‹ Traité du gisement et de l'exploitation des minéraux utilesChapitre 73 sur 95 · PLOMB. ARGENT. VALEUR · texte numérisé non relu

PLOMB. ARGENT. VALEUR

Exploitation Quint. mft. EDegr. Fraie*.

Par la compagnie anglaise.. . de 1745 à 1760 90 000 14 000 4 940 000

Par la compagnie nationale. . de 1760 à 1792 59 098 23 617 9 000 00O

Par le gouvernement français de 1792 a 1814 43 269 4 947 3 037 282

Par le gouvernement sarde. . de 1814 à 1824 16 159 3 440 1 734 707

— de 1824 à 1834 25 717 5 832 2 576 175

— de 1834 à 1842 17 592 3 983 1 024 254

Totaux. . . . 251 835 55 819 2231241*

Les minerais de Pesey, de Macot et de Saint-Jean de Maurienne se transportent en totalité à la fonderie royale d'Albertville. On en retire , année moyenne , 600 kilogr. d'argent , 250 quintaux de litharye, et 2500 quintaux de plomb. La valeur totale de ces produits est d'environ 300 000 fr.

Les filons de pyrites aurifères actuellement exploités dans les vallées d'Anzasca, de Toppa et d'Antrona, dans la province de Pallanza, sont concédés à vingt-cinq entreprises différentes ; 400 ouvriers y sont employés pour abattre le minerai, l'extraire de la mine, le trier, le transporter aux moulins d'amalgation et le triturer. Les plus importantes de ces vingt-cinq concessions sont celles de Peschiera, employant 115 ouvriers, et de Minerone di Sotto , qui en occupe 65 ; toutes deux sont dans la vallée d'Anzasca.

Le produit annuel des vingt-cinq exploitations peut s'estimer comme il suit :

Or. ValMT.

Vallée d'Anzaaca. . . . 153 867 gramme*. 402 400 franc

— de Toppa 19 424 — 50 000

— d'Antrona. ... 20 556 — 53 760

On exploite encore, pour le compte du gouvernement, un autre filon aurilère à Alagna , dans la vallée de Sesia , province de Novarra. Cette exploitation n'occupe qu'une dizaine d'ouvriers, et son produit peut être d'une valeur de 6 à 7000 fr.

Du Piémont nous sommes naturellement conduits en Toscane, dont nous avons déjà décrit les mines principales : monte Catini et Campiglia pour les mines de cuivre; l'île d'Elbe pour les mines de fer.

La chaîne métallifère de la Toscane contient un grand nombre de gîtes liés aux roches serpentineuses qui occupent une place importante dans l'accidentation du sol. Ces divers gîtes appartiennent à quatre catégories distinctes , qui sont :

1° Des gîtes de contact , consistant en amas et filons irréguliers , placés suivant les plans de contact des serpentines et des gabbros altérés ; ces gîtes pénètrent même dans les masses serpentineuses , et y constituent des veines qui peuvent être considérées comme les fissures de retrait de ces masses. Dans toutes les parties de la chaîne , des émanations exclusivement cuprifères ont ainsi succédé à la sortie des serpentines, et, sur quelques points , les minerais sont même directement contenus dans les roches éruptives.

2° Des dykes éruptifs composés d'amphibole», d'hématites et d'yénites qui ont soulevé et fracturé le sol du Campigliese. Ces dykes sont métallifères ; ils contiennent du cuivre pynteux , du fer sulfuré , de la galène et de la blende , disséminés de telle sorte que les gangues et les minerais sont évidemment contemporains. Ces dykes s'isolent des éruptions serpentineuses par des directions spéciales.

3° Des amas et dykes éruptifs composés presque exclusive*

ment de fer à tous les degrés d'oxydation. Les minerais de fer de l'île d'Elbe forment le type de cette classe de gîtes , également représentée dans l'intérieur de la chaîne ; leur sortie a déterminé des soulèvements qui sont parallèles à ceux du Campigliese.

