MO.O
i:ii4
i:io9
Chlorhydrate de morphine en poudre : 7 x 0,005 gr.
— __ 9x0,005 (Une partie des urines perdue.)
Chlorhydrate de morphine en poudre : 9 X 0,005
— — — 6X0.01 avec 7 X 15 gouttes de teinture d'opium simple. Pas d'accidents, sauf un peu de somnolence.
Teinture d'opium : 15 x i5 gouttes.
— 4x15 — et 13x20 gouttes.
— 4X20 — et 13x25 —
— 4X25 — etl3x30 —
— 4X30 — et 13x35 —
— 20X3.S — On peu de somnolence et de bourdonnement dans la tftte.
Teinture d'opium : 5 X 35 et 17 X 40 gouttes. Rut satisfaisant.
Teinture d'opium : 21 x 40 gouttes.
— 5X40 — et 16x50 gouttes.
— 21X50 — Ktat très satisfaisant.
Teinture d'opium : 5 X 50 gouttes. On suspend le traitement.
Etat très satisfaisant.
i:iv9
Ktat satisfaisant.
Somnolence.
Somnolence.
2f4 FORMES DU DIABËTE-
la fosse sus-épineuse droite, de la respiration bronchique ; temp :
Le jeune homme, indocile, refuse de se soumettre k un régime sévère, et la phthisie pulmonaire continue ses progrès, sans que le diabète en soit aggravé ; on note seulement de la carie dentaire, mais pas d'accidents nerveux ni de troubles de la vue.
On note les modifications de la sécrétion urinaire et du poids du
Fig. 5. — CcrïB»n d'nr
corps sous l'influence du traitement par l'ergotine, le jaborandi, et l'acide lactique ; il ne donne pas de résultats appréciables.
Trois semaines avant la mort, le sucre disparaît des uriues, et en quelques jours (du 20 au 25 avril 1876) il tombe de 6 p. 100 i 0.
Le sang a été examiné deux fois au point de vue du vue du sucre; on y trouve, le 23 mai 1875, 0,16 p. iOO de sucre, et le 13 juin, 0,19 p. 100, les proportions de sucre dans l'urine étant aux mêmes dates de 8 et 7 p. 100.
La salive, recueillie après radmiuistralion du jaborandi, ne contient pas de sucre, non plus que la sueur provoquée par une décoction de salsepareille, la proportion de sucre dans Turine étant de 6,5 p. iOO ; toutefois on trouve du sucre dans les crachats.
 Tautopsie, pneumonie caséeuse et interstitielle dans les deux poumons, avec bronchite et péri -bronchite ulcéreuses ; atrophie brune du muscle cardiaque, rate petite et pâle avec des follicules nombreux, poids 80 grammes ; foie assez gros et flasque, acini très petits, jaunes pâles à la périphérie, foncés au centre, poids 1 350 grammes ; cellules hépatiques à noyaux apparents, à contenu granuleux peu abondant ; estomac un peu dilaté, muqueuse épaisse et pâle, pancréas mou et flétri, sans altérations poids 45 grammes.
Reins assez gros, pâles, capsule mince, un peu de congestion, trouble léger du parenchyme ; poids du rein droit 140 grammes, du gauche 190 grammes ; ganglions mésentériques hypertrophiés et durs, intestin normal.
Les méninges et le cerveau sont exsangues, la pie-mère est très mince, leparenchyme cérébral humide Je plancher du 4'' ventricule fortement granuleux ; pas de foyers morbides dans le cerveau ; mais dans le bulbe et sur le plancher du 4* ventricule on trouve des hémorrhagies anciennes et récentes, occupant principalement Tespace compris à droite entre le noyau du pneumo-gastrique, le plancher et le noyau du glosso-pharyngien (fig 5); d'autres foyers plus anciens existent dans le corps restiforme des deux côtés.
2. Diabète succédant immédiatement à la fièvre typhoïde, mauvais efl'et des eaux de Garlsbad, œdème de la face et des pieds, amélioration par Topium et les ferrugineux.
