indices sur leur état, autant leur mal se révèle sûrement à tous les degrés de son développement, pourvu qu'on ne
néglige pas d'interroger attentivement les sécrétions, surtout celle des reins, et qu'on ne perde pas de vue leurs rapports intimes avec la nutrition générale et Tétat de chaque organe en particulier.
Nous commencerons par les