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d émission parassent encore distinctes de celles des roches basaltiques ou la\iques.
Ainsi considéré dans son ensemble et non plus dans l'isolement des actions actuelles , le terrain volcanique devient un élément important de l'écorce terrestre, et sa distribution sur la surface de cette écorce présente même quelques rapports intéressants avec sa structure et sa configuration.
Les terrains volcaniques forment en effet des groupes ou des chaînes de montagnes dont la position est presque toujours liée aux accidents les plus prononcés de la surface. Théoriquement, on s explique assez facilement cette liaison des éruptions causées par les forces expansives de l'intérieur du globe avec les fractures et les inégalités préexistantes de la surface.
La position d'un volcan qui tend à se former étant déterminée par les conditions de résistance de l'écorce solide du globe, les points qui présenteront le moins de résistance seront généralement situés dans une fracture préexistante, ou dans son prolongement. Une première fracture étant formée dans le sens où les couches solides avaient le plus de facilité à se fendre, lorsqu'une seconde se formera à travers les mêmes couches , elle tendra à suivre une direction parallèle à celle de la précédente. De là cette tendance des masses volcaniques à s'aligner, tendance qui se manifeste nonseulement par leur position relative, mais aussi par leur forme très-souvent allongée dans le sens de la direction générale. Ces alignements linéaires s'expliquent par les conditions de solidité des couches superficielles, qui assignent à un volcan une position subordonnée aux fractures préexistantes : de là aussi le parallélisme des masses volcaniques lorsqu'elles forment plusieurs alignements , parallélisme qui résulte à la fois de la parité des circonstances de solidité des couches résistantes , et de celle des efforts expansifs.
Le cas où l'action volcanique tend à s'exercer suivant une ligne droite doit être le plus ordinaire, parce qu'une paroi solide et cassante telle que l'écorce du globe a nécessairement une
TEKRA1N VOLCANIQUE.
tendance à se fissurer. Dès lors les émissions de laves auront lieu sur les divers points de ces fissures , et l'on s'explique l'existence des alignements de masses volcaniques dont le globe terrestre est en quelque sorte sillonné.
L'énumération des volcans en séries linéaires comprend en effet la presque totalité des masses volcaniques du globe , et cette tendance à la disposition linéaire est telle, que les volcans isolés ou groupés qui semblent les plus indépendants sont en réalité liés entre eux par des points volcaniques intermédiaires, reconnus ou dont on peut certainement supposer l'existence. C'est ainsi que l'on peut considérer les Açores, les Canaries , les îles du cap Vert comme constituant un système volcanique linéaire avec les îles de Sainte-Hélène et de l'Ascension. Il en est de même des masses volcaniques du nord de l'Irlande, des Hébrides et des îles Féroé et de l'Islande , qui appartiennent à une même zone.
La connexion qui existe entre toutes les masses volcaniques sera bien plus apparente si on les trace sur une mappemonde ; alors rien n'est isolé, rien n'est anomal. Toutes les séries sont généralement réunies par des points intermédiaires , de sorte que l'ensemble des fractures qu'elles constituent représente des lignes brisées, inégalement réparties sur la surface du globe.
Si l'on compare ces lignes volcaniques avec celles qui forment les traits caractéristiques de la configuration actuelle du globe , traits qui sont indiqués , d'un côté par les chaînes des montagnes qui le sillonnent, de l'autre par les contours des continents et des îles qui représentent les lignes d'intersection des inégalités de la surface terrestre avec l'horizon régulier de la surface des mers, on arrive à reconnaître que la distribution des masses volcaniques n'est pas arbitraire et qu'il existe des relations fixes entre cette distribution et la configuration du globe.
Et d'abord, quels sont les points où l'action volcanique semble la plus fréquente et la plus énergique? En considérant non-seulement les volcans en activité, mais toutes les
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émission» du terrain volcanique, on reconnaît que la tendance générale des premiers à se trouver sur les côtes maritimes ou dans des îles existe également pour l'ensemble du terrain. Ainsi, presque toutes les grandes séries volcaniques sont formées par des îles (sauf celles des Andes Cordillères). Les îles qui bordent le continent africain et qui présentent les plus grandes accumulations des trois formations volcaniques viennent encore à l'appui de ce principe , confirmé en Europe par nos volcans méditerranéens , placés dans des îles ou sur le littoral.
Les exceptions qui résultent de la position des terrains volcaniques de la France centrale, des bords du Rhin, de ceux que Ton a signalés dans les parties centrales de l'Asie et des grands cônes qui surmontent les Andes Cordillères . suffisent pour démontrer que la loi n'est pas générale et que toute hypothèse qui attribuerait d une manière absolue les actions volcaniques à l'influence des eaux de la mer serait incompatible avec les faits ; mais elles ne peuvent infirmer la tendance des terrains volcaniques à se trouver dans l'intérieur des mers ou sur les côtes
Que l'on compare la profusion des masses volcaniques dans l'intérieur et autour de la Pacifique avec leur rareté dans l'intérieur de l'Asie ou des Amériques, et l'on en déduira que la distribution des terrains volcaniques paraît assujettie à deux lois : tantôt ils sont développés en raison de l'absence des terres continentales, c'est-à-dire qu'ils semblent faire équilibre au nonexhaussement de la croûte du globe ; tantôt ils sont disposés pa- " rallèlement aux saillies continentales, dont ils paraissent dessiner les contours , c'est-à-dire qu'ils se sont formés sur les lignes de fracture des soulèvements.
C'est ainsi que les Antilles volcaniques se trouvent précisément là où il y a interruption continentale, puisque l'Amérique se trouve réduite à l'isthme de Panama : elles compensent évidemment cette interruption par leur présence et représentent peut-être en force volcanique dépensée une somme égale à