‹ Traité du diabèteChapitre 79 sur 87 · EXCÈS DE PRODUCTION DU SUCRE · texte numérisé non relu

EXCÈS DE PRODUCTION DU SUCRE

d'une heure, ce qui ne se comprendrait guère s'il devait subir préalablement une transformation en glycogène.

Mais il s'en faut que l'on connaisse en entier les causes capables d'influer sur la glycogénie. C'est ainsi qu'une série d'expériences sur les grenouilles m'a donné les singuliers résultats suivants : chez des grenouilles conservées longtemps dans une solution de glycose pur à 5 p. 100, et très bien portantes au moment où on les sacriflait, la proportion (lu glycogène dans le foie n'était pas plus élevée que chez des grenouilles conservées comme témoins dans de l'eau courante; quand la liqueur sucrée était additionnée de carbonate de soude, à raison de 0,70 p. 100, le glycogène hépatique augmentait très sensiblement; quaud au contraire on ajoutait de Tacide acétique, à une dose permettant aux grenouilles de survivre encore dix jours, on constatait une diminution très prononcée du glycogène, et jusqu'à sa disparition complète.

Quant aux influences qui peuvent intervenir dans les processus ayant leur siège dans les cellules hépatiques, c'est une question que Tavenir seule éclaircira. Ce qui est hors de doute jusqu'à présent, c'est que dans le diabète, lorsqu'il a acquis tout son développement, la fonction glycogénique du foie est gravement atteinte, le plus souvent même complètement suspendue. La preuve en est dans les recherches faites à ma clinique sur des fragments de foie (300 grammes), recueillis de 3 à 5 minutes après la mort, et dans lesquels on ne parvenait pas à découvrir la plus petite trace de glycogène.

Dès Tannée 1855, j'ai fait voir dans de nombreux mémoires, et plus tard dans mon Traité pratique des maladies du foie, que le protoplasma des cellules hépatiques est le siège de métamorphoses multiples, dont nous ne pouvons pas encore apprécier toute l'étendue ; que notamment, lorsqu'il y a atrophie des cellules hépatiques, comme celle qui caractérise l'atrophie jaune aiguë du foie, la production de

Furée s'arrête, et Ton ne trouve plus dans Turine que des produits d'oxydation d'un degré moins élevé, comme laleucine. Plus récemment, Schrôder et Schmiedeberg (1) ont montré que c'est dans le foie seulement que les composés ammoniacaux sont transformés en urée. 11 reste à délerminer par d'autres recherches si ces dernières opérations, avec la fonction glycogénique, sont les seules qui se poursuivent dans les cellules du foie.

En regard de cette intervention du foie dans la constitution du diabète, il nous faut encore considérer la

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