4° Des couches quartzeuses contenues dans la formation crétacée inférieure du Massetano et des environs de Montieri. Ces couches sont imprégnées de veinules et de particules métallifères suivant une zone dirigée de Montieri à l'Accesa ; leur développement concorde toujours avec un métamorphisme trèsprononcé de toutes les couches de terrain, et parmi les effets de ce métamorphisme on remarque surtout l'intrusion du quartz et la transformation des schistes en alunites. Les minerais disséminés dans ces couches quartzeuses comprennent tous ceux de la série des gîtes précédents : le cuivre pyriteux , le cuivre gris, la blende, la galène, des sulfures multiples argentifères, enfin le fer oxydé et pyriteux. Les phénomènes prolongés qui seuls ont pu donner naissance à cette zone métallifère comprennent donc, suivant toute probabilité, la plus grande partie de la durée de l'action génératrice.

Ces quatre types, auxquels nous rapportons ainsi tous les gîtes métallifères de la Toscane, sont, en réalité, liés entre eux par des gîtes de passage. Néanmoins, il est à remarquer, qu'à part le type des gîtes placés au contact des serpentines , gîtes qui constituent un phénomène général dans la chaîne, les autres types se sont développés dans trois districts séparés où ils dominent, et qu'ils caractérisent d'une manière différente.

Suède et Norwége.

Le vaste massif Scandinave qui constitue la Suède et la Norwége est , en grande partie , composé de terrains schisteux et de calcaires de transition accidentés par des granités , des porphyres et des roches amphiboliques. Les gîtes métallifères y sont très-multipliés et ils auraient plus d'importance encore si

les exploitations n'étaient entravées par la difficulté des transports.

Les roches amphiboliques paraissent avoir été, en Scandinavie comme en Toscane, le principal véhicule des émanations métallifères ; elles y servent souvent de gangues aux minerais de cuivre et de fer. Ainsi la production du cuivre est due en grande partie au célèbre gîte de Falhun en Dalécarlie ; c'est un amas vertical et allongé de fer sulfuré , se ramifiant dans des roches amphiboliques qui l'accompagnent, et qui lui servent même de gangue ainsi que le quartz. La zone extérieure de cet amas , découvert sur une distance de 400 mètres , est mélangée de pyrite cuivreuse, but de l'exploitation établie aujourd'hui à une profondeur de 350 mètres : ce minerai ne contient en moyenne que 2 J à 3 pour 100 de cuivre. Il existe en Norwége d'autres gîtes analogues à celui de Falhun, mais leur position est généralement d'un abord difficile. Une compagnie anglaise en a longtemps exploité un près du cap Nord, malgré l'intensité du froid.

Cette partie de l'Europe est une des plus riches en minerai de fer, dont l'état minéralogique est presque toujours l'oxydule. M. Élie de Beaumont a fait remarquer que tous ces gîtes étaient disposés suivant une zone qui traverse la contrée, depuis le lac Onega jusqu'à l'angle S. O. de la Norwége. Suivant cette longueur, les gîtes de fer oxydulé sont souvent accompagnés de porphyres amphiboliques qui , dans beaucoup de cas , leur servent de gangues. Dans la montagne de Taberg, une masse de fer oxydulé est enclavée dans l'amphibole , mélangée avec elle , et ce mélange paraît avoir constitué , comme en Toscane, une véritable roche éruptive. L'amphibole est encore l'annexe caractéristique des minerais de cobalt de Tunaberg et des pyrites magnétiques qui les accompagnent.

Les mines de plomb et d'argent représentent une génération métallifère très-distincte et leur gisement doit être rapporté aux filons ; telles sont les mines de Sahla et celles de Kongsberg , mentionnées dans le chapitre précédent.

M. Daubrée, auquel nous devons une description intéressante des gîtes de la Suède et de la Norwége , en résume ainsi la classification.

