‹ Traité du diabèteChapitre 60 sur 87 · IBC · texte numérisé non relu

IBC

Î7 Mpteinbre i

ih novembre

1 Mai (1000 cent, cubes par ]i heure!,

1 réaction très acide)

38 septembre

, 18 décembre

15 Juin

n juillet

Le 26 juillet 1867, densité, 1027 ; 0,S p. 100 de sucre, pas d'albumine, traces d'ÏDOsîte.

Par l'usage des eaux de Wildbad intus et extra, on obtient une guérison complète, au rapport du D' Schônleber ; le sucre urinaire et les douleurs rhumatoldes disparaissent entièrement, les accidenb nerveux s'améliorent d'une façon notable.

Un séjour en Angleterre, pendant l'élé, compromet ces résultats heureux. D'après une relation du U' Brouner, de Bradrord, le sucre reparaît bienlAt dans l'urine, à la dose de 1 ,03 p. 100, les membres inférieurs s'affaiblissent, la démarche esl mal assurée, la vessie se vide lentement et après des efforts pénibles, l'impuissance est absolue. Le malade se plaint d'une sensation d'engourdissement aux extrémités supérieures et inférieures, avec diminution du sens du toucher. Par contre, les vertiges, fréquents jusque-là, disparaissent, et les fonctions du nerf ocirlo-moteur externe droit s'améliorent.

L'urine, examinée à Berlin le 25 juin 1868, ne dépasse pas 1024 centimètres cubes et contient seulement des traces douteuses de sucre.

Une cure à Franzensbad (bains et boisson) donne peu de résultat; le sucre, pourtant, avait disparu des urines, mais les troubles nerveux persistaient comme auparavant.

En 1876, le malade retourne en Angleterre, incapable de selivrar de sucre dans ses urines.

i. Accidents pseudo-arthriliques, polydipsie, cachexie, paralysie générale commençante. Très heureux effet des eaux de Garlsbad, Schwalbach et Gastein. Diminution, puis disparition du sucre dans les urines; trois ans plus tard, albuminurie, hydropisie, mort.

H. N..., négociant, de Saint-Pétersbourg, âgé de 48 ans, a eu de nombreuses attaques de goutte, sans autre dérangement de la santé ; depuis deux ans, les attaques de goutte seraient devenues encore plus fréquentes et auraient laissé à leur suite de la lourdeur dans les mouvements des membres inférieurs. Enfîn, depuis u n an, il y aurait de la polydipsie, de Tamaigrissement, etc. En 1862, je constate moi-même la présence du sucre dans les urines. II y a U 00 centimètres cubes par vingt- quatre heures, avec 2,2 p. iOO de sucre.

Le malade est pâle et maigre et ne peut marcher que difficilement, appuyé sur une canne et aidé] par un domestique ; la démarche est incertaine, tremblante, la jambe droite traîne par terre. Les articulations sont saines, indolentes à la pression aussi bien que dans les mouvements. Les membres supérieurs sont sans force, surtout le droit; pour écrire, la plume ne peut être tenue que pendant peu de temps. La parole est pénible et hésitante, Tintelligence altérée, la mémoire diminuée; insomnie, constipation opiniâtre.

Sous la direction attentive duD'Seegen, le malade entreprend un traitement par les sources froides de Garlsbad. Au bout de quatorze jours, la proportion de sucre est descendue à 0,5 p. 100, la soif est moindre, le sommeil meilleur, les forces se relèvent. On est cependant obligé de suspendre un moment la cure hydro-minérale dont Taction excitante se traduit par un plus grand embarras de la parole, une faiblesse plus prononcée de la main droite. Ces symptômes d'excitation disparaissent promptement, Tétat général s'améliore d'une façon très sensible, le malade peut faire d'assez longues promenades en s'aidant seulement d'une canne, et après un mois de traitement, on ne constate plus de traces de sucre.

Pendant tout ce temps, le régime est sévère quoique non absolu au point de vue de la diète animale. L'amélioration est consolidée ensuite par des cures ultérieures à Schwalbach, puis à Gastein.

De retour à Berlin en 1863, le malade est à peine reconnaissable, a pris de l'embonpoint, se sent dispos d'esprit et de corps et marche sans aucune difficulté. On trouve encore dans l'urine quelques traces de sucre qui ne varient pas sous l'influence d'un régime mixte.

En 1864, le malade retourne à Garisbad, bien que sa santé ne laisse rien à désirer et que ses urines soient exemptes de sucre.

