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DU GROSSISSEMENT RÉEL DES MICROSCOPES

établir les différences absolues du grossissement donné par chaque objectif avec lui, et approximativement celui qu'on obtient avec les

autres oculaires. , . i

275. Cet oculaire a de 3 centimètres à 3 centimètres et demi de

longueur, et il fait perdre une quantité de lumière ^^^^TL rabîe pour qu'on doive le considérer comme le plus fo.tdetous ceux qu peuvent encore être employés utilement et faire repousser c irplus nuisible qu'utile tout oculaire grossissant davantage. 0 a par conséquent le grossissement le plus considérable qui v p isse'Le obtei4 avec chaque objectif. QuaiU aux a.tr^^^^ ocul-^^

plus faibles, on ne peut connaître qu «PP^'^^'^ ^^l^^'^^^ avoir riiabitude de s'en servir longtemps) quel est a peu pies le

'''iS^n'XT^ est l'objectif employé, il f^t dire comment a é^é pris le grossissement qu'on lui attribue, et, de plus ,uX e t la longueur du tube et de l'oculaire dont on a use avec d ca ous les modes de déterminer le grossissement donne ivVnt le précèdent sont inexacts. Mais une fois qu on sait qu il nié obtl de cette manière et quel est le numéro de l'oculaire dont on se sert, on aura un guide assez

276. Il est à remarquer que le grossissement amsi deteimine n'es pas celui de l'objectif seul , mais de tout le microscope oh- IfTJilillaire. G'e^t l'image qu'a grossie ^o^^^^^^ e verre de champ de l'oculaire, qui en a ^m-^'f'}'''^'^^^^ ver<^enls, et grossie de nouveau par le verre superieu q« on «J^^s Vu. Uk comme on ne peut observer sans oculaire, le gios-

sou ^^s^sement Le l'oculaire micromètre a servi a^emhe pouvoir a^pliT^; — nous avons vu dev.i aie S~ leVossissement du microscope

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les causes d'inexactitude proviennent en effet des oculaires ne remplissant pas exactement ces conditions, car on sait que les divisions dans les micromètres objectifs sont faites avec une précision et une rigueur telles, qu'on ne, doit pas chercher là les sources d'erreurs à cet égard. 11 est pourtant possible de faire ces lentilles avec une exactitude suffisante, ainsi qu'on peut le vérifier par la comparaison directe, d'un objet d'une'grandeur connue, vu avec une loupe, et un millimètre vu à l'œil nu. On parvient avec le temps et des essais répétés à donner à ces sortes de comparaisons, fréquemment employées en physique expérimentale , beaucoup plus de précision qu'on ne le croirait avant de l'avoir tenté.

Toutefois , cette exactitude du pouvoir amplifiant n'est jamais parfaite, et, avec plusieurs oculaires micromètres de ce genre préparés avec le plus grand soin par les seuls opticiens que j'aie pu décider à faire ce travail, MM. Nachet et fils, j'ai presque toujours trouvé des différences de l'une à l'autre des lentilles supérieures devant grossir dix fois. C'est ainsi, par exemple, qu'en essayant un microscope, ayant trouvé un objectif n" 5 qui donnait un grossissement de cinq cents fois à uii ou deux près avec l'oculaire micromètre qui l'accompagnait, quatre autres oculaires de ce genre m'ont offert des différences qui sont allées à donner avec ce même objectif un grossissement de 550 pour le plus fort, et de 475 pour le plus faible. -x

ART. VI. DES DIFFÉRENTS MOYENS DE MESURER j/e DIAMÈTRE

278. 11 y a plusieurs procédés qui permettent d'obtenir le diamètre absolu des objets étudiés au microscope, et tous sont à peu près également exacts; il n'y a réellement qu'à choisir entre les plus commodes et les plus rapides.

J'indiquerai en premier lieu le procédé fondé sur la connaissance du pouvoir amplifiant dès objectifs, quoique jusqu'à présent Il n ait jamais été mis en usage," parce qu'on ne connaissait pas de moyen pour obtenir exactement ce pouvoir amplifiant. C'est le plus simp e et le plus exact en même temps que le plus rapide de tous et celui qu il fput adopter en pratique.

m II consiste à substituer l'oculaire micromètre à l'oculaire servant en ce moment à l'examen d'un objet, puis à constater combien .1 faut de ses divisions pour couvrir l'image de cet objet, i.e volume de ce dernier sera exprimé par une fraction dont le nu-

mérateur est le nombre des divisions de l'oculaire micromèire.que recouvre l'image et dont le dénominaleur est le chiffre qui exprime le pouvoir amplifiant du microscope avec l'objectif employé. Pour faciliter la comparaison du volume des objets, on réduit cetlé fraction en fractions décimales.