M., domestique, âgé de 28 ans, a eu la fièvre typhoïde en 1854 ; aussitôt après il est pris de polydipsie et de polyphagie ; assez vigoureux jusque-là, il maigrit et perd rapidement ses forces, malgré les aliments pris en excès ; le 10 mai 1855, il entre à la clinique à Breslau. Il est pâle, anémique, mais sans lésion appréciable des principaux viscères, foie, rate, cœur et poumons. La salive n*est pas acide, les dentssont en bon état. La quantité d'urineen 24 heures varie entre 4000 et 5000 centimètres cubes, sa densité entre 1025 et 1027, la proportion de sucre entre 2,5 et 3,2 p. 100.
Sous rinfluence des eaux de Garlsbad, on voit bientôt apparaître de Tœdème de la face et des extrémités inférieures, ce qui force à interrompre le traitement. Le malade prend ensuite de Topium et
216 FOHMES DU DIABETE.
du lactate de fer. L^état général se relève, la soif et les orines diminuent, Tappétit revient à des limites normales. Uœdëme disparaît également. Le 25 juin, la quantité d*urine est descendue à 2000 centimètres cubes, la densité à 1020. Le malade quitte la clinique sur sa demande.
3. Variole antérieure, polydipsie, troubles de la vue, céphalalgie, puis désordres psychiques et attaques épileptoïdes. Odeur de fruits de rhaleine. Mort par pneumonie double. — Autopsie : pachyméningite et le ptoméningite chroniques, épendymile granuleuse, lésions de nutrition dans la substance grise de la moelle cervicale. Glycogène dansl'exsudat pneumonique.
J. G..., Âgé de cinquante-cinq ans, cuisinier, d'une bonne santé habituelle, a eu la variole au commencement de janvier 1872 et était complètement rétabli, lorsqu'au milieu de février il est pris d'une soif et d*un appétit intenses, avec diarrhée et polyurie. Presque en même temps surviennent des troubles de la vue et des douleurs de tôte, surtout dansla région frontale; bientôt après on remarque des désordres intellectuels, d*abord avec des intervalles lucides, mais ensuite continus.
Le 6 mars éclatent des attaques épileptiformes, commençant par de violentes douleurs dans le bras gauche auxquelles succèdent des convulsions des muscles du môme bras, sans participation des membres inférieurs; la tôte est portée en arrière et latéralement; la respiration devient stertoreuse ; la connaissance est conservée. Ces attaques, qui durent quatre ou cinq minutes, se répètent 5 fois en 2 jours, et laissent après elles une sensation de faiblesse dans le bras et la jambe gauches ; il n'y a aucun trouble de la sensibilité.
Le malade, qui est amaigri, avec la peau sèche et pÂle, se plaint surtout du mal de tôte, de la faim et de la soif, ainsi que d*une diminution de Tacuité visuelle ; les pupilles ont des dimensions moyennes et réagissent bien, l'examen de Tœil ne fait découvrir aucune anomalie de la rétine ni des milieux ; les dents sont cariées, Tair expiré exhale une odeur particulière de fruits, comparable à celle du chloroforme; un peu de salivation.
Rien à noter dans Texploration des organes thoraciques et abdominaux. Température : matin 37,4, soir 36,7, pouls 76.
Le 13 mars, 3000 centimètres cubes d*urine, densité 1035, sucre 8,5 p. 100, soit 255 grammes en 24 heures. Après unepurgatioo par rhuile de ricin, ou recueille les urines du 13 au 18 mars, sauf les
difficultés provenant de Tétat mental du malade, et on donne ensuite le bromure de potassium. Dès le lendemain se déclare une pneumonie à gauche, et peu après une autre à droite. La mort arrive le 25 mars, cinq semaines après Tapparition du sucre dans les urines. En môme temps que la fièvre s^allumait, on constatait la coloration rouge de Turine par le perchlorure de fer, et cette réaction persistait jusqu'à la fin.