Les gîtes , exploités dans les deux royaumes , peuvent être partagés en cinq catégories :

1° Les dépôts ferrifères , qui aujourd'hui encore continuent à se former dans le sein des marais et des lacs (myrmalm, seemahn) ;

2° Les filons proprement dits Igaenge) ;

3° Les amas de contact situés vers la jonction des terrains de transition et des roches ignées ;

4° Les amas incorporés dans les roches ignées telles que les amphibolites ;

5° Les amas enclavés et intimement soudés dans le gneiss.

Parmi ces différentes formes, c'est la dernière qui est, sans comparaison , la plus fréquente ; plus des trois quarts des richesses métallifères de la Suède consistent en amas enclavés dans le gneiss, et nulle part sans doute en Europe les dépôts de cette sorte ne sont aussi nombreux et aussi développés.

Les principaux districts des mines sont, en Suède :

1° La Lapon ie de Torneo et celle de Luleo. Parmi les nombreux amas de minerai de fer que renferment ces provinces, ceux de Gellivara , de Kierunavara et de Luossavara dépassent, par leurs dimensions gigantesques, tous les autres dépôts du même genre exploités en Europe. Il y a aussi dans les mêmes districts un assez grand nombre de gîtes de cuivre; plusieurs d'entre eux, près du Sulitelma, renferment de la galène argentifère.

2° Il existe dans l'Herjedal des mines de cuivre et de fer, qui se relient au groupe de celles qui sont exploitées principalement pour le cuivre en Norwége , dans le massif du Dower, aux environs de Roraas, et jusque dans la contrée de Trondhjem.

3° Au sud des mines de cobalt de Loos , à Helsingland en Dalécarlie, et surtout dans les environs de Fahlun, de Grandjarde, de Garpenberg et de Norberg, on trouve une agglomé-

ration d'un grand nombre de gîtes de fer et de cuivre, dans lesquels il existe du plomb argentifère. Ce groupe, qui s'étend jusque sur une partie de la Westmanie, et qui comprend les filons de plomb et d'argent de Sahla, est, avec celui de la Laponie, le plus riche de la Suède.

4° Les gîtes de la Wermlandie , particulièrement concentrés aux environs de Philippstadt, et ceux de la Néricie, sont presque exclusivement exploitée pour le fer, excepté les mines de Vena, aujourd'hui les plus importantes du royaume pour l'extraction du cobalt. Au sud-ouest de celles-ci, en Dahlslahd, se trouvent quelques mines de f r et de plomb argentifère.

5° L'Uplande et la partie adjacente de la Sudermanie renferment des mines de fer importantes dont les principales sont celles de Dannemora.

6° Les environs de Tunaberg présentent, dans un cercle restreint, une association remarquable de minerais de fer, de cuivre, de cobalt, de plomb et d'argent.

7° Enfin, au sud du groupe précédent, il n'y a guère à citer que les mines de fer du Taberg en Smolande , et celles d'or d'Eidsfoss, depuis longtemps abandonnées. Le minerai de fer, qui se précipite journellement encore dans le sein d'un grand nombre de lacs , est particulièrement abondant en Smolande.

En Norwége, les principaux groupes métallifères sont :

l°Les mines de cuivre de Kaafjord et de Raipas, en Finmark, non loin du 70» degré de latitude, les plus septentrionales du monde, et qui, depuis quelques années, sont très-productives.

2° La province méridionale du Trondhjem renferme différents gîtes de cuivre et de fer; les amas de Roraas sont aujourd'hui, avec les filons du Finmark, les mines de cuivre les plus activement exploitées en Norwége. Le fer chromé est exploité dans la contrée de Roraas, particulièrement à Tonset.

3° Il a existé, dans la Haute-Tellemarken, des mines nombreuses de cuivre et de fer, qui ont été principalement travail* lées dans le xxtv et le xvitr* siècle.

4° Les gîtes de fer, si répandus en Suède, ne sont vraiment abondants en Norwége qu'aux environs d'Arendal , dans une zone étroite qui longe la mer.