Je le revois au mois de juillet 1865. La pâleur a reparu, il y a de Tœdème des pieds et de Tascite. L*urine renferme de grandes quantités d'albumine.

La mort survient par hydropisie généralisée pendant Thiver suivant, que le malade était allé passer dans le Midi de la France.

c) Emotions.

Les soucis, les chagrins, les émotions violentes (1), les efforts intellectuels, sont fréquemment le point de départ do diabète, qui, une fois établi, poursuit naturellement sa marche. Les lésions constatées dans ces cas consistent presque toujours en une hypérémie intense, et en altérations des parois vasculaires dans le bulbe.

d) Traumatîsmes du crâne.

Les coups sur la tête, les chutes d'un lieu élevé, en un mot tous les traumatismes du crâne conduisent assez souvent au diabète. J'ai observé bon nombre de cas qui reconnaissaient cette origine, mais je dois dire que rarement Tautopsie a fait découvrir une lésion circonscrite imputable à l'accident primitif; on trouvait seulement des cicatrices de la voûte crânienne, des adhérences ou des épaississements des méninges.

1. R. W..., libraire, tombe de cheval et se fait à la tète une blessure, dont il est complètement guéri au bout de quelques semaines. Un mois et demi après, il se fait encore à la main une blessure insignifiante qui se cicatrise avec une lenteur insolite, ce qui me donne ridée d^examiner les urines. Celles-ci, de quantité normale, coo> tiennent cependant 2,5 p. 100 de sucre. Une cure à Carlsbad amène une amélioration passagère, mais le diabète persiste et entraine la mort par phthisie au bout de trois ans.

2. P..., ouvrier, âgé de 36 ans, entre à la clinique le 16 décem-

(i) J'ai vu un homme, à Poscn, devenir diabétique immédiatemeul après qu*ii eut conslalé rinfidélilé de sa femme.

DUBtTR COIfSÉCOTIP AUX AFreCTIONS CÉRËBBALES. 203

bre 1865. Aa mois de septembre 1863, en labouranl, il Tut renversé par OD cheval et tomba violemment sur le fronl. Il eut une vive frayeur, mais ne se trouva pas de blessure et ne perdit pas coanaissauce. Quelques jours après cet accident, le malade s'aperçoit qu'il a plus soif que d'habitude et qu'il est tourmenté la nuit par des envies fréquentes d'uriner. L'appétit est d'abord diminué; mais au bout de sis mois, il augmente considérablement. Un peu plus tard, il surrient dans la bouche un goût de sucre très prononcé et les deuls se carient. Au commencement de 1865, se développe une cataracte double avec cécité complète ; le malade se Tait opérer à la clinique de Gràfe et recouvre la vue d'une manière satisfaisante. Pendant tout ce temps, la faiblesse générale augmente de plus en plus. A l'entrée du malade ï la clinique, le 16 décembre 1865, la oalrition laisse beaucoup à désirer. On ne constate aucune altération des viscères dans les cavités tboracique et abdominale. Mais la vue a beaucoup baissé et l'ouïe est très diminuée à gauche (le même broil est perçu à 3 pouces seulement par l'oreille gauche, à 3 pieds par l'oreille droite]. Le malade accuse en outre des sensations passa* rèresde fourmillement au bout des doigts et à la plante des pieds. La «aJve est très acide. L'urine, d'un jaune verd&tre foncé, très riche en sDcre, sans albumine, atteint d'abord la quantité de 6 à 7003 centimeircscabeâiil y enavait le double auparavant, avec une densité de 1038. ^.'as llnflueuce du régime animal, sans médication particulière, l'nrute descend bienlôt& iôOOcentimètres cubes, mais ladensité s'élève à 1(U0. Ces chiflres se maintiennent comme moyennes jusqu'à la s'jitit! du malade, le 1 1 février 1866, ayant oscillé entre 380J et 5300 pour la quantité d'urine et 1028 et 1032 pour la densité. L'état général est un peu meilleur, l'aspect du malade plus satbfaisai::. la faim moins impérieuse, mais la soif toujours très rive. De^ 4-: ^dnz^ cinuB tes dans les membres inférieurs, apparues au m:^ it!,iiavûr 1866, avaient cédé à des IncUons alcooliques.

&. C^le sur la tète d'une hauteur considérable, aaûa ta ^«n.- ^t avec céphalalgie, diabète avec polynrie intente d ^itr-iiùiit ci nacre s'éleraBt jusqu'à 750 grammes; acéloonriep

duralion de la rate, dégénérescence glycogéoique de répilhéUuœ

rénal, bronchopneuinotiie caséeuse, péribronchite ulcéreuse.

