‹ Traité du gisement et de l'exploitation des minéraux utilesChapitre 47 sur 95 · DIEUZE · texte numérisé non relu

DIEUZE

vie.

Profondeur jusqu'nn sel. 55,10

Sel. 7e couche.

Sel. I" couche.

Salzthon.

Salzthon .

Sel. 8« couche.

Sel. 2* couche.

Salzthon.

Salzthon.

Sel. 9e couche.

Sol. 3* couche.

Salzthon.

Salzthon.

Sel. 10* couche.

Sel. 4« couche.

Salzthon.

Salzthon.

Sol. ll'coucho.

Sel. 5* couche.

Salzthon.

Salzthon.

Sel. 12» couche.

Sel. 6' couche.

Salzthon.

Il est à remarquer qu'à Vie, l'épaisseur du terrain salifere, à partir de la première couche, étant de 98"', 70, l'épaisseur

totale du sel est de 65 mètres , celle des argiles attenantes n'étant que de 33*°, 70. A Dieuze, l'épaisseur totale des 12 couches de sel est de 64'", 50, c'est-à-dire sensiblement identique à l'épaisseur totale des 12 couches connues à Vie. On connaît, en outre, une treizième couche de 3U\10 séparée de la douzième par 3m,40 de salzthon.

Les couches de sel découvertes sur une longueur est-ouest de 25 000 mètres environ , depuis le puits de Pétoncourt jusqu'au dernier puits de Dieuze, n'existent pas seulement dans cette direction. On les a retrouvées vers Abondange , à 10 000 mètres, au nord, de cette ligne, après avoir traversé 120 mètres de marnes stériles ; elles y présentaient les mêmes caractères. On les a également découvertes à Rozières-aux-Salines , situé à 20 000 mètres sud-ouest de Vie.

Les marnes irisées de la vallée de la Seille forment une espèce de golfe dans le muschelkalk et c'est dans l'intérieur de ce golfe que le sel gemme a acquis le développement considérable dont on ne connaît pas encore la limite inférieure. Ce gîte forme donc, comme certains gîtes houillers, un bassin subordonné au bassin principal. Quant aux faits géologiques qui peuvent avoir accumulé en ce point une si grande quantité de sel , ils restent inexpliqués. Une observation doit seulement être consignée : c'est que, parmi les diverses variétés de sel gemme, aucune ne contient d'iode.

La propriété salifere des marnes irisées ne se borne pas à la vallée de la Seille ; partout où cette formation affleure, dans les régions de l'est, entre les Vosges et le Jura, des sources salées et l'abondance du gypse annoncent que cette propriété est conservée, sinon au même degré, du moins d'une manière suffisante pour ctre productive.

Dans les recherches de cette nature , l'analogie avec les terrains explorés de Dieuze , les couches gypseuses exploitées en un grand nombre de points , enfin les sources salées , peuvent fournir de précieuses indications. La partie salifere de la formation est partout inférieure à la couche de combustible située

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