5° C'est dans la province de Buskerud, non loin de Christia* nia, que se trouvent les célèbres mines d'argent de Kongsberg, et celles de cobalt de Modum.

Les petits gîtes exploités pour le plomb, l'argent, le cuivre et le fer, dans le terrain de transition de Christiana et près de Skeen, n'ont que peu d'importance. Un assez grand nombre de mines, aujourd'hui abandonnées, sont disséminées dans le sol de la Norwége méridionale.

Les observations de MM. Daubrée et Durocher, sur ces diverses mines du massif Scandinave, permettent de suivre tous les détails de leur gisement et de reconnaître que dans un grand nombre de cas les roches granitiques sont intimement liées avec les minerais.

Districts métallifères do l'Espagne.

L'Espagne a occupé un rang des plus importants dans la production des métaux; depuis vingt ans elle s'efforce de reconquérir ce rang et de tirer parti des ressources que la nature semble avoir prodiguées à plusieurs de ses provinces. M. Leplay a tracé, il y a quinze ans, un tableau intéressant de la plus grande partie des ces ressources, qui, suivant ses prévisions, se sont développées depuis par des entreprises nombreuses, et ont amené des découvertes nouvelles. Dans les districts d'Adra, Almeria, etc., la production s'est élevée à 500 000 quintaux métriques de plomb ; la Sierra d' Almagrera produit aujourd'hui pour 8 millions d'argent» et la découverte du filon d'Hiendelencina , dans la Sierra de Guadalajara, donne des espérances d'une richesse analogue.

Dans le district du nord de l'Andalousie et de l'Estramadure, les filons de Guadalcatial, de Rio-Tinlo, de Linarès, de la Sierra de Los-Santos, etc., sont explorés par des travaux dont l en-

semble pourra bientôt arriver à une production notable. Almaden, dont le nom seul rappelle un des plus beaux foyers de la richesse minérale du globe, est aujourd'hui étudié de manière à promettre pour l'avenir des développements nouveaux. Les calamines de Riopar alimentent actuellement une belle usine ; enfin, les éléments de la fabrication du fer, qui abondent en Espagne, commencent à être mis en valeur d'une manière plus générale que par le passé.

La production de tous ces métaux, bien qu'elle atteigne aujourd'hui une valeur annuelle de 35 à 40 millions, est encore loin de se trouver en rapport avec la richesse minérale de l'Espagne. Est-il besoin de signaler les causes qui l'entravent? Le manque de routes, auxquelles ne supplée aucune voie navigable de quelque importance, est la plus grande plaie du pays. Les agitations politiques ont aussi retardé le succès de nombreuses entreprises ; mais, en dehors de ces agitations qui , au premier abord , semblent seules constituer l'histoire de l'Espagne , est une nation intelligente et laborieuse, qui surmontera toutes les entraves, et qui trouvera dans les mines des éléments précieux pour le développement de son industrie.

Le terrain de transition est, en Espagne, le terrain métallifère par excellence ; tous les gîtes précédemment indiqués en font partie. Les minerais de chaque district ont cependant des caractères spéciaux qui semblent en rapport avec des variations dans les roches éruptives. Ainsi , des roches serpentineuses paraissent avoir imprimé aux gîtes plombifères de la Sierra di Gador des caractères de composition, et surtout des caractères de formes tout à fait particuliers ; tandis que les gîtes qui se rattachent aux porphyres amphiboliques et feldspathiques ont pour cachet spécial ; la forme de filons, la richesse en argent des galènes, et la dissémination fréquente de l'argent à l'état de sulfure ou de chlorure.

