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MICROSCOPES A PRISMES REDRESSEURS

dès que survient un peu de lassitude, ce qui gône beaucoup pendant les dissections. Enfin, dès que la température est au-dessous de la moyenne, l'haleine vient se condenser sur les lentilles et les rendre ternes à chaque instant.

Ces "inconvénients n'existent pas dans le microscope pancratique de Fiseher de Waldheim, autrefois fabriqué par Trécourt et Georges Oberhteuser, qui est un microscope composé, daiis le^quel l'image est redressée par un deuxième objectif ajouté au-dessus rlu premier. On peut obtenir avec cet instrument des grossissements divers, depuis cinq fois jusqu'à environ quatre-vingts ou cent, par la seule variation des dislances focales des deux objectifs portés chacun par un tube dont l'un glisse dans l'autre. {Comptes rendus de VAcad. des sciences, i. IX, 1859, p. 529.) On conserve une distance assez considérable entre l'objectif et le corps à disséquer. Mais la perle de netteté des images, et surtout de la lumière, est telle, qu'il est presque impossible de l'employer, et, depuis longtemps, j'ai renoncé à son emploi pour quelque genre de travail que ce soit. Ce moyen de redresser les images est dû à Strauss-Durckheim, et le fait qu'il donne tous les grossissements voulus avec les mêmes verres par le changement de la distance focale des objectifs, a été découvert par Fischer de Waldhemi. Schacht, Quekett et autres, ont aussi imaginé divers modèles de microscopes composés à dissection plus simples que le précédent. ' • ■

' 199. Microscope à prismes redresseurs de Nachet. — Pour étudier la disposition des réseaux vasdulaires des muqueuses et des autres tissus, de disséquer des glandes, des helminthes et d'autres animaux de petit volume, j'ai imaginé un autre microscope à dissection qui ne présente pas ces inconvénients. 11 répond à peu près à lousles besoins des anatomistes, et depuis je ne me sers plus même des doublets.

Il a été construit par M. Nachet en 1847, qui l'a exécuté d'une manière bien plus parfaite, au point de vue de la longueur focale, de la largeur du champ et de la quantité de lumière nécessaire à de bonnes observations, que je ne le croyais possible. Depuis. que je l'ai montré à quelques anatomistes et zoologistes, il a été adopté par plusieurs. Cet instrument (pl. 111, fig. 1) peut, en effet, s'appliquer aussi bien à l'étude de la forme des organes extérieurs des petits insectes, des arachnides, ou des ovules et des organes des végétaux, qu'à l'anatomie proprement dite, et surtout à la dissection des embryons.

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