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POUVOIR DISPEHSIF DES OBJETS MICROSCOPIQUES

tant net, est pâle, peu tranché sous le microscope, si on les examine avant qu'ils soient dissous, dans l'essence de térébenthine dont le pouvoir réfringent est de 1,522 (ou même dans l'alcool dont le pouvoir réfringent est 1,012), c'est-à-dire peu différent de celui de ces composés. C'est encore ce qui fait que les fragments de verre, même globuleux, dont le pouvoir réfringent est de 0,555 à 0,754, offrent toujours un contour net peu foncé sous le microscope, tant dans l'acide sulfurique dont le pouvoir réfringent est de 0,612, que dans l'eau (0,785).

Du pouvoir dispersif des objets placés sous le microscope.

562. Disons ici quelques mots d'un sujet dans lequel il ne s'agit plus d'examiner comparativement l'indice de réfraction des objets à étudier et celui du liquide dans lequel on les place; or nous savons que la différence de ces indices représente la condition essentielle de la visibilité des corps transparents incolores, et qu'elle formule, si l'on peut dire ainsi, l'influence décelante du réactif, qui danscè cas, est représenté par la lumière. Dans ce sujet, il s'agit de modifications que certains des corps observés font subir à la lumière à l'exclusion de tels ou tels autres corpuscules, et qui fournissent ainsi un caractère distinctif entre les premiers et les seconds, à la manière de ce que font les réactifs en ce qui regarde les composés qu'ils attaquent et ceux qu'ils n'attaquent pas.

En général, bien que cela ne soit pas absolu, une grande puissance réfractive est accompagnée d'un pouvoir dispersif énergique • c'est-à-dire que les corps gras, par exemple, le diamant, les'issen' ces, les parties pileuses et cornées, etc., en réfractant fortement la lumière écartent davantage ses divers" rayons composants violets, indigo bleus, etc., que ne le font les corps albuminoïdes qui ont un faible indice de réfraction. De là les teintes irisées que présentent ces corpuscules vus par lumière transmise et réfractée sous le microscope , jusqu'à séparation en spectre des rayons compris entre le violet el lerouge ; rayons qui, toujours rangés dans le même ordre n occupent pas cependant des longueurs proportionnelles

s.f a un haut degré offrent des contours peu nets, élargis, irisée

eauln" d ""'-f " T "^"''^ ^'^"'^ ' "^^'^^^'^ réfracti^ndii '31.1 T'r' ^«"^'^---ont à ce que l'on ^

u 1 neu e ' ^"-^uer cet aspect aux objectifs ou à la source

m POUVOIR DISPERSIF DES OBJETS MICROSCOPIQUES.

Ce phônomône se trouve, comme on le voit, lié avec les grandeurs de-s indices de réfraction correspondants à chaque ^«u eur Si Ion prend la différence de ces indices entre le violet et e rouge, on aura la valeur de l'intensité de la dispersion de la substance est d'autant plus dispersive,<i^ pour el e ^d ffe ence est plus grande ; ainsi, 1,550 étant l'u.hce c e -r-c du ^^^^^^ ron^e con^espondant à la raie & du spectre de 1 eau, c 1,544 celm du on violet raie /.), le nombre 0,014 exprime la d^spe-on de h lumière comprise entre la 1^» et la 7^ raie, comme 0,02o exprime la dispersion que canse l'essence de têrébenlhuie. .

565. Le tableau de la page 267 , emprunte a la traduction française ànTraitédela lumière de W. Herschel ^^^^ ^«oo, in^, t lfp.277 et suivantes), met en -regard les nombres qui expnment: 1» les indices de réfraction; 2» les pouvoirs réfringents t 5" les pouvoirs dispersifs de ceux des corps sur lesquels on a déterminés, et que les micrographes V^-^^^''^^;"^'^^^^^^^^^^

Les nombres qui concernent la glycérine, le snlfure de ca, on , la cornée el le cristallin sont les seuls qui viennent daut.cs

"rtbleau résume outre les données précédente. U m^^^^^^^ entre autre choses, que l'eau, l'éther, le blanc d œuf, humeur aaueu e sont de ces substances celles qui la moindre d - ;Sn,'etle diamant,..^

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l ces divers points de vue, le tableau suu^nt ment d t e j^.s Ue.

364. Il faut encore rappeler ici que lorsqu il- s agit d obsenei sous le microscope des corpuscules opaq- com- l^e^^^^^^^^^^^^^ de charbon et de poussières métalliques, il n y a ^ans^le à tenir compte, au point de vue P^^^I'^^'^^^ton dTs propriétés cpies du véhicule dans leque^ s ^J^^^^Z^l,',^^. précédentes des corps. En effet, aloi e ve ïa lumière transmise par le miroir, et ^[^^^^ ll^^^^^^^ j

valeur que l'ombre de l'objet «'^««^^^^"X .ut e sent le premier, tandis que celui-ci arrête les aut. es^

Au contraire, dés que les objets ' ^ pUè-

:noins translucides, il y a bien toujours a ten^r ^ P.^^^ nomène de dispersion, mais il '^'«^ P^-/'" j. " ^ traverse

de la lumière projetée au-desso.i. ^^^^P ^J^Xn .r nature in- (de B en R), et ils la réfractent plus ou moins, selon

POUVOIU DISPERSIF DES OBJETS MICROSCOPIQUES. 265

time, graisseuse, albumiiioïde, etc. Ces corpuscules jouent, par rapport à cette lumière (B), le rôle de prisme ou de lentille, selon leur forme; prismes ou lentilles indépendants des lentilles objectives et oculaires, et non achromatisés comme celles-ci. Cette lumière dispersée se joint à leur ombre, si l'on peut dire ainsi, et l'accompagne dans les réfractions successives subies au travers de IJobjectil et de l'oculaire, aussi bien que la lumière qui n'a fait que traverser les lames de verre et le véhicule dans lequel sont les objets préparés.