Le district de la Sierra-Morena, comprenant le nord de l'Andalousie , une partie des provinces de l'Estramadure et de la Manche, constitue la plus vaste surface de ces terrains de transi-

tion, celui où les phénomènes métallifères paraissent à la fois les plus étendus et les plus variés. On y retrouve tous les éléments de composition du Harz , de l'Erzgebirge, des Vosges , de la Forêt-Noire , du Cornwall et de tant d'autres districts métallifères; les formes offrent elles-mêmes des analogies remarquables. Les dômes arrondis et culminants, centres d'éruption et de soulèvement, où l'on est certain de rencontrer les porphyres , rappellent en plus d'une localité les ballons des Vosges et de certaines parties des provinces rhénanes ; tandis que les crêtes découpées et peu élevées de la Sierra proprement dite, composées de porphyres, de quartzites et de schistes qui dominent les plateaux granitiques moins accidentés, offrent une analogie frappante avec l'Erzgebirge.

Ces caractères sont encore confirmés par l'existence de mines, plus nombreuses, il est vrai, que productives , et dont l'importance n'est, en beaucoup de points, attestée que par la tradition des exploitations passées dont on voit encore les haldes et les déblais. Toutefois, et indépendamment des travaux existants et qui donnent actuellement de grandes espérances , Almaden est là pour attester la fécondité de la période métallifère.

Nous avons décrit précédemment les caractères du gîte d' Almaden qui se rapporte aux filons de contact. La production de ce gîte , qui tient depuis longtemps le monopole de la production, s'est élevée à 20 000 quintaux métriques de mercure.

Dans ce même district se trouvent les filons argentifères de Guadalcanal, ceux de Los-Santos, les filons cuprifères de Rio- Tinto, enfin ceux de Linarès. Un gîte important de calamine, exploité dans la Sierra d'Alcaraz, complète en quelque sorte la variété des minerais de ce vaste district.

Voici quels sont actuellement les éléments principaux de Ja production des métaux en Espagne :

Argent (Sierra d'Almagrera) 170,000 marci.

Mercure (Almaden) 20 SOOquintaux.

Plomb (Adra, Linarès, Lorca, eto.) 500 000 —

Fer et fonte moulée (Marbella, A&turies, Guipuscoa, Galice

Pedroso, etc.) 60 000 —

Afi DESCRIPTION DES DISTRICTS MÉTALLIFÈRES.

DUfrlets Métallifère» Je I A»^l,t»

■4tlll»«lt.

L'Amérique méridionale, cette contrée à laquelle les phénomènes volcaniques ont imprimé une si grande unité de constitution, nous présente les gîtes métallifères, et surtout ceux des minerais d'or et d'argent , sur une échelle des plus vastes. Dans la chaîne des Cordillères , cette récente formation de minerais domine toutes les autres formations métallifères , de même que les trachytes et les volcans modernes ont dominé tous les caractères de constitution physique et géognostique imprimés à la contrée pendant les périodes précédentes.

Le développement des minerais argentifères a masqué d'autant plus complètement les autres formations de minerais , que la plupart des gîtes métallifères dont les conditions seraient analogues à celles de l'Europe sont rendus absolument inexploitables par le prix élevé de la main-d'œuvre, les difficultés des transports et l'absence de combustible. On ne peut guère exploiter en Amérique que les métaux précieux, faciles à traiter par l'amalgamation , dont la réduction exige peu de combustible, dont le transport soit peu coûteux comparativement à • leur valeur, ou dont le prestige ait facilité l'exploitation en appelant les capitaux par l'espoir d'un bénéfice immédiat. On a donc laissé de côté les oxydes d'étain, les pyrites cuivreuses, les galènes , les cuivres gris , dont les gîtes sont aussi bien représentés dans les Cordillères que dans la plupart des districts métallifères de l'Europe, et l'on s'est occupé exclusivement de l'or, du platine, et des nombreux minerais d'argent qui constituent des gîtes si puissants et si multipliés.

Les mines des Andes Cordillères produisent beaucoup moins par la richesse des minerais que par l'abondance et la puissance des gîtes, et les facilités qu'on trouve dans l'extraction et l'abatage. Sous le rapport de la richesse , il n'y a aucune différence réelle entre les minerais du Nouveau-Monde et ceux de l'Europe; mais, par leur grand développement , les forma-

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