G. H., Agé de TÎngt-six ans, tombe (décembre 1876) d'un gazomètre, d'une hauteur de 12 pieds, et dans celte chute se heurte le front contre le sol ; à partir de ce moment, il est sujet de temps à autre à des vertiges et des maux de tête. Dans l'été de 1877, il remarque que ses forces diminuent, qu'il est tourmenté par la soir, et en juillet 1878 il entre à la clinique, où il meurt le 36 mars 1879.

Urines, 7 à l!î litres, avec 5-7-2 p. 100 de sucre, soit une excrétion journalière de sucre de SOO à 750 grammes.

De temps en temps, odeur de fruits de l'air expiré et de l'urine, forte réaction avec le perchlorure de fer, cessant au bout de quelques semaines, puis reparaissant encore. Anasarque d'intensité t3riable; pas d'albumine dans l'urine. Diarrhée fréquente, quelquefois vomissements. Température 36, 4 à 37° ; état général bon. Traitement : acide phénique (1 sur 200), sans influence sur la fonction rénale.

De môme pour le bicarbonate, et plus lard pour le salicylate de soude. Prurigo, insomnies, augmentation de l'œdème.

Rougeur et gonflement des gencives, carie dentaire.

Râles aux sommets des deux poumons ; température 35, 8 à 36, 6. Au mois de janvier, matilé dans les mêmes points, expectoratioD abondante, parfois sanguinolente ; amaigrissement rapide.

En février, température 38 à 37°, inappétence. L'excrétion du sacre descend à I p. 100 avec 1 litre d'urine, soit 10 grammes de sucre en 2i heures, puis à 0,5 p. 100, avec 2, 5 grammes par jour, et le sucre disparait complètement trois jours avant la mort. Celle-ci arrive le 26 mars 1880, sans perte de connaissance.

Autopsie : phtbisie pulmonaire caséeuse, ulcérée, pérîbroncbile,

pneumonie interstitielle. A' — ^'-•^ ' ■- — *- - -

de lésions valvulaires. Muqi sie et spongieuse (catarrhe légèrement hypertrophiés, rémie veineuse; les veine ainsi que les capillaires pér vent pigmentées. Les cellul partie remplies de grosses contiennent pas de graisse avec noyaux normaux ; pa cellulaires.

Rate grosse, ferme, 260 grammes; capsule épaissie et adhérente ; les trabécules, qui tranchent sur le parenchyme par leur pigmentation, sont épaissies; la pulpe est riche aussi en cellules pigmentaires.

Pancréas, 60 grammes, de consistance ordinaire et de texture normale.

Poids des reins, ISO grammes (gauche). Substance corticale trouble par places; pyramides vivement injectées. Tranformation glycogénique très manifeste.

Cerveau : voûte crânienne épaissie, adhérences de ta dure-mère avec les os et avec la pie-mère. Parenchyme cérébral eisangue, brillant, ventricules dilatés. Sur le plancher du quatrième ventricule plusieurs estravasats sanguins; h droite, dans la région du noyau de l'acoustique, une tache brune de la grosseur d'une lentille, et deux autres, comme des graines de pavot, à 3 millimètres de la ligne médiane. Après durcissement des préparations, on trouve & droite, au niveau du noyau de l'acoustique, immédiatement en dehors da noyau de l'abducteur, trois petits foyers sanguins, que l'on peut suivre sur plusieurs coupes. Il en existe un autre groupe un peu plus haut, à 6 ou 7 millimètres de la ligne médiane, dans l'angle du plancher du quatrième ventricule. Les plus volumineuses de ces hémorrhagies sont récentes, et laissent apercevoir des globules sanguins de forme et de couleur normales ; on trouve au contraire d'autres foyers, constitués par des globules sanguins complëlemenl décolorés; enlin, quelques rares amas de granulations pigmentaires brunes.

11 faut admettre que, sur la rétine aussi bien que dans Ibs rrâs. des extravasats sanguins peuvent disparaître sans laisser dt ^menl après eux, que les globules rouges subissent aoe dhs-clzix^iL suivie également de la résorption des matériaux iocolo.*».

L'épendyme du quatrième ventricule est foriemat nu^ ts couvert de végétations papillaires ; les noyaux sodI pe* m^tnnjqieL. ce qui indique un processus très lent.

e) Formes réflexes.

voqué un diabète mortel. D'autres cas de diabète, reconnaissant une semblable origine, ont été rapportés aassi dans l'histoire de la glycosurie.