Ainsi, par exemple, avec l'objectif n" à de l'un de mes microscopes, dont le pouvoir amplifiant est 400, l'image d'un globule de sang recouvre trois divisions du micromètre oculaire ; il égale donc 3/400" demillimètre, ou 0'"'",007. Ce procédé est très-simple; il suffit, pour l'employer, d'avoir fait d'avance une table des grossissements des objectifs du microscope, pris de la manière indiquée plus haut (pages 210-211).

280. 11 existe un autre procédé qui permet de mesurer le diamètre des corpuscules , lors même qu'on ne connaît pas le pouvoir amplifiant du système représenté par l'oculaire et l'objectif employés. Pour le mettre à exécution, on se sert de l'oculaire micromètre qui accompagne ordinairement les microscopes tels que les livrent les opticiens. 11 est composé d'un centimètre tracé sur verre et divisé en 100 parties ou* dixièmes de millimètre, qui est placé au foyer d'un oculaire faible, long de 5 centimètres, et dont le verre supérieur grossit seulement six à sept fois ; en sorte que les divisions du micromètre sont écartées l'une de l'autre de 6 à 7 dixièmes de millimètre. Du reste, le grossissement du verre supérieur est indéterminé et, par conséquent, aussi l'écarlement des divisions du micromèlre; il est inutile de le connaître; il suffit que ce soient des divisions également écartées l'une de 1 autre, peu importe de quelle quantité.

Voici comment on l'emploie : on détermine combien de divisions de cet instrument sont nécessaires pour couvrir chacun des cen- ■ tièmes de millimètre du micromètre objectif, préalablement place au foyer; et si, par exemple, il en faut trois, il devient évident que chacune d'elles vaut 1/500» de millimètre ou 1/3 de centième de millimètre, et ainsi des autres.

Miûs il est rare qu'un certain nombre des divisions du micromètre oculaire coïncident exactement avec celles du micromètre objectif, et lors môme qu'on le croit, la superposition n'est presque jamais exacte 11 faut , par conséquent, tenir compte des fractions et pour cela diviser le nombre! 00, qui est celui des divisions tolales du micromètre oculaire , par le nombre des centièmes de millimètre qu'il recouvre sur le micromètre objectif. Le chiffre obtenu in-

dique la valeur de chaque division du micromèlrc oculaire, relativement à l'objectif employé. 11 faut se faire une table de celte valeur relative des divisions du micromètre oculaire, pour tous les objectifs successivement, et on l'emploie comme on le ferait du grossissement réel des objectifs, d'après la méthode indiquée dans le paragraphe précédent; pourvu, bien enlendu, que dans la mesure du volume des corpuscules on se serve toujours du' même micromètre oculaire qui a servi à faire la table.

Ainsi, par exemple, supposons que pour l'objeclif n° 4 chaque ceulième de millimètre du micromètre objeclif recouvre trois divisions plus une fraction du micromètre oculaire. Par le procédé qui vient d'être décrit, on obtient le chiffre 357, c'est-à-dire que chaque division du micromètre oculaire vaut, avec l'objeclif n" 4 ci-dessus, 1/357^ de millimètre. Si l'on étudie le sang avec cet objectif, on trouve que chaque globule recoirvre deux divisions et demie du micromètre oculaire, soit 2,f)0/557'= de millimètre ou, en réduisant en fraction décimale, qu'il a 0'""',007.

281. On pourrait placer dans l'oculaire micromètre toute espèce de divisions qu'on voudrait^ et le résultat définitif serait toujours le même, pourvu que ces divisions fussent à une distance égale l'une de l'autre. Mais cet oculaire est toujours très-faible, son verre supérieur ne grossit guère que six ou sept fois au plus. Il en résulte un inconvénient que n'a pas l ocùlaire micromètre, dont le verre supérieur grossit dix fois, c'est que, ses divisions n'étant pas Irès-écartées l'une de l'autre, on voit difficilement si l'objet en recouvre deux, trois, etc., plus une fraction. De plus, grossissant fort peu l'objet, on ne fait pas grande attention à ces fractions, surtout quand il s'agit de corps très-petits.

