CAUSES GÉNÉRALES
2. Le Sexe, — Sur 400 malades, il y a eu 282 hommes et 118 femmes. Le rapport de fréquence du diabète entre les deux sexes serait donc comme 3 est à 1 .
3. La Race. — Sur mes 400 malades, 102 étaient de race sémitique ; les 298 autres appartenaient aux races germanique, slave, latino-celtique, caucasique, etc. Ce chiffre élevé des malades de race sémitique est très remarquable, surtout si l'on tient compte du petit nombre des individus de celte race par rapport aux autres éléments de la population. Cette prédisposition des juifs pour le diabète doit tenir à une excitabilité naturelle du système nerveux, à leur genre de vie ordinairement très actif, et par-dessus tout à leurs alliances entre proches, donnant leur plus grande prédominance aux influences héréditaires (1).
Quant aux pays d'origine, mes malades étaient Allemands pour la plupart, mais j'en ai vu de toutes les contrées du globe : Amérique, Japon, Turkestan, Sibérie, Egypte, Java, Malle, etc. Toutes les conditions sociales étaient représentées, principalement les plus élevées, et soixante seulement de mes malades appartenaient aux classes inférieures, ouvriers, domestiques, journaliers, etc. ; parmi les autres, il y avait des comptables, des commerçants, des professeurs, des médecins, des fonctionnaires de la cour et des nobles de tout rang.
i . V hérédité jOue un rôle important parmi les causes du diabète. Sur 400 cas, elle entrait en ligne de compte 39 fois. Le plus souvent on trouvait les parents et les enfants malades ; parfois cependant les enfants seuls étaient atteints et les parents indemnes, ce qui arrivait surtout dans les familles à ^prédisposition névropathique. Souvent Tinfluence se faisait sentir à des degrés de parenté plus éloignés, comme entre oncle et neveu, etc.
(I) Ma statistique a pu se trouver aussi influencée parce fait, qu*en dehors de ma clinique, c'est surtout aux classes riches de la population que j'ai eu affaire.
5. 11 y avait de V obésité chez plus d'un septième des malades, soit 59 fois sur 400. Il est à remarquer que les femmes sont fréquemment atteintes de diabète à Tépoque de la ménopause, surtout lorsqu'elles acquièrent alors de l'embonpoint.