IV. Médicaments antizymotiques
a. Vacide phénique (acide carbolique) a été beaucoup employé dans ces derniers temps contre le diabète, et souvent avec succès. Les tentatives analogues, poursuivies à ma clinique, n'ont pas confirmé les espérances des premiers observateurs. Il y avait bien une diminution du sucre dans l'urine, mais elle était passagère et coïncidait surtout avec des troubles digestiTs provoqués par l'acide phénique. La diminution du sucre était donc uniquement la conséquence d'une moindre assimilation.
b. Vacide salicylique et le salicylate de soude ont été également l'objet de rapports favorables dans les publications médicales. Ils ne m'ont donné que des insuccès. J'ai recueilli à ma clinique de nombreux tracés pour me rendre compte de l'action de l'acide salicylique et du salicylate de soude dans le diabète ; il y avait bien une amélioration, tantôt de quelque durée; tantôt absolument éphémère, mais en fin de compte le résultat demeurait complètement négatif.
c. Vacide benzoique et le benzoate de soude ont été l'objet lie nombreux essais, dont il n'est rien resté qui pût engager à poursuivre l'emploi de ces médicaments.
d. Varsenic. Étant donnée l'action perturbatrice de la liqueur de Fowler sur la glycogénie hépatique, on espérait
Frerichs. — Le Diabète. 17
en tirer parti dans le traitement du diabète ; Tobservalion clinique a fait promplement justice de cette conceptioD, et le traitement a dû être abandonné, dans la crainte de troubles graves et persistants des fonctions digestives. La liqueur de Fowler n'a pas mieux réussi en injections hypodermiques.
€. J'ai essayé dans un petit nombre de cas la iemture diode, toujours sans résultat appréciable. Le sucre ne diminuait dans Turine que s'il y avait en même temps diminution de Tappétit, quand les malades commençaient à dépérir.