2. Le trijumeau. — Des irritations violentes du trijumeau, comme celles qui succèdent aux opérations sur les dents, ont été souvent la cause du diabète, qui a presque toujours eu une terminaison fatale. Dans un cas seulement, où une opération grave sur les yeux avait provoqué une névralgie du trijumeau, avec 4 p. 100 de sucre dans Furine, soif vive, amaigrissement, etc., le diabète guérit au bout de deux mois, avec la disparition des douleurs, et la guéri son s'était maintenue encore dix ans après.

3. Le scialique. — J'ai rapporté plus haut un cas de glycosurie consécutive à une blessure du nerf sciatique, glyco* surie d'intensité variable et ayant disparu plus tard, avec la cessation des douleurs.

' J'ai bien des fois observé la présence abondante de sucre dans les urines, en même temps que de la névralgie sciatique, et la disparition plus ou moins complète de la glycosurie coïncidant avec la cessation des douleurs; voici un cas de ce genre :

J., libraire, âgé de cinquante-deux ans, est atteint de diabète depuis 1873, avec 6 p. 100 de sucre; par un régime sévère, le sucre disparait ou du moins on n*en trouve plus que des traces; en même temps s*est développée une névralgie sciatique double, se dissipant pendant des semaines et des mois, et reprenant ensuite. Chaque fois que la sciatique s'amende, Turine cesse de contenir do sucre, mais celui-ci revient en même temps que les douleurs. La maladie dure ainsi trois ans, après quoi on constate de Talbuminurie avec bydropisie.

Il n'est pas rare que le diabète se développe à la suite d*autres maladies graves. Le lien entre celles-ci et le diabète

doit être constitué, selon toute apparence, par des altéralions des centres nerveux. On trouve dans celte catégorie :

a) Le choléra asiatique.

J'ai observé plusieurs cas de diabète consécutif au choléra, et Fun d'eux, qui eut une issue favorable, a été rapporté parmi les exemples de guérison du diabète ; voici un autre fait du même ordre :

Diabële immédiatement consécutif au choléra ; effets de la morphine, de la teinture d'opium, du benzoate et du carbonate de soude sur Texcrétion de Teau, du sucre, de Turée, de Tacide urique, etc.

' C. L., âgé de vingt-trois ans, maçon, entre à la clinique le 8 mai 1868.

Il 'n*a pas d'antécédents héréditaires, et sauf des accès de âèvre intermittente pendant son enfance, il s*est toujours bien porté jusqu'en 1866; à cette époque, il eut le choléra asiatique, qui régnait alors. Aussitôt après, le malade s'aperçoit qu'il est tourmenté par une soif très vive, insatiable, qu'il a beaucoup d'appétit, mais qu'en même temps ses forces diminuent.

A la fln de 1867, C. L... se fait soigner dans une maison de santé, puis vient à la Charité, où il reste trois mois. II en sort sur sa demande en mars 1868; mais son état s'étant aggravé, il rentre à la Charité le 8 mai suivant, et est placé dans mon service. Il séjourne à ma clinique jusqu'au 20 août, sort encore une fois amélioré, rentre de nouveau dans mes salles le 18 décembre, mais les quitte enûn le 11 mars 1869, et échappe dès lors complètement à mon observation.

Le malade, pâle, très amaigri, se plaint surtout de faiblesse et d'une sensation de sécheresse dans la bouche; il tousse de temps en temps, et l'examen de la poitrine donne un peu de matité au sommet gauche, avec exagération du murmure vésiculaire et expiration légèrement soufflante. On ne découvre rien dans les autres organes ; mucus buccal très acide, dents cariées, langue rouge; vision normale, pupille gauche plus dilatée que la droite. Lo malade se souvient qu'il y a douze ans, une grosse pierre lui est tombée sur la tête, d'une hauteur de 8 pieds, et il a conservé depuis cet accident une petite exostose du frontal. Les fonctions génésiques ont beaucoup baissé dès le commencement de la maladie.

Frkrichs. — Le Diabète. 14

La quantité d'urine oscille entre 5,400 et 10, 500 centimètres cubes; la densité entre 1,029 et 1,038, la proportion de sucre entre 4,5 et 8,6 p. 100.