Cependant, -dès qu'on n'en tient pas compte, il en résulte des erreurs qui portent sur le chiffre des millièmes, ou quatrième chiffre des fractions décimales, qui est important lorsqu'il s'agit de globules n'ayant que quelques millièmes de miHimètre de diamètre : tels sont ceux du sang, "de la lymphe, etc., et beaucoup de fibres. Il y a quelquefois une différence telle entre le chiffre obtenu pour le diamètre d'un objet, en suivant le pre- .mier procédé (§ 279) et celui indiqué par les auteurs, qu'il est à croire qu'en prenant la valeur relative des divisions du micromètre oculaire pour chaque objectif, on n'a pns tenu compte des fractions de centièmes de millimètre, d'après la méthode indiquée au paragraphe précédent.

282. On a dû remarquer que le procédé pour obtenir le diamètre des objets mici'oscopiques , décrit au g 280 , exige la' même opération préliminaire que celle qui, avec un oculaire micromètre, grossissant exactement dix fois au lieu de six ou st pt, sert à donner le pouvoir amplifiant du microscope et ensuite à calculer' le diamètre des corps étudiés.

U ne faudrait pas croire, d'après cela, que le chiffre {1/357" pour l'objectif n" 4 pris comme exemple) obtenu avec l'oculaire micromètre, grossissant six ou sept fois et qui exprime la valeur relative de chacune de ses divisions,- indique aussi le véritable grossissement de l'objectif combiné à cet oculaire faible, de la même manière que le chiffre (400 pour le môme n" 4) obtenu avec l'oculaire fort indique le pouvoir amplifiant réel (voy. p. 209 etsuiv ).

Le chiffre qu'on obtient ainsi est beaucoup plus fort (une fois et demie au moins) que le véritable pouvoir amplifiant de cette combinaison. Ce grossissement réel est 400 avec l'objectif n" 4 pris comme exemple, tandis qu'avec cet oculaire micromètre faible il n'est que de 200 fois environ.

On peut s'assurer de cela par un examen comparatif et direct du micromètre objectif ou de divers corpuscules, examen fait successivement avec les deux oculaires placés alternativement sur le même objectif. 11 est facile de reconnaître que les corps ou les divisions en centièmes du micromètre objectif sont deux fois plus larges environ avec l'oculaire micromètre, dont le verre supérieur grossit dix fois, qu'avec celui qui grossit six ou sept fois.

On voit cependant que l'opération indiquée plus haut (§ 279) donne 40J avec le premier, ce qui pst bien le grossissement réel, puisque chaque centième de millimètre est rendu égal à 4 millimètres, et elle donne néanmoins le chiffre voisin et comparativement énorme de 357 avec l'oculaire le plus faible.

On pourra encore constater que le volume des objets ou 1 ecartement des divisions du micromètre objectif, vus avec l'objectif n» 5 et l'oculaire faible, ne sont pas plus grands qu'avec un objeclil faible comme le n» 2, qui, avec l'ocUlaire micromètre grossissant dix fois, donne un grossissement exact de 200 diamètres.

Ce crenre de comparaison fait avec soin est susceptible de beaucoup de précision et donne des résultats analogues avec tous les objectifs pris l'un après l'autre comme exemple. . , , ,

Ces différences reconnaissent pour cause la longueur du tube des divers oculaires micrométrcs,dont le plus faiblcétant très-long reçoit

sur son verre de champ les faisceaux qui doivent former l'image avant qu'ils aient beaucoup divergé (v. p. 125 et 197). Dans l'oculaire micromètre fort dont le tube est bien plus court, les rayons beaucoup plus divergents vont former une image plus grande au foyer de son verre oculaire que dans l'autre. Il en résulte que la variation d'élendue à laquelle l'image du micromètre objectif est soumise par le verre de champ n'est pas proportionnelle à celle du micromètre oculaire qui est grandi six ou sept fois dans un cas, et dix dans l'autre. En conséquence, le quotient de la division du terme 100 (nombre des divisions du micromètre oculaire) par un chiffre variable (tiré du nombre qu'il recouvre des divisions du micromètre objectif] qui a varié de grandeur proportionnellement au premier, doit présenter des différences qui sont considérables, comme on le voit.

