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CHAPITRE IV

Des propriétés des objectifs et des oculaires.

217. Le Hollandais Hermann van Deyl fui le premier qui en i 7G2 construisit une longue-vue achromatique. .On sait déplus que l'idée première du microscope achromatique appartient en fait à Euler, qui en donna la description dans sa Dioptrique, en 1771.

De 1800 à 1810, le physicien Charles fit des essais pour rendre achromatiques de petites lentilles, mais sans parvenir à donner à ses verres une disposition convenahle pour atteindre le but poui-suivi 1.

V En 1812, Brewster proposa de former des lentilles achromatiques composées de verres doués de pouvoirs réfringents différents. Cette idée ingénieuse offj-ait tant d'inconvénients pratiques, que sa mise à exécution ne fut pas possible.

Vers 1816, Frauenhofer fabriqua des microscopes d'après le principe d'Euler, mais à une seule lentille achromatique, dont les verres n'étaient pas collés ensemble. Ces microscopes grossissaient fort peu, aussi n'en fit-on pas usage, et en 1821- Biot écrivait encore que dans les microscopes composés il n'est pas possible de faire la lentille objective achromatique, parce que les verres dont il là faudrait composer seraient si petits, qu'on ne pourrait pas les iravaiUer avec exactitude. {Physiqve, p. 548.) Les savants employaient toujours a cette époque les microscopes non achromatiques d'Adams, de Charles, etc.

En 1823, Charles Chevalier travaillait avec Vincent Chevalier son pere lorsque le mécanicien Selligue, leur proposa d'exécudes objectifs achromatiques pour les microscopes. Après six

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DES LENTILLES APJANATIQUES. I77

De 1828 à d830, Charles Chevalier achromatisa des lentilles d'une ligne et d'une demi-ligne de foyer ; dès lors l'usage des forts grossissements devint général.

A Paris, Bouquet, Trécourt et Oberhœuser, Lerebours, Soleil ; à Berlin, Schick et Pistor; à Vienne, Plœssl et les successeurs de Frauenhofer, à Munich, imitèrent bientôt le microscope français.

218. Lister, en 1830 {Philosophical Transactions. London, in-4», p. 187), montra que, pour chaque lentille composée de flint et de crown, il n'y a que deux points (qu'il nomma points focaux aplanatiques) où disparaît toute aberration quand on y place un objet (aplanatique, de ànlavi^ç, qui n'est pas dispersé.) L'un de ces points est celui où disparait l'aberration de sphéricité, l'autre est celui où disparaît l'aberration chromatique.

Dans la pratique, on ne peut éviter complètement ni l'aberration de sphéricité, ni l'aberration chromatique. Si même l'on réussit à reunir en un point les rayons marginaux violets et rouges, le résultat de la dispersion de tous les rayons différeraînent colorés du spectre n'est jamais complètement uniforme ; caries bords de l'image laisseront encore voir des traces des rayons moyens du spectre qui n'auront pu se confondre et ces bords paraîtront être d'un vert jaune C est pour cela que, dans la construction des microscopes, on donne un peu plus d'épaisseur à la lentille en flint, afin d'obtenir une lueur b eualre qui est plus agréable à l'œil, et l'on dit alors que la lentille double a été corrigée par excès. Celle-ci est dite corrigée par défaut quand elle laisse voir une bordure rougeâtre autour de objet. En traitant de la dispersion des couleurs, on dit que la len- Me double d un microscope a été corrigée par excès ou par défaut Ces niemes termes sont usités aussi quand on parle de la corr 1 tion de 1 aberration de sphéricité. . ^ <^ouec

219. Si l'on excepte ce qui touche aux questions de l'ano-le d'où verture des objectifs, aux objectifs à immersion et à corre Uon dont l a être question, l'on peut dire que pendant quinze ans T i

fut opéré A mn7«- ^^''^^^^ e X de leiiu s doM ;r T"""' ''''' '^'^'^ -^^^^ des i-omplo r^tîs^ S^^^^^ en.t, il

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