Pendant le premier séjour de L... à la clinique, Tétat général se maintient assez satisfaisant; le malade accuse seulement par ci par là de la faiblesse, sans que le poids du corps diminue sensiblement; un peu d*œdème delà face et des extrémités inférieures apparaît de temps en temps, sans qu*on trouve de l'albumine dans les urines.

Pour le régime, il se compose des aliments ordinaires de l'hôpital. Le traitement par Topium à doses progressives donne une amt4ioration manifeste, la quantité d^urine descend à 3,000 centimètres cubes, avec 4,2 p. 100 de sucre, le poids du corps augmente de 4 à 5 livres, l'état général est tellement bon que le malade quitte l'hôpital.

Il y rentre le 20 décembre; les accidents du début sont revenus avec toute leur intensité.

Pendant dix jours, les urines du malade sont recueillies avec^soin et analysées par les U^* Naunyn et Riess, assistants de la clinique, au point de vue de la quantité, de la densité, et des proportions de sucre, d*urée et diacide urique (1). On donne ensuite le chlorhydrate de morphine et la teinture d'opium à doses progressives avec un régime animal uniforme. Le tableau ci-dessous fournit les résultats de ce traitement.

Il ccmfirme aussi ce fait que, dans le diabète sucré, il y a toujours excrétion d'acide urique; la proportion en était plutôt augmentée que diminuée avant Tusage de la morphine ; la proportion d'urée était en moyenne de 1 p. 100, et ne différait pas sensiblement des chiffres constatés par d'autres observateurs sur des sujets en bonne santé et soumis au même régime. L'acide urique diminua ensuite plus que l'urée.

Dans ce cas comme dans d'autres^ l'opium s'est montré plas efncace que la morphine; celle-ci était prise à la dose de 0'',28 par jour sans effet appréciable. C'est seulement à la dose de 0^^,39 que l'urine, au bout de quatre jours, descendit de 10,150 à 3,780 centi* mètres cubes, le sucre de 750 à 340 grammes. Mais le jour suivant malgré une augmentation de 0,5, l'effet cessait de se produire, l'urine remontait à 5,700 centimètres cubes et le sucre à 465 grammes.

Avec 2b',04 d'opium par jour, la quantité d'urine s'abaissait déjà en 24 heures à 2,250 centimètres cubes, et le sucre à 184 grammes.

(1) Comp. Archiv de Roicherl et Oubois-Ueymoiid, 1869, fasc. 3.

Un commencement de somnolence força à interrompre la médication.

Huit jours après, Turine était remontée à 6,450 centimètres cubes^ avec une densité de i,034.

Une tentative de traitement avec : acide benzoïque iO grammes, carbonate de soude 9,1, eau distillée 2u0 (deux cuillerées à bouche toutes les deux heures) fut sans effet ni sur la quantité d*urine ni sur la proportion de sucre.

A la sortie du malade, le 10 mars 1869, le poids du corps était d'environ 98 livres.

Un autre cas de diabète consécutif au choléra a été rapporté à propos de la terminaison du diabète par guérison.

b) La diphthérie. — Je n'ai vu qu'une seule fois un jeune officier être atteint de diabète à la suite d'une diphthérie. Les renseignements m'ont manqué sur la marche ultérieure de son diabète.

c. J'ai enfin observé de la glycosurie soit passagère, soit persistante après la variole, la fièvre typhoïde^ la scarlatine et la rougeole.

1. Apparition du diabète chez un convalescent de fièvre typhoïde, phthisie pulmonaire, dosage du sucre dans le sang, traitement parle jaborandi, Tergotine, L'acide lactique. Mort par phlhisie après deux ans et demi de maladie.

Autopsie, — Pneumonie interstitielle et caséeuse, cavernes, atrophie brune du muscle cardiaque ; atrophie de la rate et du foie, pancréas petit, de texture normale, épendymite granuleuse du 4' ventricule, hémorrhagie dans le noyau du pneumo-gastrique à droite, s'étendant jusqu'au plancher du 4* ventricule et au noyau du glosso-pharyngien, foyers plus anciens dans le corps restiforme à droite et à gauche.

J. de B..., peintre, Âgé de dix-huit ans, voit survenir chez lui les symptômes du diabète pendant la convalescence d'une fièvre typhoïde (janvier 1874) ; ces symptômes persistent un an après (27 février 1875), quand le malade vient réclamer mes soins ; il y a alorsde 9100 à 13000 centimètres cubes d'urines avec 6, 5 — 7 p. 100 de sucre, de la toux, des douleurs thoraciques, de la matité dans

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