MICROSCOPES A DISSECTION
scopes simples, c'est-à-dire des loupes ordinaires ou dos doublets. Ceux-ci sont des loupes formées de deux lentilles, rapprochées de telle sorte, que la supérieure grossit l'image formée par l'inférieure. Un diaphragme interposé entre elles détruit en grande partie l'aherration de sphéricité.
Il en existe un grand nombre d'espèces, dont chacune est préférée par l'anatomiste qui a pris l'habitude de s'en servir à l'exclusion des autres. Les plus simples doivent, d'une manière générale, être regardées comme les meilleures. Ces loupes sont montées de façon à permettre l'examen des objets par transparence et par réflexion, c'est-à-dire à l'aide de la lumière transmise au travers de l'objet plus ou moins transparent, ou réfléchie à la surface des corps opaques. Dans le premier cas, on place l'objet à étudier dans un vase de verre, et celui-ci sur le plateau ou table de la monture du microscope, qui est percée circulairement, pour laisser passer la lumière qu'on transmet à l'aide du miroir réflecteur dont est muni l'instrument.
Pour l'étude des corps opaques, il suffit de fixer l'objet à étudier au fond de vases en verre ou en faïence, dans lesquels on a coulé de la cire noire ; on colle une plaque de liège avec de la cire à cacheter ou par tout autre moyen que l'on imagine suivant ce que les circonstances exigent.
On peut disséquer à l'aide de la lumière du jour ou la lumière directe du soleil, quand on se sert de faibles grossissements, mais, avec les jeux plus puissants, il faut concentrer la lumière sur l'objet à l'aide d'une lentille volumineuse (pl. Il, fig. 1 a) pouvant se mouvoir en tous sens sur une lige articulée b que supporte un pied c assez lourd pour lui donner de la solidité. Cette lentille accompagne orcrmairement les doublets et autres microscopes à dissection, eJL doit avoir sa place dans la boite qui renferme ces instruments.
Des microscopes composés à dissection. «
198. Les loupes montées et les doublets ont le désavantage d'obliger de tenir l'œil appliqué très-près de la loupe et la tète continuellement baissée, ce qui est très-fatigant pour l'observateur. Ils ont, en outre, une longueur focale si courte, qu'ils deviennent trèsdifficiles à employer dès qu'on arrive à des grossissements un peu considérables. Si l'on excepte ceux dont le pied est tel que celui que nous venons de décrire, ils forcent à tenir les mains élevées au-dessus de la table sur laquelle ou travaille ; aussi elles tremblent