EXPLICATION DE LA PLANCHE
Figure Ve.
Elle représente un pied de grandeur naturelle, préparé pour l’opération du javart cartilagineux. Tout le quartier a été enlevé depuis la limite antérieure du cartilage , à peu près , jusqu’au talon , et laisse voir les parties suivantes :
A. Muraille du sabot (paroi).
a. Biseau de la muraille.
B. Épaisseur conservée de la sole.
G. Fourchette .
DD. Portions du périople (ligament ou bande coronaire ).
E. Tissu podophylleux (tissu feuilleté de l’os du pied,
chair cannelée) .
F. Bourrelet (cutidure , par Bracy-Clarck). Organe de
sécrétion de la muraille.
GG. Ligne de démarcation entre le bourrelet et le tissu podophylleux. C’est suivant cette ligne qu’on doit faire une incision , depuis la paroi conservée jusqu’au talon , pour faciliter l’introduction de la feuille de sauge double sous le bourrelet , et détacher la peau du cartilage.
H. Branche tronquée du fer à javart.
Figure IIe.
Le pied est préparé pour l’étude anatomique de cette région. Tout un coté de la muraille a été enlevé ; la peau qui revêt le cartilage en a été détachée , et laisse voir près des deux tiers postérieurs de cet organe , dont la partie antérieure a été extraite pour découvrir les organes sous-jacens qu’il est si important de ne pas blesser pendant l’opération.
A. Partie postérieure du fibro-cartilage ne recouvrant que
du tissu fibro-graisseux. L’espace que circonscrit la ligne de points qui fait continuité à cette portion , est exactement celui qu’occupait la partie antérieure qu’on a enlevée.
B. Ligament latéral anté rieur. On voit que ce n’est que
dans son tiers postérieur qu’il est recouvert par le cartilage.
• G. Ligament appelé improprement latéral postérieur.
D. Portion apparente de la capsule synoviale de l’articu¬
lation du deuxième avec le troisième phalangîen. C’est cette membrane qu’on est exposé à ouvrir pendant l’opération.
E. Terminaison du tendon des muscles extenseurs du pied.
Cette expansion tendineuse se lie au cartilage par une production fibreuse très-résistante , qui semble faire continuité à ces deux organes, et recouvre entièrement les deux tiers antérieurs du ligament latéral antérieur.
F. Éminence tubéreuse de l’os du pied , sur laquelle est
implantée la base du fibro-cartilage. C’est de ce point que procède constamment l’ossification de cet organe.
Figure IIP.
Cette figure est destinée à montrer comment est confectionnée l’éponge d’un fer à javart, munie d’un crochet et d’un prolongement.
A. Prolongement à crochet, imaginé par Desplas, pour
soustraire la partie molle des talons à la pression de la ligature.
B. Petit appendice faisant continuité à l’éponge, destiné à
empêcher la ligature de glisser à la partie inférieure du fer (i).
(x) Par suite d’un malentendu avec le dessinateur, le pied représenté ici est nn pied à talons hauts et forts , et par conséquent un des moins propres à faire apprécier l’utilité du fer à crochet, comme je l’ai modifié. En effet , cette sorte de fer n’est convenable que dans les pieds à talons bas , où la ligature doit nécessairement porter sur la partie molle des talons. Or, plus les talons sont bas , plus les fibres en sont obliques, et plus le prolongement à crochet doit être oblique luimême. Par suite de cette obliquité très-grande du prolongement à crochet, la ligature qui passe par-dessus serait exposée à glisser et à s’échapper par en bas , si elle n’était arrêtée par le petit appendice qui continue l’éponge de quelques lignes.