Fig. 96.

pour former image avec elle et venir se joindre sur la rétine. Le corpuscule semi-lenticulaire très-réfringent EBD, par exemple, viendra concentrer, sous forme de point brillant et lumineux, enire FV, les rayons qu'il réfracte (voy. page 96). Mais en réfractant la lumière, il en écarte ou disperse les diverses sortes de rayons" {Er ; En;; Eî;; Dr'; Dr?;'; etc.), et donne lieu à la formationd'nn speetrecoloré au même titre que tout autre prisme on lentille composés par une •matière très-dispersive. Ce spectre reçu sur la rétine en vv, ou encore par un objectif qui le grossit, et observé dans la direction BR, circonscrit toujours le point lumineux auquel, entre F et Y, a donné lieu la concentration des rayons réfractés par le même corpuscule EBD et réunis à son foyer F. '

365. Quand, sous le microscope, les corpuscules, graisseux ou autres, réfractent la lumière et la dispersent au point qu'un spectre soit réellement formé, celui-ci est grandi comme l'image même de

206 rOUYOlR DISPERSIF DES OBJETS MICROSCOPIQUES.

l'Objet à laquelle il se superpose, et dont, en outre, il dépasse nécessairement le contour. Notons que cet écartemenl des divers rayons colorés est, dès l'inslantoù il a lien, lavonsé par ce fait que c'est un peu au delà du foyer réel de l'objectif que les corpuscules à examiner doivent être placés pour que les rayons qui en partent et arrivent à l'objectif s'entre-croisent au-dessus de celui-ci. Si le corpuscule est lui-même coloré, sa couleur se combine a celles du spectre. Si la source lumineuse est colorée, comme 1 est, par exemple, la lumière jaune des lampes à buile par rapport a la lumière réfléchie par des nuages blancs, les couleurs de a portion du spectre qui déborde le contour de l'image de 1 objet se combinent à cette lumière. ' .

On voit donc, dès à présent, pourquoi tous les corpuscules qui réfractent fortement la lumière, comme les corps gras, le camphre, les résines, les carbonates, etc., ont un contour irise, et pourquoi ce contour' et leur coloration propre varient de largeur et de teinte avec la nature de la lumière employée. Nous voyons en même temps pourquoi les corps albuminoïdes tous doués d'un indice de refraction p" élevé et'd'un pouvoir dispersif très-faible ont sous le mirsc^ope un contour pâle, mais net. Ajoutons que les phenomen ci-dessus, qui ne s'observent que sur les corps doues d un pouvoir 1 sn^s f considérable, et ordinairement d'un grand pouvoir refnn- S c existent avec une image de ces objets qui est brillante au ceut' et au contraire, à contour large et foncé. La présence de :^;i.c; est due au fort pouvoir réfringent mais ncm P^-^ dispersive des corpuscules. Le centre bril ant ^ ^ ? ^^^^^^^^^^ rnvmis crue réfractent le cylindre ou la lentille E B D, lepiesentes ;r es ^Vuscules doués'd'un g..and indice de réfraction, rayons réunis au foyer de ces corps réfringents à -u'face com^e^

Le contouî Foncé est dû à ce ^^^^'''.^^'"^'''^''^l''^^^^^^^ portions du cvlindre ou de la lentille microscopique se reun.ssen en pnrtL au fi er précédent, et sont en partie renvoyés au dedans X du milieu plus réfringent (représenté par le corpi.cufo au rLn sortir ; ceux-1. par conséquent ^^^^f j: l'observateur, d'où résuUc. que ^ ^J^^^^^^ pendant par celte portion de 1 image , pai suill eu )j „pnnhôque la lumière qui traverse sans déviation le - ^ îique ébranle au contraire vivement celte membrane aulou. partie précèdenlo, qui reste relativement en repos.

Table des indices de réfraction , dos pouvoirs réfringents et dispersifs dont l'emploi du microscope peut exicjer la connaissance.

Vide

Air

Acifle carbonique

Glace

Eau

Salive et mucus

lîau de mer

Crislallin

Cornée

Acide acétique

Colle (le poisson

Sang luimain

El lier

Blanc d'oeuf.

Alcool à 0,86

Alcool rectifié

Solution saturée de sel marin.

Acide chlorhydrique concentré

Acide azotique *. .

Solution de potasse

Jaune d'oeuf

Acide sulfurique

Suif fondu

Cire fondue

lîssence de lavande

Essence de bergamotte. . ..

Essence de limon

Huile de pavot

lluile d'olives

Beurre froid

Huile de navette

Huiled amandes et de baleine .

Essence de térébenthine rect..

— — commune.

Huile de lin

Huile de noix

Suif froid

Cire froide

Naphie '. .

Glycérine

Gomme arabique

Camphre

Crown-glass divers

Verres ordinaires divers. . ..

Empois séché

Epiderme humain. . . . .' . .

Gomme adragante

Gomme-laque

Essence de sassafras. . . . ..

Térébenthine ou baume liu Oanaila".

Baume de Judée

Sucre blanc . . .

Colophane '.. ..

Sel gemme '. . .

Essence d'anis ' ' ]

Sulfate de baryle ] '

Ambre

Copal \

Térébenthine

Nacre do perle

Spath Islande, rainu orlinaire.. . .

— — rajon eilraordiiiairc. .

Carbonate de chau.x, réfrac, miiim. .

Cristal do roche

Corne

Flint-glass

Huile ou essence de cassia . ., Chlorhydrate d'ammoniaque. .

Sulfni'e de carbone

Oi.imant ',

Chrnmate de plomb

INnlCKS DE nÉFIlACrlON

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