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154- H est nécessaire d’envisager à part les servitudes, parce qu'on n'observe pas entièrement les mêmes règles, quant à la manière dont on en perd la possession.
Nous avons vu qu'en matière de choses corporelles, la possession se conservait solo animo , sans qu’il y eût eu d'actes de jouissance pendant une période plus ou moins longue. Il n'en est pas de même pour les servitudes dont on uc ronserve pas la possession sans en user , en sorte que l’on n'en garde la possession solo animo que pendant une année. Cela lient à ce que les servitudes sont un état de choses contraire à la nature, auquel le droit de propriété résiste sans cesse et qu’il tend à effacer, dès que l’usage en est suspendu en fait.