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COMPOSITION DU TERRAIN PORPHYRIQUE

(jrunsteîns, melaphyres amphibolites, sjriUiies, amygdahïdes , rariolites, ophites , serpentines.

Les roches trappéennes se distinguent par leurs caractères d'homogénéité; on peut parcourir pendant des heures entières la surface des serpentines de l'Italie, des grunsteins de l'Allemagne, sans trouver aucune substance cristallisée et de composition bien définie. Le diallage , la stéatite, l'amphibole et le pyroxène sont les seuls minéraux cristallins dont la présence y soit normale; tous les autres sont rejetés vers les contacts. Ainsi , les spillites et amygdaloïdes à noyaux de zéolites ou de spalh calcaire, ne se trouvent que sur les bords des accumulations trappéennes, où i's constituent souvent des collines et des pitons particuliers, de même que les euphotides et certains mélaphyres cristallins.

Comparativement aux roches porphyriques , on ne peut manquer d'être frappé de l'absence du quartz dans les formations trappéennes; les quartz fibreux de l'Italie y sont des raretés; les agates et les quartz résinites d'Oberstein , etc. , ne se présentent que dans les roches de contact. Le feldspath et le quartz, qui, jusque-là, avaient été les principes dominants des roches éruptives, ne sont plus que des substances subordonnées aux silicates de magnésie, de chaux, de fer; les seuls feldspaths accidentels sont les jades et les labradors, c'est-à-dire les moins silicatés de tous.

Quelques substances rares , telles que l'apophyllite , la datholite, la préhnite, etc. , se retrouvent dans certains groupes trappéens, très-distants les uns des autres, avec une parité remarquable dans leurs caractères minéralogiques et dans les circonstances de leur gisement. Ces minéraux se présentent, par exemple , en petits filons contemporains et en géodes cristallines , dans les trapps de Kewena-Point et des bords méridionaux du lac Supérieur (Amérique du Nord); dans le» trapps de l'Indostan , à Pounah (Asie) ; dans les grunsteins du Harz , à Andreasbrrg (Europe). En étudiant les collections de minéraux recueillis dans ces contrées trappéennes, on ne peut manquer

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d'être frappé des identités que présentent les échantillons de provenances si éloignées.

Les roches trappéennes ont une affinité directe pour les minerais , affinité plus directe que celle des porphyres quartzifères ou feldspathiques ; elles en contiennent très-souvent qui sont disséminés dans leur propre pâte ou englobés sous forme d'amas éruptifs. C'est ain*i que les amphibolites de la Toscane présentent le cuivre pyriteux , la galène et la blende en gîtes exploitables ; que les amphibolites de Suède, et notamment celles du montTaberg, renferment le fer oxydulé, qui se retrouve dans les serpentines des Alpes , notamment celles de la vallée d'Aoste ; c'est ainsi que le nickel sulfuré est exploité dans la pâte même d'un grunstein du Dillenburg, le mispickel dans les serpentines de Reichenstein en Silésie , le fer chromé dans celles de plusieurs contrées , et que le platine natif a été trouvé dans le grunstein de Choco et dans les serpentines de l'Oural.

Les porphyres jeldspathiques , accidentellement amphiboliques , les eurites et les phirosilex forment un groupe minéralogique qui a généralement précédé celui des roches trappéennes.

Ce groupe de roches presque exclusivement feldspathiques , et dans lesquelles les autres éléments ne sont qu'accidentels , est celui qui fournit les plus belles variétés à l'ornementation. Il est souvent remarquable par la proportion de fer oxydé rouge qui se mélange à la composition normale de ses roches et qui donne à l'ensemble de ses masses minérales une coloration caractéristique.

I^s porphyres feldspathiques ont généralement succédé aux jyorphyres quartzifères, qui présentent les mêmes caractères de composition, mais avec un excès de quartz qui s'isole en grains cristallins disséminés dans les pâtes porphyriques.

Il devient ainsi évident , en remontant la série des roches éruptives, depuis les roches volcaniques actuelles jusqu'aux porphyres quartzifères, que ces roches sont d'autant plus riches en silice que leur époque d'émission est plus ancienne.

La structure générale des roches du terrain porphyrique est

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