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ACCIDENTS DES COUCHES DE HOUILLE

qu'on a appelée fond de bateau, parce qu'en effet la coupe des deux pendages ainsi réunis rappelait assez bien la coupe d'un bateau. Cette disposition , très-fréquente , indique que les bassins houillers ont été comprimés par des soulèvements latéraux.

Le changement des inclinaisons entraîne souvent l'existence de courbes de raccordement, qui sont les plis des couches. Dans la plupart des bassins les plis sont à grands rayons ; mais ceux que présentent les grands bassins septentrionaux sont quelquefois tellement subits et prononcés qu'ils changent l'inclinaison des couches de 10 et 15*, à 75 et 80°.

La coupe (fig. 22) est un exemple des ploiements qui aflec-

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tent tout l'ensemble des couches houillères du bassin de la Belgique et du nord de la France, ploiements qui permettent à des puits verticaux de recouper deux et trois fois les mêmes couches. Le plus souvent il y a renflement dans m l'angle ou crochon d'un pli , et l'épaisseur d'une couche d'un mètre peut y être portée à 2 mètres ; d'autres fois la couche se trouve au contraire étranglée.

TERRAINS DE TRANSITION

Les portions de couches dont l'inclinaison est au-dessus de 20° portent le nom de plais, et l'on appelle droits celles qui affectent une forte inclinaison. Les mêmes couches, ainsi qu'on le voit dans cette coupe, affectent alternativement la disposition de plats et de droits.

Les plis ont à la fois une direction et une inclinaison , et forment une sorte de gouttière horizontale ou inclinée qu'on appelle Xennoyage.

Ces ploiements de terrain sont évidemment l'effet des causes dynamiques qui ont produit les inclinaisons; ils résultent de soulèvements qui ont ondulé la superficie du sol, et de pressions latérales qui ont forcé les faisceaux ondulés à occuper un espace beaucoup moindre.

Tous les plis n'ont pas les caractères nets et réguliers des couches du Nord ; dans les couches puissantes des bassins méridionaux ils sont accompagnés de renflements et d'étranglements. Ces étranglements et renflements sont, le plus souvent, solidaires, et, dans quelques bassins, les mineurs ont l'habitude de dire, lorsque le toit et le mur s'écartent brusquement : la couche se renfle , elle va se perdre.

Lorsque le toit et le mur, se rapprochant, viennent à se toucher et à supprimer momentanément la couche, l'accident prend le nom de crain ou coufflêe. En suivant le filet charbonneux qui subsiste presque toujours comme une trace laissée par la houille elle-même , ou , à son défaut , en suivant les roches du toit et du mur dont la nature fournit des indices suffisants pour se maintenir dans le plan de stratification , on arrive à retrouver la couche , après une interruption plus ou moins longue. Dans les mines des environs de Nantes , où des crains interrompent complètement les couches, il faut consulter attentivement les roches du toit et du mur si l'on veut fran- « chir sans s'égarer les espaces souvent considérables qui séparent les prolongements d'une même couche.

Les crains sont quelquefois tellement multipliés qu'ils modifient l'allure des couches de houille d'une manière qui en

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