Malgré cela, on obtient le même chiffre pour le diamètre des objets on suivant l'une ou l'autre méthode, sauf les erreurs dont est surtout susceptible la dernière ; dans celle-ci, en effet, l'objet à mesurer ne faisant que remplacer le micromètre objectif, il se trouve soumis à la même cause de variation que lui, puisque son image est reçue par le même oculaire micromètre, dont la longueur différente de l'un à l'autre est cause unique des différences indiquées ci-dessus.

Quant au verre oculaire supérieur, son influence est nulle,' puisqu'il grandit en même temps et l'image qui est concentrée à son foyer par le verre de champ et le micromètre placé à ce même foyer.

283. 11 y a encore plusieurs autres manières de prendre le diamètre des objets qu'il suffira de mentionner, car elles sont bien moins faciles à employer, et il en a été nécessairement question à propos du grossissement du microscope. Tel est le procédé de Hooker mentionné plus haut (p. 203 à 204).

On peut aussi prendre avec un compas le diamèire des images données par la chambre claire et diviser ce nombre par celui qui a été obtenu préalablement comme indiquant le pouvoir amplifiant du microscope, d'après le procédé de la chambre claire décrit précédemment (page 205). Quoique nous ayons reconnu que ce chiffre est beaucoup trop fort, l'objet étant grandi en môme proportion le résultat pourrait être exact s'il n'y avait beaucoup de causes d erreurs dues à la difficulté de toujours mesurer l'image de 1 objet a la môme di.slance de la chambre claire, c'esl-à-dire à 1 endroit ou primitivement avaient été déterminées les divisions du

micromètre objectif pour obtenir le prétendu pouvoir au.plifiant. Ce procédé, du reste, est moins facile à employer que les précédents.

11 faut rejeter aussi comme moins commodes et plus longues, et prol)ablemenl plus inexactes que les métbodes indiquées plus haut, celles qui consistent à comparer les objets à des grams de poussière, des fils de soie tirés du cocon, des fils métalliques, etc., comme le- faisaient Leuwenhoeck, Jurine, etc. ; fils dont le diamètre était pris d'avance, et qu'on plaçait dans la préparation, h côté des objets dont on voulait mesurer l'épaisseur.

Nous ne mentionnerons de nouveau que pour mémoire la mesure des objets à l'aide d'oculaires portant deux pointes mises en mouvement par des vis micrométriques, et placées au loyer du verre

supérieur de l'oculaire. ■

11 en est de même pour les vis micromélriques adaptées a la pialine du microscope, et faisant marcher le porte-objet ; de telle sorte nue le nombre des tours du pignon de la vis indique en fractions c e millimètre le diamètre du corps étudié, qui a préalablement ete placé de manière qu'un des bords de son image soit au contactd un fil de soie situé au foyer du verre supérieur de l'oculaire, et sous lequel on fait passer l'objet tout entier à l'aide des mouvements circulaires imprimés au pignon.

Toùs ces appareils sont loin d'être aussi précis que les autres; Us sont, en outre, coûteux, difUcile. à employer, et les vis se détériorent très-facilement. Ce sont des instruments de curiosité, mais à peu près inapplicables en pratique. , , • u , i

■ 284 Notons enfin que beaucoup d'observateurs, depuis Herlel, en 1716 jusqu'à Le Baillif, en 1820, mesuraient les corpuscules sous le microscope à l'aide de micromètres faisant fonction de porte-objets, à lignes parallèles, se coupant ou non à angle droit^ Supposons l'un d'eux divisé en 100^-" de millimètres. On comprend aisément qu'un objet qui occupe deux de ces intervalles a une largeur de V,oo"% tandis qu'un autre, qui en remplit 5, a une dimension de ^/mn"' de millimètre. - ■ ., j Ouelque avantageuse que puisse d'abord paraître cette méthode elle présente de grands inconvénients, de sorte qu on ne s en serf plus aujourd'hui D'abord, la petitesse d'une foule d'obje.s exige l'emploi de micromètres à divisions très-fines, et cliers par consent. Fnsuite, le nettoiement les altère et les use vite. En outre, , et c'est là un fait plus important, les obje.s que l'on veut mesurer

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